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Couverture du roman Le mari de ma sœur

Le mari de ma sœur

Claris, riche polygame par tradition, cache son union secrète avec Sophie, que tous croient morte. Délaissée, Sophie s'enfuit avec Prince, l'ami de son époux, en simulant un accident mortel. Mais Claris n'est pas dupe et prépare une vengeance glaciale : il épouse Léondra, la sœur de sa traîtresse. Deux ans après, Sophie réapparaît et découvre que sa cadette occupe désormais sa place. Entre haine et passion, jusqu'où ira Claris ? Léondra sacrifiera-t-elle son bonheur pour sa sœur ?
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Chapitre 3

Arlette décroche:

-Cokoué? ça tombe bien, tes femmes viennent de partir de chez moi, elles, elles me

Cokoué au bout du fil:

-écoute, je n'ai pas le temps pour vos histoires de femmes, réglez ça entre vous

Arlette:

-ne te fâche pas, donne moi juste les informations afin que je puisse éffectuer le retrait

Cokoué:

-je t'appelais justement à cause de ça, je n'ai pas éffectué le transfert

Arlette:

-mais pourquoi? J'en ai grand besoin

Cokoué:

-demande à quelqu'un d'autre, je ne te donnerai plus de l'argent

Arlette:

-tu ne peux pas me faire ça, tu dois

Cokoué raccroche:

Arlette furieuse:

-dans quoi est ce que je me suis mise bon sang?

Arlette monte dans la chambre, fait sa valise et s'en va à pieds en laissant tout comme tel. Chez Cokoué dans la chambre, Missou est assise devant la glace en train de se peigner les cheveux quand Cokoué entre, Missou se lève et le fixe, Cokoué s'avance lentement jusqu'en face d'elle puis il s'agenouille:

Missou:

-ouhm, enfin tu reviens vers la source de ta fortune?

Cokoué:

-débloque mes comptes s'il te plait, je ne lui donnerai plus jamais ne serait ce qu'un sou

Missou:

-mon argent, tu ne l'utiliseras plus jamais sans mon approbation, c'est compris?

Cokoué:

-on fera comme tu veux

Missou:

-lève toi et fait moi un câlin

Cokoué se lève et fait un câlin à Missou.

Sur un plateau télé:

Le présentateur:

-bonsoir cher public

Dans les coulisses, Léondra est nerveuse en présence d'Albert:

Léondra:

-je suis nerveuse

Pierre les rejoint :

Pierre :

-tu es déjà passée ?

Léondra :

-non et rien ne va, je transpire, j'ai peur, je ne suis jamais passée à la télé avant

Un homme les rejoint:

-ça sera à vous dans quelques minutes

Léondra devient plus nerveuse :

-ouf

Sur le plateau :

Le présentateur:

-acceuillons maintenant, Léondra De Souza

Léondra dans les coulisses a peur, Pierre la prend par la main et l'emmène sur le plateau :

Le présentateur :

-hein, Léondra De Souza et

Pierre :

-Pierre

Ils s'asseyent tous:

Le présentateur:

-alors mademoiselle De Souza? Parlez nous un peu du mariage consanguin, qu'est ce que vous en pensez?

Pierre prend la main d'Léondra, elle le regarde puis regarde le présentateur:

Léondra:

-et bien, mon avis sur le mariage consanguin est très vaste, vu qu'il est pratiqué dans ma famille depuis des années déjà

Dans les coulisses, Albert passe un coup de fil à Cokoué, Cokoué endormit dans sa chambre avec Missou, entend son téléphone vibrer sur le chevet du lit, Cokoué se réveille, prend le téléphone et regarde l'écran, un numéro inconnu :

Cokoué décroche:

-allô, qui est à l'appareil?

Albert au bout du fil:

-salut mon frère

Cokoué choqué se lève:

-Albert? Tu n'es pas mort?

Albert:

-on parlera de ça plus tard, je ne t'appèle pour te dire d'allumer ta télé, ce soir tout va se saura

Cokoué paniqué:

-quoi? Quoi?

Albert raccroche:

Cokoué:

-fait chier

Cokoué lance le téléphone contre le mur et ce bruit réveille Missou:

Missou:

-qu'est ce qui se passe?

