
Le patron de mon cœur
Chapitre 2
Le lendemain.
Je descends les escaliers pour aller dans mon bureau, je sursaute en entendant la voix rauque d'un homme.
"Bonjour belle madame."
Vladimir Castro. Comment est-il entré ici ? Je lui fais un faible sourire.
"Oh, bonjour comment vous allez monsieur Castro ?"
"Parfaitement bien, la raison de ma visite c'est que...aujourd'hui je vais retourner à Boston et je me suis dit que je pourrais vous voir une dernière fois."
"Merci, vous êtes très gentil."
Dylan descend à son tour.
"Bonjour." dit-il.
Il s'approche de moi et me prend par la taille.
"Mon amour, je crois que tu connais monsieur Vladimir Castro non ?" lui dis-je.
"Bien sûr, comment allez-vous ?"
"Bien. Je suis juste venu dire au revoir à votre femme."
"Ah oui ? Personnellement ?"
Dylan est complètement jaloux de Castro. Moi, je ne voix pas ce qu'il a fait de déplacé.
"Oui, je n'ai pas pu m'empêcher de venir la saluer en personne."
"Castro ! En personne chez moi?" s'écrit mon père.
Ils s'embrassent.
"Quel plaisir de vous revoir."
"Je pars demain, je viens juste vous dire au revoir"
"Ah bon, déjà ?"
"Oui j'ai un projet à terminer. J'y vais, on se voit bientôt."
"Merci pour votre aide."
"De rien."
Ils se font une accolade et monsieur Castro s'en va, mais il se retourne en souriant.
"J'espère encore vous revoir belle madame."
"Moi aussi." lui dis-je.
Reina vient lui ouvrir la porte et la ferme dès que monsieur Castro sort de la maison. Dylan lâche ma taille et va à côté de mon père.
"Cette visite...je ne la sens pas du tout."
"Arrête de te faire des films, il est venu nous dire au revoir, où est le problème ?"
"Non il est venu TE dire au revoir, si je n'étais pas là il t'aurait sorti des compliments et je ne sais quoi d'autres."
"Moi plutôt d'accord avec Dylan." lance mon père.
Je le regarde en fonçant les sourcils. Mais ils sont deux contre moi ou quoi ? Avant papa était très content de le voir.
"Je n'aime pas qu'il t'appelle belle madame, il sait que tu es mariée alors il doit garder ces compliments et garder de la distance." dit papa en voyant le regard que je lui lance.
"Il me trouve belle c'est tout !"
"Oui, tu es très belle, mais je sens qu'il a quelque chose derrière la tête chérie, tu dois faire attention."
"Dylan, tu exagères un peu de ne pas lui faire confiance dès le premier jour."
"Je sais..." en s'approchant de moi. "Je dois te faire plus confiance. Tu sais que je t'aime et je ne veux pas me séparer de toi."
Il me donne un bisou.
"Mélissa va venir nous rendre visite avec son fils." lui dis-je.
"Dommage je ne serai pas là pour l'accueillir, j'ai un contrat très important avec notre nouvel associé."
"Tu reviens quand ?"
"Demain."
"Vas-y alors, rentre vite notre fille a besoin de nous, dernièrement on n'a plus de temps pour elle."
On n'a plus de temps pour Abbygail alors il est nécessaire qu'on lui donne l'amour qu'elle mérite.
"Je vais aller la voir."
"Je viens avec toi."
Je le suis jusqu'à la chambre d'Abbygail, elle dort encore et il est presque huit heure, elle doit aller à l'école. On arrive dans sa chambre qui est décorée en rose comme une chambre de princesse.
Elle dort comme la princesse qu'elle est. Dylan, s'assoit sur son lit suivit de moi, il caresse son visage avec douceur, elle se réveille doucement.
"Bien dormi princesse ?"
"Moui." Dit-elle. "Maman, papa, je ne veux pas aller à l'école."
"Pourquoi ma chérie ? Tu dois y aller pour être la fille la plus intelligente de l'école." dit-il.
"Mais je veux rester avec vous."
"Je te le promets quand je reviendrai demain on jouera ensemble avec Yogi."
Yogi est le nom de sa peluche.
"Tu me le promets ?"
