
Le Mystère en Moi
Chapitre 2
Le temps était lourd et étouffant, je venais de sortir d'un sommeil tourmenté, je suffoquais et j'haletais, encore l'un de ces rêves.
J'avais les yeux rivés sur le plafond. Je pensais à ma petite vie, j'y pensai constamment, depuis toute petite j'avais ce sentiment que j'étais un intrus dans cette famille, dans ma propre famille. Unique enfant de ma mère mais je n'étais pas traité comme telle.
J'habite dans un petit village non loin du désert. Il faisait extrêmement chaud et le sol était aride. Le vent du désert soufflait à longueur de journée. Je suis née ici et j'ai grandi dans cet endroit donc j'y ai l'habitude. Le village était une passerelle pour les voyageurs, c'était un endroit de transit terrestre. Nous vendons nos services, à manger, à boire, ainsi que des objets aux passeurs. C'était ce qui fait vivre le village.
J'avais commencé cette activité très jeune car je devais m'occuper de moi et de ma mère. Je m'occupais également des travaux ménagers.
Niveau scolaire j'avais que mon brevet de 3eme pour poursuivre les études il fallait que je me rende en ville hélas mon père était contre, trop conservateur peut-être. J'avais toujours l'impression que mon père ne m'aimait pas, peut- être que je trompe mais même s'il éprouvait de l'affection pour moi, cela ne devait pas être beaucoup, du moins pas autant que ses autres enfants. Donc je ne connaissais pas vraiment ce que voulait dire l'amour d'un père. Mon père ne s'adressait qu'a moi que quand il a besoin de quelque chose, pour me réprimander, me donner des ordres ou soit me correctionner comme à son habitude.
Il était cinq heures, je me lève avec lassitude, je vais prendre une douche afin de me dégourdir les muscles ensuite je m'habille d'une longue robe et fis ma prière. Je jette un coup d'œil à l'horloge il était déjà 5h42, je devais reprendre avec ma routine quotidienne.
Tout d'abord je commence à donner du foin et à boire aux bétails et je nettoie la ferme, il y a des nouveaux nés ce matin. Je ne m'attarde pas trop sur elle, les matinées sont toujours courtes.
Je vais dans la maison faire le ménage avant cela j'active le feu de bois afin de préparer le petit-déjeuner, je chauffe le lait de vache que je viens de traire en faisant le ménage en même temps.
Il était bientôt 7h je mets la natte que je recouvre d'une nappe et y dépose la nourriture. Je cours à la maison d'en face pour acheter du pain fait traditionnellement. En peu de temps tout le monde était déjà réveillé et autour de la nappe. Mon père est un perfectionniste, un maniaque, il exige que tout soit bien et bien fait. Je m'éfforçais toujours à faire ce qu'il voulait il n'était jamais satisfait, il trouvait toujours un petit prétexte pour me crier dessus, je n'avais jamais tenu tête à mon père et je n'osais pas y penser.
......: Salam tout le monde
Père : Anleykum Salam mon fils
Tanti et mère : Salam
"C'était Kais, il était sorti très tôt pour aller chercher du bois. Il se dirigea vers sa chambre les pieds pleins de boue"
Moi : Hey, arrête-toi ! tu es en train de salir le sol, je viens tout juste de finir de nettoyer. S'il te plaît vas nettoyer tes pieds "dis-je d'un ton ferme"
Kais : Tu n'as qu'à recommencer "dit-il avec condescendance"
Moi : Ecoutes moi je ne rigole pas "retorquais je"
Kais : Moi non plus d'ailleurs à quoi sers t....
Moi : Tu...
J'allais lui crier dessus avant de me faire couper par notre père
Père : Il a raison, il est sorti depuis fajr, il doit être fatigué, dit-il en me regardant sévèrement
Père : Kais mon fils viens t’assoir près de moi !
" je m’étais tu directement et m'exécuta dans ce que je faisais, mes yeux s'arrêtaient un instant sur le visage de ma tante, elle esquissait un sourire malicieux. Elle savait que je ne pouvais pas discuter sinon c’était la baffe que je vais me manger comme déjeuner. Les coups de ceinture de mon père sur mon corps frêle m'horrifiaient rien que d'y penser.
Quand Wahab et Asma vivaient encore avec nous ils se débrouillaient toujours à ce que je sois bien correctionner ne serait-ce que pour un oui ou un non. À leur départ ma tante et mon frère Kais s'y étaient mis à cœur joie. Quand ma mère essayait d’intervenir, ça finit toujours en "baston collective "
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