Cokoué se rend vite au salon et allume la télévision, Missou le rejoint:

Missou:

-qu'est ce qui se passe Cokoué?

Cokoué change de chaines télévisées et tombe sur celle où Léondra passe:

Cokoué:

-c'est ça qui passe

à la télévision:

Léondra:

-ce genre de mariage dans la famille est organisé pour conserver la fortune familiale, qu'elle ne puisse pas aller dans d'autres famille et par la même occasion, on évite les mauvaises rencontres

Le présentateur:

-ce que vous nous racontez relate le regard antérieur sur le mariage consanguin, des familles qui le pratiquent mais quel est votre avis personnel sur le sujet? Que pensez vous de ce genre de mariage, vous qui êtes issues d'une famille qui le pratique encore?

Léondra:

-ce genre de mariage pour moi n'est tout simplement pas, acceptable, les familles qui le pratiquent encore devraient donner le choix à ses membres de choisir

Le présentateur:

-parlez nous de votre vécu personnel, c'est possible?

Léondra:

-vous savez? Moi je n'ai franchement rien à cacher, personne ne me fera taire

Chez Cokoué:

Cokoué nerveux:

-non, non, non, rien ne va, où est mon téléphone?

Missou:

-tu viens de le casser contre le mur, tu as oublié?

Cokoué gueule:

-et bien donne moi le tient

Missou:

-ne crie pas, je vais le chercher

Missou s'en va:

Cokoué:

-cette gamine n'a pas idée de ce qu'elle est en train de faire

à la télévision:

Léondra:

-ils ont failli tuer mon père, ils m'ont battu à mort, rien que pour me faire épouser mon oncle mais moi ainsi que mon père gloire à Dieu, nous sommes toujours là

Le présentateur:

-quel est votre message pour tout ce qui vous regarde ce soir?

Léondra:

-et bien, j'aimerai tout d'abord dire à toutes les jeunes filles qui nous regardent que, tout le monde sur cette terre a droit au bonheur, hommes comme femmes, j'ignore s'il existe une vie après la mort ou si même, la réincarnation existe, tout ce que je sais c'est que, la vie que je mène aujourd'hui est précieuse et pour rien au monde je laisserai les autres la diriger, levez vous

Chez Cokoué toujours au salon, il est debout en pleine conversation téléphonique avec Déngué :

Cokoué au téléphone:

-nous devons faire quelque chose papa, cette gamine nous met au défis publiquement, si on ne riposte pas, toutes les femmes de cette famille vont se rebeller et on ne doit pas le permettre

Déngué au bout du fil:

-calme toi et laisse moi refléchir à une solution

Cokoué raccroche, Katie cachée dans un coin écoutait toute la conversation.

Dans les coulisses, Léondra rejoint Albert :

Léondra contente :

-comment j'étais ?

Albert :

-tu aurais dû citer leurs noms

Léondra :

-tout comme tu aurais dû porter plainte papa

Albert s'en va :

Pierre rejoint Léondra :

Léondra :

-j’en ai marre, je croyais réellement qu'il serait heureux

Léondra s'en va à l'extérieur, Pierre la poursuit :

Pierre:

-Léondra

Léondra arrête vite un taxi puis monte :

Léondra :

-démarrez

Ils s'en vont, Pierre soupire :

Chez Pierre, il rentre, il verrouille la porte derrière lui, Sima est assise sur le canapé :

Sima :

-tu étais chez ta maitresse ?

Pierre soupire :

-ce n’est pas ma maitresse

Sima :

-non, seulement ta deuxième femme

Pierre s’assoit près de Sima :

-c’est temporaire et même si ça ne l’était pas, tu n’as pas à t’inquiéter, jamais personne ne prendra ta place dans mon cœur, on vient de loin tous les deux, ce n’est pas aujourd’hui que je te laisserai

Sima :

-ce n’est pas ça le problème

Pierre :

-alors c’est quoi ?