"Bien sûr, allez viens, vas dire à Reina de te doucher."
Elle se lève et fait un bisou à Dylan et me donne un grand bisou sur la joue avant de courir et sortir de sa chambre. Dylan se lève et m'embrasse sur les lèvres.
"J'y vais."
"On se voit demain." lui dis-je.
Après quelques minutes, Dylan sort de la maison pour se rendre à l'aéroport. J'ai une visite aujourd'hui, mon amie Mélissa va venir me voir avec son fils, demain on ira ensemble à la montage de mon nouvel album à Washington.
Quelques heures après que ma fille soit partie à l'école, je m'assois sur le sofa et j'entends qu'on sonne à la porte, c'est peut-être Mélissa. Reina est partie ouvrir la porte et la voilà.
"Mélissa !"
Je me lève du sofa pour l'embrasser.
"Abby mon amie."
"Ça fait combien de temps ?"
"Quatre mois plus ou moins." faisant semblant de réfléchir en souriant.
"Quatre mois ? J'ai l'impression que c'est une éternité que je ne t'ai pas vue"
Son fils vient derrière elle, je l'embrasse aussi.
"Junior."
Je me sépare de lui, au passage il est très beau de jour en jour.
"Asseyez-vous s'il vous plaît."
"Ta maison est vraiment magnifique."
"Ah merci. Vous voulez quelque chose à boire ?"
"Du limon." me répond t-elle.
"Reina !" elle vient dès que je l'appelle. "Apporte deux verres de limon s'il te plaît."
Elle hoche la tête avant de s'éclipser. Je pose mon regard sur Junior.
"Junior, mais tu es encore plus beau qu'avant."
"Il fait de son mieux pour être beau mon petit garçon." dit Mélissa en lui caressant la joue.
"Bon, et comment ça va avec ton travail ?" demandé-je à Mélissa.
"Être journaliste est la meilleure décision que j'ai pu prendre, je suis fière de mon travail."
"Pour ma part c'est toujours pareil."
"Tes fans..."
"Ouf, j'en ai de plus en plus, je me suis mise à leur demander de respecter ma vie privée...une véritable folie. Mais je suis très contente."
"Je vais aller visiter le jardin. Je peux ?" se lève Junior.
"Bien sûr."
Il prend la route qui mène au jardin.
"Et Junior."
"Il sera diplômé dans quelques jours."
"Ah enfin."
"Mais...tu sais comment il est. Il est très festif, il ne veut pas travailler. Son père veut l'engager dans son agence bancaire mais il n'est pas intéressé."
"Il doit travailler s'il veut de l'argent."
"Je vais essayer de le convaincre, je n'ai jamais vu un garçon aussi paresseux que lui. Mais tu sais...c'est un bon garçon, il n'a pas peur des circonstances...c'est un homme courageux. Dès qu'il sera diplômé il va se marier, là il va sûrement accepter de travailler à la banque de son père."
"Ça c'est sûr."
Ma tante, Maria, entre dans le salon avec un plateau qui contient deux verres et regarde Mélissa, dès qu'elle croise son regard son visage est rempli d'étonnement, on dirait qu'elles se connaissent depuis longtemps. Et Mélissa ne manque pas de détourner son visage, prend son sac puis se lève.
"Je...je vais...sortir. Appelle Junior s'il te plaît Reina."
Reina part appeler Junior. Je me lève à mon tour ne comprenant rien à sa précipitation.
"Mais pourquoi tu t'en vas précipitamment ?"
"J'ai oublié que je dois passer à l'école de Junior."
Elle m'embrasse les joues avant de se diriger vers le jardin. Ma tante la regarde s'en aller, je ne comprends pas son comportement.
"Tante Maria."
Je l'appelle mais elle ne me répond pas.
"Tante Maria ?"
Elle sursaute, repose son regard sur moi puis me demande.
"Melissa est ton amie ?"
"Oui pourquoi, tu la connais ?"
"Oui...il y a très longtemps. La vérité c'est que je ne pensais pas la revoir après tant d'années."
"À ce que je vois, rien ne va entre vous."
"Non. Je vais dans ma chambre."
Elle se précipite pour monter les escaliers. C'est bizarre...je n'ai jamais vu ma tante aussi bouleversée. Quelque chose a dû se passer entre elle et Mélissa. Elles ont intérêt a tout me raconter.
