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Couverture du roman Le Prix de sa Générosité Forcée

Le Prix de sa Générosité Forcée

À Paris, Marc célèbre sa prime de 10 000 euros. Mais chez Cartier, le rêve s'effondre : il exige que je paie une parure coûteuse pour sa mère, prétextant un prêt soudain. Sylvie, une amie de Marc que je découvre à peine, surgit pour m'insulter et exiger mon obéissance. Trahie par l'avarice et les secrets de mon compagnon, je refuse de céder. Ce « non » marque la fin de notre histoire et le début de ma vengeance méthodique face à leurs étranges manipulations.
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Chapitre 3

Le visage de Sylvie était tordu par un mépris à peine déguisé. Les murmures des autres clients me parvenaient comme un bruit de fond désagréable. J'ai senti la colère monter en moi, une colère froide et claire.

J'ai regardé Marc droit dans les yeux.

« Non. »

Le mot est sorti, sec et définitif.

Puis, j'ai regardé Sylvie.

« Et vous, madame, je ne vous permets pas de vous immiscer dans ma vie privée. »

Sans un regard de plus pour eux, j'ai tourné les talons et j'ai quitté la boutique. Le froid de la rue m'a saisie, mais c'était un soulagement comparé à l'atmosphère glaciale de la bijouterie.

J'ai marché sans but, le cœur battant à tout rompre. J'ai sorti mon téléphone et je l'ai éteint. Je ne voulais pas de ses appels, de ses messages, de ses fausses excuses.

J'ai pris un taxi.

« Avenue Foch, s'il vous plaît. »

Le chauffeur m'a regardée dans le rétroviseur, sans doute surpris. L'avenue Foch n'était pas un quartier pour une jeune femme habillée simplement comme moi. Mais c'était là que j'avais grandi. C'était là que se trouvait mon refuge.

L'hôtel particulier de mes parents était immense, silencieux et imposant. J'ai sonné. C'est ma mère qui m'a ouvert. En voyant mon visage, elle a tout de suite compris.

« Qu'est-ce qu'il a encore fait ? »

Je me suis effondrée en larmes dans ses bras. Nous nous sommes assises dans le grand salon, devant la cheminée. Je lui ai tout raconté, l'histoire des bijoux, la demande de Marc, l'humiliation publique par Sylvie.

Ma mère a écouté patiemment, son visage devenant de plus en plus sévère. Quand j'ai eu fini, elle a pris ma main.

« Léa, ma chérie. Je te l'ai dit depuis le début. Cet homme n'est pas pour toi. Il ne t'aime pas, il aime ce qu'il pense pouvoir obtenir de toi. Tu es généreuse et tu crois que tout le monde l'est aussi, mais ce n'est pas le cas. Il faut que tu le quittes. »

Elle avait raison. Je le savais. Mais c'était difficile d'admettre que j'avais été si aveugle pendant trois ans.

« Je ne comprends pas, maman. Pourquoi ? Pourquoi faire tout ça ? »

« Parce qu'il est cupide, Léa. Et parce qu'il te croit aussi modeste que lui. Il ne sait rien de nous, n'est-ce pas ? »

C'était vrai. Marc ne savait rien de ma véritable identité. Pour lui, j'étais Léa, une simple employée dans une grande entreprise. Il ne savait pas que mon nom de famille était Dupont, l'un des noms les plus importants de l'immobilier parisien. Il ne savait pas que l'immeuble de bureaux où nous travaillions tous les deux appartenait à mon père. Il ne savait pas que l'appartement dans lequel nous vivions était ma propriété.

J'avais voulu garder ce secret. Je voulais trouver quelqu'un qui m'aimerait pour moi, pas pour l'argent de ma famille. J'avais cru que Marc était cet homme. Quelle idiote j'avais été.

Malgré la douleur et la colère, une partie de moi se souvenait des bons moments. De nos rires, de nos voyages, des soirées passées à refaire le monde. Est-ce que tout cela n'avait été qu'un mensonge ? Mon cœur refusait de l'accepter complètement. Une petite voix en moi me disait de lui donner une dernière chance, de comprendre.

Le soir, j'ai rallumé mon téléphone. Il y avait des dizaines de messages de Marc.

« Léa, je suis désolé. Je n'aurais jamais dû te mettre dans cette situation. »

« Sylvie est une vieille amie de la famille, elle ne voulait pas être méchante. »

« Je t'aime plus que tout. Pardonne-moi. »

Puis, une notification de ma banque est apparue. Un virement de 200 euros de la part de Marc Dubois. Le message disait : « Pour me faire pardonner. Je sais que ce n'est pas grand-chose, mais c'est tout ce que j'ai pour l'instant. »

Deux cents euros. C'était presque une insulte après m'avoir demandé dix mille. Mais c'était aussi une preuve de sa prétendue bonne foi.

Le dernier message était une invitation.

« S'il te plaît, viens passer les fêtes de fin d'année chez mes parents. Laisse-moi te prouver que notre amour est réel. Laisse-moi me racheter. »

Contre l'avis de ma mère, contre ma propre raison, j'ai senti une lueur d'espoir. Peut-être que j'avais surréagi. Peut-être qu'il était juste maladroit et sous pression de sa famille.

J'ai accepté. Ce serait sa dernière chance.

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