Sima :

-je n'ai aucune envie de te partager

Devant une église, Léondra descend du taxi et rentre dans l’église, il n’y a personne d’autre que le pasteur et sa femme, Léondra en les voyant, tourne le dos pour s’en aller quand le pasteur l’interpelle :

Le pasteur :

-ma fille

Léondra s’arrête et se retourne :

Le pasteur :

-approche

Elle les rejoint :

Le pasteur :

-je t’en prie assois toi

Léondra :

-je me suis trompée, je croyais qu’il y’avait culte

Le pasteur :

-il y’en aura un, à 23 heure, c’est une veillée de prière

Léondra :

-hein, je vais repasser alors

La femme du pasteur :

-ta vie subit une grande tempête en ce moment, rien ne va comme tu le voudrais, tout se complique alors que tout ce que tu voulais c’était avoir un homme qui t’aime

Léondra choquée, s’assoit :

La femme du pasteur :

-vous devez vous accrocher à la prière si vous voulez vous en sortir

Léondra triste :

-est-ce que je serai heureuse un jour ?

La femme du pasteur :

-ce ne sera pas simple mais si tu t’accroches, alors oui, il y’aura beaucoup d’obstacles sur ton chemin mais tu finiras par trouver ta place avec énormément de prières

Les yeux de Léondra se remplissent de larmes :

-ces mots ne me suffisent pas, j’ai l’impression que personne ne m’accepte réellement, ne m’aime vraiment

La femme du pasteur :

-tout le monde a droit au bonheur sur cette terre, le jour viendra où tu te sentiras tellement aimée que ce jour-là enfin tu te sentiras à ta place

Léondra :

-comment c’est quand on est heureux ?

La femme du pasteur :

-et bien de mon expérience, quand je suis heureuse, je suis pleine d’énergie, j’ai envie de vivre, de me réveiller, d’aider les autres

Léondra :

-j’espère ressentir ça un jour

Chez Albert, Arlette est en train de dormir sur le fauteuil quand soudain on frappe à la porte:

Arlette se réveille :

-oui

Arlette se lève fatiguée et ouvre la porte, c'est Albert qui entre dans la maison, Arlette sous le choc, le regarde:

Albert:

-tu devrais fermer la porte, traitresse

Albert s'en va dans sa chambre, Arlette vérrouille la porte d'entrée puis poursuit Albert dans la chambre, celui ci est sous la douche. Des minutes après, Albert sort de la douche en pyjama:

Albert:

-mes vêtements ont pris de la poussière Arlette, tu dois les laver

Albert s'allonge sur le lit et Arlette ne fait que le regarder.

Le lendemain matin, Arlette se réveille dans sa chambre dans son lit et sent une bonne odeur, elle descend voir au salon, Albert est à table en train de prendre son petit déjeuner, Arlette morte de faim fixe la nourriture, Albert la regarde:

Albert:

-ouhm, je suppose que Cokoué et Déngué t'ont laissé sans rien, n'est ce pas? Toi qui pensais qu'après ma mort tu aurais eu une vie de princesse, tu t'es mis le doigt dans l'oeil

Arlette ne dit rien:

Albert:

-tu ne parles plus? La famine t'a coupé la parole? écoute, si tu veux manger agénouille toi et suppplie moi, c'est la seule possibilité que tu as

Arlette s'agenouille:

-je suis mille fois désolée, j'ai fait une erreur et plus jamais je ne la referai, pardonne moi mon oncle

On frappe à la porte:

Albert:

-pas de chance, va ouvrir

Arlette soupire puis va ouvrir la porte, Cokoué et Déngué entrent:

Déngué:

-où est ton mari?

Arlette va s'asseoir à table sans dire un mot, Albert rejoint Déngué et Cokoué:

Albert:

-le miel a finalement attiré les abeilles, vous n'êtes pas les bienvenus chez moi alors, sortez

Déngué:

-tu parles de quelle maison? Ma maison?

Albert est choqué:

Déngué s'assoit:

-ah mon fils, tu n'as jamais vraiment été mâlin, à ton avis, pourquoi on se tue à la tâche pour garder notre fortune dans notre famille?

Albert:

-cette maison je l"ai eu de ma mère

Déngué:

-qui était mon épouse et cette maison la mienne, tout comme ton entreprise d'ailleurs, sâche bien que tout ce que tu reçois de la part de cette famille, n'est jamais réellement à toi, tout est à moi

Albert:

-je ne te crois pas, tous les papiers sont à mon nom

Déngué:

-appelle tes avocats pour voir, de toute façon ils travaillent tous pour moi

Des minutes après, Albert raccroche le téléphone:

Albert s'assoit:

-qu'est ce que tu veux?