Pvd Dylan
Je suis à mon entreprise, j'ai déjà signé avec mon nouvel associé. Je suis sûre que ce contrat sera une réussite. Mon père et moi avons a décidé d'implanter une petite agence de mannequin dans l'entreprise, ce qui permet la signature du contrat. Grâce à ça, tout le salaire de l'entreprise augmentera et nous pourrons rendre un grand travail au monde entier.
Sylvie est en train de regarder les mannequins, en parlant d'elle, elle a été transférée de son travail à ici dans une autre agence. Elle était sensée venir me dire bonjour et au lieu de venir dans mon bureau, elle préfère regarder les mannequins qui se font photographier.
"Toi, tu adores rencontrer des mannequins." lui dis-je en m'approchant d'elle.
"C'est mon travail."
Me dit-elle en souriant et me prend dans ses bras.
"Comment va ma nièce ? Hay elle me manque tellement."
"Tu lui manque aussi, elle n'arrête pas de me demander quand tu reviendras."
"Je retournerai à New-York rien que pour la voir."
"Reviens vite. Si tu as besoin de moi je suis dans mon bureau ok ?"
Elle hoche la tête et je passe à côté d'elle pour me diriger dans mon bureau mais quelqu'un me bouscule et cause de ses talons, elle tombe par terre.
"Oh excusez-moi." s'excuse t-elle.
Je l'aide à se relever et nos regards se croisent accidentellement. Elle est belle, elle est habillée d'une robe assez sexy et je crois qu'elle fait partie des mannequins qui se font prendre en photos. Je lui fais un fin sourire. Je la laisse là et vais dans mon bureau.
Je m'assois dans mon fauteuil, je pense à Abby et ma petite princesse. Elles me manquent beaucoup, je pense mettre le travail de côté pour passer du temps avec elles, mon père peut s'occuper de l'entreprise. La porte s'ouvre soudainement sur Jonathan.
"Tu voulais me parler ?"
"Entre Jonathan."
Je me redresse de mon fauteuil et il s'assoit sur la chaise devant mon bureau.
"Tu connais Vladimir Castro ?"
"Qui ne le connaît pas !?"
Alors il le connaît, cet homme ne m'inspire pas confiance. Je vais en profiter pour lui demander plus d'informations sur lui.
"Abby et moi sommes les seules personnes qui ne le connaissons pas alors..."
"Il vient d'Italie et pense implanter un studio de musique à New-York,s'il n'est pas déjà implanté."
"À ce que je vois, tu sais beaucoup de choses sur lui."
"Vraiment tu ne le connais pas ? Son premier studio a été ruiné et il pense implanter un autre."
"A été ruiné ?"
"Je ne sais pas, il avait beaucoup de problèmes économiques, je pense qu'il s'est amélioré parce que Chynay vient de m'informer qu'il a fait un don à l'orphelinat."
"Oui. Vraiment je n'ai aucun problème qu'il aide les enfants mais j'ai peur qu'il utilise ça pour s'approcher d'Abby."
"Quoi...Abby ?" fronçant les sourcils.
"Hier soir, il lui a fait beaucoup de compliments malgré que je sois là. Le mec ne me respecte même pas. Cet homme...est très étrange."
Je soupire.
"Je ne sais pas s'il est déjà à Boston ou non, j'ai dû la laisser parce que j'avais une affaire importante ici." j'ajoute.
"Tu agis comme ça quand un homme s'approche de ta femme et lui fait des compliments ensuite tu te trompe sur cette personne. Tu vas faire la même chose avec Castro aussi ? Contrôle-toi frère ! Si Abby remarque que tu ne lui fais pas confiance, tu vas finir par la perdre."
Il se lève.
"Donne-lui de l'espace et fais-lui confiance. Arrête de la contrôler." me conseille t-il.
Il sort de mon bureau, je me laisse tomber sur le dossier de mon fauteuil, il a peut-être raison. Mais si je la néglige, n'importe quoi peut se passer et le fautif sera Castro. Je ne sais pas pourquoi je ne lui fais pas confiance depuis le début. Pour moi, il prépare quelque chose.
Vous aimerez aussi





