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Couverture du roman Le journal de Marie-Kate

Le journal de Marie-Kate

Explorez l'intimité de Marie-Kate en découvrant les secrets que renferme son journal personnel. Ce récit vous invite à une immersion totale dans son quotidien, où chaque page dévoile ses pensées les plus profondes et son univers singulier. Suivez le cheminement de cette jeune fille moderne à travers ses écrits authentiques. Une lecture captivante qui lève le voile sur les mystères et les émotions marquantes de sa vie de jeune adulte aujourd'hui.
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Chapitre 2

Partie 2.

Avais-je seulement su que c’était là le dernier sourire de ma mère que je verrai ce jour? Que je ne pourrais plus la voir me sourire ni l’écouter me parler ? Que c’était la, la dernière fois de la voir ?

Je l’en voulais. Je l’en voulais d’être partie comme ça. Et de m’avoir laissé tomber.

Mon deuxième semestre de mon année de 6e n’était que désastre. J’avais tres mal travaille aux partielles. C’était là la première fois pour moi de ne pas etre première ou parmi les cinq premiers et surtout d’etre en dessous de la moyenne.

-marie…marie dit mon père alors que j’etais allonge sur le lit

-oui papa

-tes resultats ne sont pas satisfaisants dit-il en prenant place sur le lit

-…..

-tu dois te remettre au travail…dit-il simplement

-je ne vois pas pourquoi. Maman n’est plus la il n’y a pas de raison meme d’aller a l’ecole car elle ne verra pas tout ca. Elle ne verra pas la grande dame qu’elle voulait que je sois…

-moi je ne compte pas? me dit-il triste

-snifff sniifff papa pourquoi elle est partie ? Pourquoi elle est partie si elle m’aimait ?

-chuttt ne pleure pas je suis la moi. Et je serai toujours la. Maman est partie mais elle est la avec toi, avec moi.

Je le regardais étonnee et me demandais comment elle était la. Elle était morte ma maman. Ma maman Solange et malgre le temps qui passait je ne m’en remettais pas.

-elle est la dans nos cœurs et c’est pourquoi elle est avec nous. Et sera toujours avec nous dit-il dans le silence qui régnait.

-sniiiiffff

-tu veux bien te remettre au travail pour papa ?

-snifff

-marie kate…

-ne m’appelle pas comme ca papa…stp…ne fais pas ca sniifff

-okay marie. Tu sais je suis aussi triste qu’elle ne soit plus la mais tu ne peux juste pas tout abandonner ? Si tu le fais elle ne sera pas contente et moi non plus d’ailleurs. Souviens-toi….

-sourire meme quand tout va mal dis-je en essuyant mes larmes

-oui et aussi que maman solange est quelque part ou personne peut l’enlever…ton cœur.

Je serrais juste mon père contre moi. Il ne me restait plus que mon père. J’avais toujours été proche de ma maman. Pas que je n’aimais pas mon père mais c’était maman qui me lavait. C’était maman qui me taquinait le nez. C’était maman qui me faisait les guiliguilis et qui jouait a cache-cache avec moi. Qui me prenait par la main et chantait avec moi. Elle n’avait meme pas pu voir cette nouvelle annee. Je me souviens que pendant que les gens criaient bonne année nous on pleurait. C’était notre premier mauvais noel. Premier noel sans maman. Celle-ci était juste décédée au seuil de la nouvelle annee.

Celle qui me donnait le sourire et me réconfortait, celle qui était pour moi un modele n’était juste plus.

On dit que les gens qui nous quittent en premier sont ceux auxquels nous sommes le plus attaches. C’était vrai alors.

Septembre 2001.

Ça allait bientôt faire un an que maman nous avait quitté. Ce n’était vraiment pas facile de vivre sans elle.

Papa était juste devenu ma mère et mon père en même temps.

On avait la ménagère avec nous mais je ne parlais pas trop avec elle mais je l’aimais bien…

Mon père ne cessait de me répéter que je devais cesser de me renfermer sur moi-même et parler aux gens.

Mais je n’arrivais pas. Surtout à l’école. Je pouvais sourire oui mais je n’arrivais pas a m’ouvrir aux gens. La seule personne avec qui je parlais librement sans crainte, a qui je disais tout était mon père.

-tu es une grande fille maintenant j’espere que tu as compris ce que j’ai dit

-oui papa je peux l’avoir maintenant ? Parce que ca coule laaaa

-ah oui tiens dit-il en me donnant le paquet de garniture qu’il était allee m’acheter.

-il ne faut pas trainer avec les garcons…

-…et si les garcons me derangent a l’ecole je dois te dire finissais-je pour lui.