Cokoué s'assoit aussi.

Chez Pierre, il prend son petit déjeuner à table avec Sima quand soudain Léondra frappe à la porte:

Sima :

-oui

Léondra est choquée en entendant sa voix, Sima ouvre la porte et se retrouve face à Léondra :

Léondra :

-bon, bonjour

Pierre écoute sa voix, il se lève paniquer et vient aussi à la porte. Sima retourne à l’intérieur :

Pierre:

-je ne m’attendais pas à te voir ici Léondra

Léondra :

-c’était qui cette femme ? Je ne l’ai jamais vu avant

Pierre:

-personne

Le téléphone de Léondra se met à sonner dans son sac à main, elle le sort :

Léondra :

-je dois te laisser

Léondra fait un bisou sur la joue à Pierre puis s’en va.

Pierre rentre, Sima est debout à côté de la fenêtre :

Sima :

-tu es amoureux de cette fille ? Elle est bien jolie, tu ne trouves pas ?

Pierre:

-je ne vais pas nier que c’est une jolie fille

Sima :

-et ?

Pierre:

-elle me plait

Sima :

-tu disais que c’était temporaire

Pierre fâché :

-Sima arrête de me prendre la tête avec ça, ok ? Seul le temps nous dira si c’est temporaire ou pas

Sima :

-je ne te partagerai pas, je refuse, tu m’entends ? Hors de question

Sima s’en va dans sa chambre.

Chez Albert pendant ce temps, Léondra descend d'un taxi puis entre directement dans la maison, Arlette se lève dans le salon, Léondra entre et la dévisage des pieds à la tête:

Arlette contente:

-bonjour ma fille

Léondra appelle:

-papa?

Arlette:

-il est dans son bureau

Léondra rejoint Albert dans son bureau:

Léondra:

-pourquoi tu as gardé cette vipère ici ?

Albert assis:

-et toi? On ne t'a pas appris à frapper avant d'entrer?

Léondra:

-et bien non apparemment, vu que celui qui m'a élevé c'est toi

Albert :

-respecte-moi

Léondra:

-tu me veux quoi au juste ? Pourquoi tu ne cesses de m'appeler? Parce que si c'est pour que je revienne dans cette maison, ce sera à condition que cette femme parte très loin d'ici

Albert:

-ce n'est pas ça, assoit toi un moment

Léondra s'assoit:

-je t'écoute, qu’est-ce qui se passe ?

Albert :

-j'ai parlé avec ton grand père et ton oncle récemment

Léondra:

-et?

Albert:

-et ils veulent toujours que tu te maries même si ce n'est pas avec Cokoué

Léondra:

-comment c'est possible qu'ils aient changé d'avis aussi vite ?

Albert:

-ton passage à la télé les a effrayé, ils ne peuvent plus te toucher donc on a trouvé un compromis

Léondra se lève:

-seulement, je ne suis pas prête pour le mariage, que ce soit avec Cokoué ou avec quelqu'un d'autre

Albert se lève :

-tu dois le faire

Léondra :

-pourquoi ?

Albert :

-c'est la condition

Léondra :

-tu n'avais aucun droit de décider à ma place, aucun, si on s'est battu c'était pour que je sois libre de mes choix, là c'est comme si tu avais juste changé la forme de ma prison papa

Albert :

-Léondra

Léondra fâchée:

-écoute moi bien papa, je, ne, suis, la prisonnière de personne, personne tu m'entends, je ne le ferai pas?

Léondra tourne le dos pour s'en aller quand:

Albert:

-ils ont menacé de m'enlever tous mes biens ma fille

Léondra s'arrête :

Albert s'assoit :

-comprends moi ma fille, je suis vieux, je n'ai pas le cœur à tout perdre à cet âge là, j'ai réalisé que tout ce qui était à moi toutes ces années, appartenait à mon père, tous ceux qui travaillent pour moi, travaillent en réalité pour mon père

Léondra triste :

-donc en échange de ton prestige et ton argent, tu me sacrifies moi papa ? Je vaux si peu à tes yeux? De l'argent, des billets, m'achètent moi papa ?

