
Le secret de la famille - Tome I
Chapitre 2
Elle part s’asseoir à côté de lui, ferme les yeux et entend ce merveilleux chant, tout comme l’a dit Jupiter. Mais à force d’écouter ces petits bruits, elle tombe dans son sommeil. À son réveil, Julien n’était plus là et la cloche avait déjà sonné. Catastrophe ! En plus, elle était perdue. Elle a commencé à chercher sa classe mais dans cet immense lycée, elle en était incapable. En courant partout, elle aperçoit quelqu’un.
— Excusez-moi ! Excusez-moi de vous déranger, j’ai besoin d’aide. Je cherche la salle deux cent vingt-six c’est écrit ici bâtiment C, lorsque je suis allée, il n’y avait pas le nombre deux cent vingt-six.
— Ah ! Je vois, tu es nouvelle.
— Oui !
— Il fallait le dire bien avant, viens avec moi je vais tout t’expliquer.
— Mais où on va ?
— Je vais te faire visiter le lycée.
— Hein ! Mais je n’ai pas le temps de visiter le lycée, il faut que j’aille en cours.
— Comme tu l’as dit, on n’a plus le temps pour aller en cours. Et puis tu as deux heures de permanence. Alors il faut profiter de ces trois heures pour te dire des choses que tu ne sais pas. Bien sûr, on ne peut pas le visiter pendant ces trois heures. Moi c’est Noémie Bernard et toi ?
— Moi c’est Soy Guillaume.
— Alors Micky, est ta cousine ?
— Non, c’est ma sœur.
— Ta sœur ? Tout le monde dit qu’elle est fille unique, comment ça se peut ?
— C’est une longue histoire, mais on n’est pas là pour parler de ma famille. Je me demande comment vous faites pour ne pas vous perdre dans ce lycée. C’est le plus grand lycée que je n’ai jamais vu de toute ma vie.
— C’est normal, en mille sept cent vingt-six c’était une prison. On raconte qu’aucun prisonnier n’est arrivé à s’évader. Cette prison a été créée par l’arrière-arrière-grand-père de monsieur Jupiter. On dit aussi qu’en mille huit cent quarante-neuf, monsieur Jupiter a disparu avec tous les prisonniers d’un coup, il y avait environ neuf millions.
— Jupiter Edward ?
Je m’appelle Julien Jupiter, pense-t-elle. Mais oui, cet homme alors, il est de la même famille que monsieur le Proviseur,pense-t-elle à haute voix.
— Eh oh ! Ici la terre, dit Noémie.
— Pardon, comment tu sais tout ça ?
— J’ai fait des recherches.
— C’est vrai qu’il y a des endroits où personne n’a jamais mis les pieds.
— Oui, c’est ce qu’on dit. J’ai intégré ce lycée car plus tard, je veux être journaliste et un jour je découvrirai le secret de ce lycée. Et toi, c’est quoi ton rêve ?
— Mon rêve ? Je veux être chanteuse, je veux que les gens n’oublient jamais Nina Silvère.
— Pourquoi ?
— Parce que c’est… Avant je portais le nom de Silvère. Nina était ma tante, elle me chantait toujours ses chansons. On ne peut pas vraiment dire qu’elle me les chantait, puisque je l’écoutais à travers une vieille cassette. Mais je veux t’aider. Je veux t’aider à trouver le secret.
— Soy ! Soyons amies.
— Mais on se connaît à peine.
— C’est pour cela, et en plus tu as besoin de moi pour aller en cours.
— Pourquoi dis-tu ça ?
— On est dans la même classe.
— C’est pour ça que tu connais mon emploi du temps. En fait, Noémie, quel secret veux-tu savoir ?
— Ne me dis pas que tu veux m’aider sans même savoir ce que je veux découvrir.
— Oui !
— Tu es vraiment bizarre.
— Je te signale que c’est toi qui as changé de sujet en me demandant ce que je veux faire plus tard.
— Je… Je veux découvrir ce que sont devenus les prisonniers et aussi monsieur Jupiter, l’arrière-arrière-grand-père d’Edward Jupiter. Tu sais Soy, parfois je me sens comme si j’étais allé vers le passé de ce lycée, quand ce n’était qu’une prison. Je me sens comme si j’étais une prisonnière dans cette immense prison et qu’il n’y avait aucune échappatoire.
— Noémie, est-ce que tu vas bien ?
— Oui, pourquoi ?
— Parce que…
— J’ai tellement faim, soupira-t-elle, et si nous allions manger ?
— Hé ! Mais je n’ai pas faim.
Elles font la queue pour acheter des sandwichs. Lorsqu’elles ont acheté les sandwichs, elles marchent dans la cour du lycée jusqu’à un banc en bois et s’asseyent pour manger tranquillement. Soy regarde attentivement Noémie en pensant à ce qu’elle avait dit tout à l’heure.
Qu’est-ce qui lui a pris de dire toutes ces choses tout d’un coup sur elle ? En plus, elle connaît beaucoup de choses sur la famille Jupiter pour quelqu’un qui a fait juste des recherches. Peut-être qu’elle connaît Julien. Ha ! Julien… attend ! Pourquoi je pense à lui ?pense Soy en mangeant vite son sandwich sans s’en rendre compte.
— Soy ! tu vas bien ?
— Oui, je vais bien, pourquoi cette question ?
— Je ne sais pas, tu peux au moins manger doucement !
— Ce sandwich est vraiment délicieux. Et moi qui ne voulais pas venir manger, j’imagine ce que j’allais rater, rit-elle. Et toi, Noémie, tu es sûre que tu vas bien ? Noémie ! Noémie !
— Je vais bien. Désolée, j’étais perdue dans mes pensées.
Elle était perdue dans ses pensées, donc elle n’a rien entendu de ce que je lui ai dit ?
— Est-ce que tu connais Julien ?
— Julien Jupiter ? Oui, je le connais, tu veux avoir des informations sur lui car…
— Regardez qui va là, les interrompt un groupe de filles.
— Micky, qu’est-ce que tu fais ici ? questionne Noémie.
— Noémie, je vois que tu te portes bien pour une prisonnière, dit Micky.
— Qu’est-ce que tu racontes, Micky ?
— La ferme, je ne parle pas avec les étrangers.
— Comment tu peux parler ainsi à ta grande sœur, petite insolente ? D’ailleurs, on ne vous a pas dit que les déchets ne doivent pas traîner dans notre cour ? On ne veut pas que vous salissiez ici. (Cet établissement est à la fois public et privé. Les élèves qui sont intégrés dans l’établissement public n’ont pas le droit de fréquenter l’établissement privé même s’ils ont la possibilité de rentrer facilement. Micky est dans l’établissement public par rapport à Soy et Noémie qui sont dans le privé.)
— On voulait juste dire bonjour à notre ancienne amie, s’exclama Victoria.
— Partez d’ici ! dit Noémie.
— De toute façon, on n’allait pas rester ! disent les filles.
— Sache que nous aussi. Allons-y, Soy !
Elle s’apprête à partir et la cloche sonne.
— On voit que vous êtes déjà copines, dit Palouma
— Qu’est-ce qu’il y a, ça te dérange ? Ou tu es jalouse ? répond Noémie.
— On me le disait mais je ne croyais pas. C’est vrai qu’il y a que les traînées qui se comprennent, ricanaient les filles.
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