-oui c’est ca…

Je venais d’avoir mes regles et je l’avais juste dit a mon père qui était allé m’acheter les garnitures comme si je ne pouvais pas aller m’en acheter seule a la boutique.

Mais avant cela il se mit a me parler et me conseiller sur les garçons. Et il voulait encore recommencer une fois revenu avec le paquet. Il me faisait rire avec cette histoire.

Je n’etais qu’une petite et les garcons ne m’intéressaient vraiment pas. Alors la pas du tout.

J’allais dans un mois commencer ma classe de 5e.

Les amies je n’en avais vraiment pas. C’était l’ecole la maison. La maison l’ecole ou les sorties avec papa le week-end.

-bonsoir dis-je en souriant a la dame qui était au salon

-hein bonsoir repondit cette derniere apres m’avoir toise.

-tantine c’est qui au salon demandais-je une fois dans la cuisine

-ah mu zave kuwa a me kuize tale papa eh (je ne sais pas elle est venue voir papa)

-mais ake ve ? (mais il n’est pas là ?)

-muana ame zoze ake viguila (elle a dit qu’elle va attendre)

C’était l’heure des documentaires et je partais pour regarder la tele quand j’avais vu la dame assise au salon. Je repartais donc au salon après avoir parlé avec tantine.

-moi c’est marie et vous ?

-tchiiipppp il vient a quel heure ton père ?

-humm normalement dans 2 heures…mais je peux appeler pour dire que vous etes la

-j’ai aussi un telephone

-ah fis-je

La dame n’avait pas l’air aimable du tout. Je prenais la télécommande et zappais pour mettre le documentaire. La femme a cote ne cessait de murmurer.

Je la trouvais vraiment bizarre et elle commencait vraiment a me faire peur.

-tantine heure ke na luta ngue ke kuede ve (l’heure passe tu ne va pas rentrer ?) dis-je

-ah tu sais bien que non je ne veux pas te laisser seule ici

-oui le beb de papa dis-je en faisant une grimace. Vous penser que je suis vraiment bebe quoi ?

-faut dire ca a papa Roger

-humm mais la femme la j’espere qu’elle ne vient pas chercher les problemes hein parce que la manière dont elle est la et ne veut pas bouger.

-ah marie je ne sais pas c’est la première fois que je la vois meme. Quand je lui ai dit de prendre place dehors elle m’a poussé et est rentree dans la maison depuis elle est la-bas

-mais c’est qui meme ? pfff

-muana(l’enfant) laisse là la-bas va prendre le ludo on va jouer pour tuer le temps

Je partais donc et ramenais le ludo. On était oblige de venir jouer au salon sur la table a manger.

Papa dit qu’il ne faut pas laisser les invites seuls. On fit un, deux et alors qu’on commencais notre troisieme match mo telephone sonna.

-papa cheri

-marie je serai en retard a la maison mado est toujours la ?

-oui elle t’attend pour partir…

-oh la pauvre…je ne pourrais pas venir avant 21 heures

-euh papa il y’a une dame qui t’attend ici ca fait plus de deux heures

-comment ca une femme ? C’est qui ?

-euh je ne sais pas. Elle…elle n’a pas voulu donner son nom dis-je en regardant la femme qui me regardait comme un dechet

-peu importe dit a la dame de repasser demain ou de m’appeler si c’est urgent. A tout a l’heure marie

Tic tic tic tic

Il avait déjà raccroche. Son boulot devenait serieux. Il allait encore rentrer tard aujourd’hui ? Il avait pourtant promis ne plus.

-madame svp, Papa dit qu’il ne sera pas la avant 21h donc…

-tchip je vais attendre

-euh il dit de repasser demain ou d’appeler si c’est urgent

-faut continuer vos truc la dit-elle je l’attends ici

-tantine mado c’est serieux hein murmurais-je. Elle va rester la jusqu'à 21h ? ca fait déjà plus de trois heures qu’elle attend.

Mon père était arrivé aux environs de 22heures.

-bonsoir papa dis-je en prenant son sac. Je l’accueillais toujours dehors

-bonsoir ma cherie dit-il en me faisant la bise, ca va ?

-oui mais je suis fachee. Tu as vu l’heure ?

-je suis desole. Je sais que j’avais promis dit-il en rentrant dans la maison, mon super….mais qu’est-ce que tu fais la entendis-je mon père dire en fermant le front.

-toi tu ne vas pas changer hein dit la dame

Mon père me regarda. J’etais juste debout et me demandais ce qui n’allait pas.