Albert:

-ce n'est pas tout Léondra, tu n'as pas le droit d'épouser qui tu veux en réalité

Léondra:

-je croyais que tu m’aimais papa

Albert:

-ton cousin, le fils de Cokoué, il est jeune et si vous vous mariez, ça ira bien finalement, tu l'aimeras

Léondra s'en va dans sa chambre faire sa valise, Arlette entre :

Arlette :

-Léondra ça va? Qu'est ce qui se passe?

Léondra fâché se lève face à Arlette:

Léondra:

-il se passe que je te hais, je hais Albert, je hais cette famille de merde et je me hais, et oui tu m’as bien m'entendu, je me hais, je me hais parce que je n'ai pas pu me faire aimer de toi, ni même de mon propre père, je réalise que je ne suis rien de plus qu'un jouet, un fardeau

Albert entre :

-Arlette laisse nous

Arlette s'en va :

Léondra :

-je n'ai pas envie de te parler

Albert :

-quelqu'un est venu te voir

Pendant ce temps dans un restaurant, Pierre bien habillé entre et s'assoit à une table, il parle à un serveur qui lui apporte des minutes après un plat plus à boire. Adi entre et se dirige droit à la table de Pierre où il tire une chaise pour elle, elle s'assoit et il s'assoit puis ils mangent et discutent quand le téléphone de Pierre sonne dans sa poche, il le sort et décroche :

Albert au bout du fil :

-il faut qu’on parle

Des minutes après dans le même restaurant, Albert rejoint Pierre qui boit tout seul :

Pierre :

-je te sers à boire ?

Albert s’assoit :

-je veux que tu arrêtes de fréquenter ma fille

Pierre arrête de boire :

Albert :

-notre accord ne tient plus

Pierre :

-je peux savoir pourquoi ?

Albert :

-on est arrivé à un accord avec la famille désormais, tu as les pleins droits sur elle, tu vas l’épouser avec l’accord de la famille

Pierre :

-ça me fait plaisir mais tu vas quand même me payer n’est-ce pas ?

Albert :

-de quoi tu parles ? Quelle paye ? Tu l’as juste aidé, notre accord était que tu l’épouses et voyages avec elle, ça ne s’est pas fait, tu ne mérites pas un franc

Pierre :

-je l’ai aidé tu l’as dit, je t’ai sauvé la vie, j’ai risqué ma liberté et celle de ma femme en gardant ma tante chez moi, tout ça mériterait bien la moitié de la somme promise, tu ne penses pas

Albert :

-épouser ma fille vaut bien tout l’argent du monde

Pierre :

-c’est une blague ? Je veux mon argent, ce n’est pas avec un salaire de misère que je m’occuperai de deux femmes quand même, si tu ne me donnes pas mon argent, oublie mon union avec ta fille

Albert :

-je sais que cette union te tient plus à clair qu’à moi, si tu veux laisser passer ta chance vas-y, fais le, un autre dans la famille ne sera pas aussi bête que toi

Albert s’en va. Pierre reste là, furieux. Adi le rejoint :

Adi :

-allons-y

Devant chez Pierre la nuit tombée, Pierre et Adi se trouvent dans une voiture où Adi est au volant :

Adi sourit :

-j'ai passé une superbe soirée mon amour, je t'aime

Pierre perdu dans ses pensées, ne dit rien, il descend juste de la voiture :

Adi :

-Pierre ça va ?

Pierre :

-rentre chez toi

Adi démarre puis s'en va :

Pierre :

-dans quels problèmes est-ce que je me mets avec toutes ces femmes bon sang ? Mon petit Pierre, ton goût pour les femmes te tuera

Pierre soupire puis rentre chez lui.

Le lendemain matin dans la chambre de Léondra :

Arlette rentre :

-Léondra ma fille

Elle regarde dans la chambre, Léondra n’est pas là, elle entre dans la salle de bain et là elle est horrifiée en voyant le corps de Léondra sans vie baignant dans son sang :

Arlette choquée :

-Léondra

À l’hôpital, on emmène Léondra accompagnée de Arlette, Albert reste à la réception :

La réceptionniste :

-quel est le nom ?

