
Le Milliardaire et l'esclave sexuelle
Chapitre 3
La nuit était tombée sur la petite maison, enveloppant l'extérieur d'une obscurité oppressante. Elisa avait laissé la lumière de la cuisine allumée, incapable de supporter le silence et la pénombre. Depuis qu'elle avait trouvé la clé USB, une tension sourde l'habitait. Son esprit ne cessait de ressasser les événements récents, comme un puzzle dont les pièces ne s'emboîtaient pas.
Un coup soudain à la porte la fit sursauter. Son cœur battait à tout rompre alors qu'elle se levait, hésitant à répondre. Elle jeta un coup d'œil par le judas.
Antoine.
Elle ouvrit lentement, intriguée par cette visite tardive.
- Antoine ? fit-elle, la voix hésitante. Qu'est-ce que vous faites là ?
Il se tenait là, son grand manteau sombre légèrement humide à cause de la bruine. Il affichait un sourire, mais ses yeux semblaient plus froids qu'à l'habitude.
- Je passais dans le coin et je me suis dit que je devrais m'assurer que tout va bien, répondit-il. Avec tout ce que tu traverses en ce moment, c'est normal d'avoir besoin de soutien, non ?
Elisa acquiesça doucement et le laissa entrer, bien qu'un certain malaise persistât. Antoine retira son manteau et le suspendit au porte-manteau près de la porte, comme s'il était chez lui.
- Tu devrais vraiment te reposer, Elisa, reprit-il en s'asseyant à la table de la cuisine. Mais je te connais, tu dois être en train de tout analyser. Je parie que tu cherches encore des réponses dans les affaires de tes parents.
Elle détourna les yeux, incertaine de quoi répondre.
- Je... J'ai essayé de trier leurs affaires, oui, finit-elle par dire.
Antoine hocha la tête, ses doigts tapotant distraitement sur la table.
- Tu as trouvé quelque chose d'intéressant ?
La question la prit au dépourvu.
- Non, rien de spécial, mentit-elle. Juste des souvenirs, des papiers...
- Hmm, fit-il en penchant la tête, l'observant attentivement. Tu es sûre ?
Elisa sentit une boule se former dans son estomac. Elle n'aimait pas le ton qu'il avait employé, presque comme s'il la mettait à l'épreuve.
- Oui, répondit-elle rapidement. Pourquoi cette question ?
Antoine esquissa un sourire, mais il semblait plus calculateur que bienveillant.
- Juste une intuition. Tu sais, ton père et moi, on se faisait confiance. On se disait tout. Alors si jamais tu tombes sur quelque chose qui te paraît étrange, tu peux m'en parler, d'accord ?
Elisa hésita. Elle avait toujours vu Antoine comme un ami de la famille, mais à cet instant, elle se demanda s'il avait vraiment été aussi proche de ses parents qu'il le prétendait.
- D'accord, dit-elle simplement, sans conviction.
Ils discutèrent encore quelques minutes, mais Elisa sentait l'air s'alourdir. Lorsqu'il fut enfin sur le point de partir, Antoine se tourna vers elle, sa main sur la poignée de la porte.
- Elisa, je vais te dire quelque chose. Parfois, c'est mieux de ne pas chercher à comprendre. Remuer le passé peut être dangereux.
Son regard perça le sien, et une froideur inexplicable s'installa dans la pièce.
- Dangereux comment ? demanda-t-elle en essayant de garder une voix ferme.
- Il y a des choses que tu ne veux pas savoir, répondit-il simplement avant de sortir, refermant doucement la porte derrière lui.
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Les mots d'Antoine résonnaient dans son esprit alors qu'elle montait dans sa chambre. Elle n'arrivait pas à se débarrasser de cette sensation d'inquiétude. Quelque chose dans son comportement l'avait mise mal à l'aise, comme s'il savait plus de choses qu'il ne le laissait entendre.
Allongée sur son lit, elle scrutait le plafond, ses pensées tourbillonnant. Elle avait caché la clé USB dans un tiroir de sa table de chevet, mais maintenant, elle se demandait si elle aurait dû être plus prudente.
Vers une heure du matin, un bruit dans la maison la fit sursauter. C'était léger, presque imperceptible, mais dans le silence de la nuit, chaque son semblait amplifié. Elisa se redressa, tendant l'oreille.
Un craquement de plancher, comme un pas mal assuré.
Elle se leva, son cœur battant à tout rompre. Elle n'avait aucune arme, rien pour se défendre, mais elle saisit un vase en céramique sur la commode avant de descendre prudemment l'escalier.
- Il y a quelqu'un ? lança-t-elle, sa voix tremblante.
Aucune réponse.
Alors qu'elle atteignait le bas des escaliers, une ombre surgit derrière elle. Une main gantée se plaqua sur sa bouche, et elle sentit une piqûre vive dans son cou. Elle tenta de se débattre, mais ses forces l'abandonnèrent rapidement, et tout devint flou.
Elle entendit des voix indistinctes.
- Dépêche-toi, on n'a pas beaucoup de temps.
- Elle est plus résistante que je pensais, grogna une autre voix.
Elisa tenta de bouger, mais son corps ne répondait plus. Sa vision se brouilla, et bientôt, elle sombra dans l'inconscience.
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Lorsqu'elle ouvrit les yeux, sa tête lui semblait lourde, comme si elle avait été plongée dans une épaisse brume. Sa bouche était sèche, et il lui fallut un moment pour comprendre qu'elle était attachée.
Ses mains étaient liées derrière elle, et une corde maintenait fermement ses chevilles. Elle était dans une pièce sombre, faiblement éclairée par une lampe suspendue au plafond. L'air était froid et humide, imprégné d'une odeur métallique désagréable.
Elisa tenta de crier, mais sa gorge était sèche, et aucun son ne sortit. Elle était seule. Où était-elle ? Et surtout, pourquoi ?
Une porte s'ouvrit soudainement, et une silhouette entra dans la pièce.
- Bienvenue, Elisa, dit une voix familière, mais empreinte de sarcasme.
C'était Antoine.
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