-Mado. Je suis vraiment desole de te faire trainer ici jusqu'à pareil heure dit-il en allant vers elle. Je vais trouver une solution pour ca

-dac papa y’a pas de probleme

-hum je voulais bien te deposer mais la dit-il en se grattant la tete

-non y’a pas de probleme papa dit-elle. Je peux aller seule. A demain.

-toutes mes excuses a ton mari.

-y’a pas de probleme papa

Tantine mado devant papa n’avait que ce mot. Tout ce qu’il disait, elle répondait toujours comme ca. Jamais elle disait y’a probleme. Souvent je ne pouvais m’empecher de rire quand elle repondait ainsi. Je l’aimais bien cette femme et meme si je ne m’ouvrais pas a elle on s’entendait bien.

-prudence tu peux me dire pourquoi tu es la ?

-moi ca ne me derange pas de dire hein commenca t-elle en me lancant un coup d’œil qui me fit frissonner parce que tot ou tard elle saura.

Je regardais papa et lui questionnais du regard. Je n’avais pas bouge d’un seul pouce depuis qu’on était rentre.

-maman tu peux aller déposer le sac me dit papa

Il le dit gentiment mais je ne voulais pas partir. Je ne voulais pas partir et le laisser seul avec cette dame.

-stp maman…me dit-il

-tala (regarde) laisse-moi tout ca. Je suis venue prendre l’argent

-mais l’argent de quoi dit mon père

-ehh mais toi la tu blagues hein ? Donc qu’est-ce que tu crois ?

-prudence tu n’as aucun droit de me demander quoi que ce soit et surtout pas…

Celle-ci ne laissa pas mon père termine qu’elle rentrait déjà en vili. Je ne comprenais rien vu que ce n’était pas mon ethnie. Mais par sa manière de parler. Je savais qu’elle insultait mon père ou même si ce n’était pas le cas je n’aimais juste pas le ton sur lequel elle parlait.

-madame l’arretais-je. Apparemment vous n’aimez ni la politesse ni la gentillesse…et vous etes tres tres sauvage mais je ne vous permets pas de parler de la sorte a mon père. Est-ce que vous m’entendez ?

-marie… dit-il comme pour me demander d’arreter

-non papa…Est-ce que vous m’entendez ? Sortez de cette maison maintenant ne m’enervez pas d’avantage.

Mon père me regardait juste il était surement surpris de m’écouter parler de la sorte la petite timide et la fille renfermée venait de parler.

-ahh katu kuna (ah quitte-la) me dit-elle des que je finis de parler. Qu’est-ce qu’un gros truc comme toi peu me faire ?

Quand elle le dit je perdis juste ma langue et je faillis juste pleurer. Ma grosseur était sujet de moquerie alors meme que j’etais au primaire. Et meme dans mon nouveau college les gens de ma classe en parlait.

-prudence je ne te permets meme pas un peu de parler comme ca a ma fille

-ah quittez la avec votre ‘’permet pas’’. Vous pensez que le français c’est votre langue ? Et tu parles de fille ? Que c’est la seule fille que tu as ?

Moi qui étais déjà sous le choc regardais papa comme pour lui dire de quoi elle parle. Mais celui-ci ne me répondit pas et parla plutôt a celle-ci en vili.

-ohh mais elle doit savoir tu veux maintenant me donner l’argent tu refusais non ? He tu dois déjà arreter de me faire la grande avec ton français là. Parce que les choses vont très vites changées. Tu peux meme garder l’argent. Je viens m’installer ici …

-Prudence !!!

-ah Roger ne me fatigue pas hein…tu penses que c’est seulement celle-la dit-elle en me designant du doigt qui a besoin de toi ?

-moi aussi j’ai besoin de toi… da…

-prudence ! Tu vas trop loin. Pas en presence de ma fille que tu vas dire tes conneries

-conneries hein ? Conneries non ? he toi la ecoute-moi bien a partir d’aujourd’hui tu dois savoir que le papa la ne t’appartient pas.

-papa de quoi elle parle pus-je enfin articuler

-prudence sors de chez moi et ne remet plus pied ici

-je parle de sa fille tu penses que tu es la seule ? dit elle a mon egard. Sa vraie fille qui est belle et bien taille comme une miss pas les choses comme toi…

Je vis papa se lever et lui donner une gifle bien appliquee. Mais a quoi cela servait ? J’étais déjà triplement choquée.

Je venais d’apprendre que mon père avait une autre fille en dehors de moi et en plus cette dame disait venir s’installer et prendre la place qui lui revenait.

La place de maman. Quand je realisais cela je laissais juste son sac que j’avais a terre et partais dans ma chambre que je bloquais.

Mon monde qui était déjà ecroule apres la mort de ma mere et que j’avais essaye de rebatir venait juste encore de s’ecrouler.

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