Albert :

-Léondra De Souza, elle a déjà été admise ici, ce n’est pas la première fois

La réceptionniste :

-je vois ça

Arlette revient :

-Albert le docteur demande qu’on signe l’autorisation pour l’opération, madame donnez-nous le document que nous puissions le signer, vite

La réceptionniste :

-un instant

La réceptionniste tape sur son ordinateur :

La réceptionniste :

-désolée mais, vous ne pouvez pas signer

Arlette fâchée et choquée :

-comment ça on ne peut signer ? Ma fille est en train de mourir et nous ses parents nous ne devons pas signer ?

La réceptionniste :

-appelez son mari, il est le seul à pouvoir donner l’autorisation

Arlette choquée :

-de quel mari est-ce que vous parlez ? Ma fille n’est pas mariée, vous êtes folle ?

La réceptionniste :

-j’ai répertorié les fichiers concernant Léondra De Souza et ceux-ci stipulent qu’elle est mari au docteur Pierre De Souza

Albert :

-depuis quand ?

La réceptionniste :

-ce sont les informations entrées par le docteur, cette fille ne sera pas soignée sans son autorisation

Albert :

-Pierre ne peut pas faire ça, le temps de transporter ma fille dans un autre hôpital, elle mourra

La réceptionniste :

-c’est la règle, désolée

Arlette et Albert sont choqués :

La réceptionniste tape encore sur son ordinateur :

Albert passe un coup de fil à Pierre, celui-ci rejette son appel :

Albert :

-décroche Pierre

Arlette :

-Pierre ? Ma fille n’a pas encore épousé Pierre mademoiselle

Albert s’en va.

Chez Pierre au salon, il joue sur son téléphone pendant que Sima regarde la télévision. Albert descend du taxi à l’extérieur et frappe à la porte, Sima est concentrée sur la télévision et Pierre sur son portable. Albert frappe encore plus fort à la porte :

Sima :

-Pierre va ouvrir la porte s’il te plait

Pierre ne s’occupe pas d’elle et continu de jouer sur son téléphone. Sima va finalement ouvrir la porte, Albert rentre :

Albert fâché :

-je frappe depuis des heures, vous faites quoi ?

Pierre ne s’occupe même pas de lui :

Albert :

-Pierre bouge-toi et viens m’arranger toutes ces bétises que tu as faite à l’hôpital, Léondra a essayé de se suicider et l’hôpital ne veut pas la soigner à cause de toi, lève toi Pierre

Pierre continu de jouer sur son téléphone, Albert ravit le téléphone et le balance contre le mur :

Pierre fâché se lève :

-c’est trop, si tu veux que je donne mon autorisation ? Dépose ma paye ici même sur ma table et tu l’auras, tu croyais pouvoir m’escroquer et t’en sortir aussi facilement ?

Albert :

-Pierre s’il te plait ma fille est en train de mourir, Pierre tu es un docteur, ton devoir c’est de sauver des vies, pas de les prendre

Pierre :

-commence à réunir l’argent, ne perd pas de temps

Pierre se rassoit, Albert s’en va, Sima verrouille la porte centrale :

Sima :

-tu gagneras combien dans cette affaire ?

Pierre :

-je croyais que tu ne voulais pas me partager, apparemment quand il y’a de l’argent en jeu, là tu oublies ce détail

Pierre s’en va dans sa chambre, il verrouille la porte et passe un coup de fil à la réceptionniste de l’hôpital :

La réceptionniste décroche :

-allô

Un docteur nommé Prince, au chevet de Léondra, en compagnie de Claris au bout du fil :

-la famille de la patiente Léondra De Souza est toujours là ? Dites-leur qu’ils peuvent venir voir leur fille, elle a été soignée

Prince raccroche

La réceptionniste s’adresse à Arlette :

-votre fille a été soignée, vous pouvez aller la voir

Arlette agréablement surprise :

-c’est vrai ?

