
Le retour inattendu de mon ex-femme
Chapitre 3
Comment réagir après tant de temps, elle était là devant lui après tout ce temps. Il ne pouvait pas nier ce sentiment qui l'habitait toujours malgré ses nombreuses luttes pour l'oublier, elle avait encore embelli et pris des rondeurs, ce qui la rendait encore plus parfaite au physique, il voulait l'attirer dans ses bras et la serrer tellement fort pour tout ce temps passé éloigné l'un de l'autre mais jamais il n'avait oublié ce qu'elle lui avait fait. Une femme à qui il avait tout donné, de l'amour, de l'attention, de l'affection, du matériel et qu'il avait même quitté sa vie au sein de la mafia pour elle mais visiblement, elle semblait ne point être satisfaite.
Il avait fait l'erreur quelques jours plus tôt, après son envie de la regarder avec tendresse mais lorsque les images de cette nuit lui revinrent à l'esprit, il ne put sentir que du dégoût à son égard. Il était condamné à devoir la voir chaque jour après les supplications du père Gérémia mais sans lui, jamais il ne lui aurait accordé ce poste.
Elle était là, en face de lui la tête baissée et il savait très bien qu'elle était à deux doigts de pleurer mais cela lui importait peu. Il n'aimait pas la voir aussi faible mais là à cet instant, il s'en fichait royalement d'elle et de ses ressentis. D'un mouvement rapide, il contourna son bureau et alla lui agripper sans aucune douceur les bras. Un cri de douleur ne put s'empêcher de sortir de ses douces lèvres qui sans le nier, Arturo se retenait très fortement pour ne pas les capturer avec le siennes.
- Le... Le père Gérémia... Avait-elle tenté.
- oui a plaider pour ta petite personne qui d'après lui reste inoffensive. Ah les femmes, vous ne cesserez jamais de m'étonner. Jamais je n'aurais imaginé que tu aies encore une once de courage de te pointer ici mais là, J'avais tort. Tu es bien là ma petite princesse, tu es là, devant moi, sans aucune gêne après ce que tu m'as fait. Y a-t-il un mot supérieur au courage pour qualifier cela? Oui je pense, tu as du cran Cam, oui tu en as madame.
-je... Je ne...
- tu quoi? Je te hais t'entends? Je te hais comme on a jamais haï personne, tu me dégoûte plus que tout le sais-tu ? Non. Je te laisse ce poste juste pour le père Gérémia car je ne comprends même pas comment est-ce qu'une femme comme toi a encore besoin du travail.
Ne pouvant supporter ces accusations de nouveau, elle décida de s'en aller toute convaincue que le fait de s'être aventurée dans cet espace n'était qu'une erreur. Elle savait bien que sa réaction ne pouvait être autre que celle qu'il avait eu à son égard. Même malgré les Années passées, rien n'avait changé pour eux deux. Elle avait encore des sentiments pour lui et lui, il la détestait encore plus. Une chose qu'elle ne pouvait plus changer.
Actionnant ses pas, elle arriva très vite dans le couloir sans manquer de tomber sur une dernière personne à laquelle jamais elle ne se serait attendue de voir mais heureusement que l'ascenseur était déjà ouvert, elle s'y engouffrait attendent patiemment qu'il commence à déscendre.
Une fois au rez de chaussée, elle ne regarda pas par où elle allait, tout ce qu'elle voulait c'était fuir pour toujours cet endroit qui jamais ne serait plus chaleureux comme à ses débuts de travail lorsqu'elle s'y rendait. Aucune distance n'existait entre l'amour et la haine avait-elle compris. Cela avait l'impression d'être un seul mot déguisé, et qu'il fallait juste une tierce pour que les masques tombent afin que le vrai visage ne se présente. Ils s'aimaient si fort mais à ce jours datant de trois ans, elle l'aimait toujours pourtant lui non.
Auteure : Fayole Goumgang Wamba.
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