La réceptionniste :

-oui c’est vrai

Arlette :

-ah merci

Dans une chambre d’hôpital, une infirmière arrange le coussin sous la tête de Léondra qui est endormit sous perfusion avec les deux poignets bandés. Claris et Prince sont toujours là. L’infirmière sort, Claris touche les bandages au poignet de Léondra puis lui caresse le bras en remontant jusqu’au visage :

Claris :

-c’est fou comme elle lui ressemble

Prince :

-Claris attention à ce que tu fais, elle lui ressemble parce que c’est justement sa sœur, ne l’oublie pas

Claris :

-je ne l’oublie pas

Prince :

-je l’espère, en tout cas tu me dois une faveur Claris

Claris :

-appelle-moi quand tu la voudras ta faveur, tu sais que je tiens toujours ma parole

Prince :

-tu joues avec le feu

Arlette rentre :

-docteur comment va ma fille ?

Prince :

-elle va bien madame, sa vie n’est plus en danger

Arlette s’assoit au chevet de Léondra :

-je suis soulagée

Quand elle fait attention, elle s’aperçoit que Claris touche le doigt de Léondra :

Arlette s’adresse à Claris :

-qui êtes-vous ?

Prince :

-un ami, c’est mon ami

Arlette arrange la main de Léondra pour que Claris ne puisse plus la toucher :

Claris content :

-je ne me rendais pas compte que je touchais son doigt, désolé, quoi qu’il en soit, vous avez une très belle fille madame, vous devriez plus prendre soin d’elle afin qu’une telle chose ne se reproduise pas, sa vie est trop précieuse pour qu’on la perde

Arlette choquée :

-on ?

Prince :

-il voulait dire, vous, n’est-ce pas Claris ?

Claris s’en va sans dire un mot :

Arlette :

-il va bien votre ami ?

Prince :

-Claris et son caractère, s’il vous plait ne faites pas attention

Pierre dans sa chambre passe un coup de fil à la réceptionniste :

-allô, Léondra De Souza est toujours là ?

La réceptionniste :

-oui docteur, elle a même été soignée

Pierre :

-sans mon accord ? Qui en a donné l’ordre ?

La réceptionniste :

-je ne sais pas

Pierre fâché :

-et bien essaie de le savoir

Pierre raccroche puis passe un coup de fil à Albert :

Albert au bout du fil :

-allô ?

Pierre :

-c’est moi

Albert :

-tu as changé d’avis ?

Pierre :

-mon argent

Albert :

-je préfère encore payer le docteur pour qu’il se passe de ta signature

Pierre :

-un marché est un marché Albert et ce que je déteste par-dessus tout c’est qu’on essaye de m’en tuber

Albert :

-tu n’as rien pour prouver que je te dois quoi que ce soit, tu as été assez bête pour ne pas signer un contrat alors cette affaire est terminée

Pierre :

-très bientôt tu me supplieras de faire un contrat je te le garantis

Pierre raccroche.

La réceptionniste rappelle Pierre :

Pierre décroche :

-allô ?

La réceptionniste :

-docteur, je sais enfin qui a donné l’ordre de traiter Léondra

Pierre :

-très bien, j’arrive

Dans la chambre d’hôpital, Léondra est endormit, elle est sous perfusion et Arlette est assise à son chevet, Albert rentre :

Albert :

-le docteur l’a finalement opéré ? Que s’est-il passé ?

Arlette :

-un docteur a eu pitié et l’a soigné, Albert explique-moi pourquoi Pierre prétend être son mari

Albert :

-ce n’est pas le moment

Arlette se lève :

-c’est quand le moment alors ? Tu me caches tout le temps des choses, j’en ai plus qu’assez

Albert :

-tais toi

Arlette :

-je ne me tairais pas

Léondra est en train de se réveiller, Albert prend Arlette par le bras et l’emmène à l’extérieur. Léondra se réveille, elle s’assoit et regarde autour d’elle, perdue. Elle regarde sa perfusion et la débranche puis elle se lève en pleurant en silence. Elle sort de la chambre puis dépasse Arlette et Albert qui se disputent donc ils ne la voient pas. Léondra s’en va.

Arlette retourne dans la chambre, elle est choquée :

Arlette :

-Léondra

Arlette retourne auprès de Albert :

Arlette paniquée :

-Léondra n’est plus là

Au même moment, Pierre rentre dans le bureau du docteur qui a soigné Léondra :

Pierre :

-j’aimerai connaitre la raison pour laquelle tu as soigné la patiente Léondra De Souza sans une autorisation valide

Prince :

-tu t’entends parler ? Cette fille était mourante, ses parents avaient de l’argent pour payer les soins, tu voulais que je la laisse mourir à cause d’une simple signature, t’es malade ?

Dans la rue, Léondra marche pieds nus en pleurant, Claris qui est en train de quitter l’hôpital dans un taxi, l’aperçoit :

Claris s’adresse immédiatement au taximan :

-arrêtez le taxi s’il vous plait

Le chauffeur arrête le taxi, Claris le paie puis descend et rejoint Léondra :

Claris fâché :

-tu fais quoi ici ? T’es folle ?

Léondra choquée :

-toi ?

Léondra pose sa tête contre la poitrine de Claris et lui prend la main, Claris est mal à l’aise :

Claris :

-Léondra

Léondra regarde Claris dans les yeux :

Léondra :

-dans ce monde rêver m’est interdit

Claris :

-tu délires

Léondra le repousse en gueulant :

-je perds la tête ? Tu dis que je suis folle, tue-moi alors, tue moi parce que c’est tout ce que je mérite

Léondra s’agenouille en pleurant à chaudes larmes :

Léondra :

-je veux mourir

Claris s’accroupit près d’elle :

Claris :

-pourquoi tu veux à tout prix mourir ? Je ne te comprends pas

Léondra :

-je suis fatiguée de ce monde, je n’aurai la paix qu’une fois morte, tu comprends ? Je deviens folle tu as raison, je n’arrive plus à réfléchir, je perds la tête et je ne parviens pas à l’empêcher

Claris :

-pourquoi l’empêcher ?

Léondra choquée, le regarde :

Claris :

-c’est peut-être de ça dont tu as vraiment besoin, après tout la folie ne connaît ni mère, ni père, ni famille, peut-être que la folie te donnera la force dont tu as besoin pour survivre

Léondra :

-survivre me fait peur, la mort est un chemin bien plus facile

Claris :

-une personne comme toi qui tente la mort, ne devrait pas avoir peur de prendre des risques, si tu ne crains pas la mort alors rien d’autre ne devrait t’effrayer, je suis là, je vais t’aider

Claris la relève :

Léondra :

-comment ?

Claris :

-je vais t’aiderai à obtenir ce que tu désires plus que tout sur cette terre

Dans l’hôpital à la réception, Arlette, Albert et le docteur y sont quand Léondra arrive épaulée par un homme, Arlette vient vite prendre Léondra dans ses bras, Léondra ne réagit pas :

Arlette :

-ma petite fille

Arlette lui prend la main :

-viens je te ramène dans ta chambre

Léondra, Arlette et le docteur s’en vont :

Des minutes après, Pierre sort de son bureau, il va droit dans la chambre de Léondra, celle-ci est sous perfusion assise sur le lit. Pierre entre :

Pierre :

-mon Dieu Léondra qu’est-ce que tu as fait ?

Léondra :

-pas maintenant s’il te plait

Arlette entre avec un pot de yaourt dans les mains :

-qu’est-ce qui se passe ici ?

Léondra :

-j’ai décider de me marier avec Pierre

Arlette se met face à Pierre:

Arlette fâchée :

-tu n’as aucune objection ?

Pierre s’en va :

Arlette s’assoit au chevet de Léondra :

-pour qui se prend-t-il ? Ce n’est pas parce que ton père lui a fait confiance qu’il peut tout se permettre

Léondra :

-pourquoi tu es fâchée contre lui ?

Arlette :

-il a

Arlette s’arrête :

Léondra :

-il a quoi ?

Pierre revient :

-ma tante il faut que je parle à ta fille seul à seul

Arlette se lève en laissant le pot de yaourt sur le lit :

-laisse là se reposer, tu lui parleras plus tard

Léondra triste, regarde ailleurs.

Une semaine plus tard, Léondra est en train de faire ses courses au supermarché, quand une jeune femme voilée l'aborde :

La femme :

-mademoiselle, bonjour

Léondra :

-bonjour

La femme :

-je vous ai vu à la télé il y’a quelques jours et je voulais vous dire que je suis d'accord avec tout ce que vous avez dit, bravo

Léondra contente :

-merci, j'espère que vous avez pu être inspiré et que vous oserez vous battre pour vos droits

La femme :

-hein

Léondra :

-est-ce que ça va madame ?

La femme :

-tu dois m’aider

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