
Le destin nous appelle
Chapitre 3
Bruno ouvrit les yeux tout doucement pour se retrouver plongé dans les ténèbres. Il s’assit et essaya de se repérer dans la pièce qui était complètement dans le noir. Il tâtonna sur la table basse et retrouva son téléphone qu’il alluma pour retrouver l’interrupteur, puis éclaira la pièce. Les événements du début de la soirée lui revint en mémoire, frustré il prit sa veste et se dirigea vers la chambre principale de la suite.
Son ventre criait famine. Il devait sortir pour se remettre les idées en place. Tout d’abord il composa le numéro de Gustave et lui demanda de faire venir sa Bugatti grise à l’hôtel, ensuite, il fouilla dans sa valise et trouva une tenue décontractée : un pantalon jean bleu, une chemise blanche et des baskets assorties à son pantalon jean. Enfin il appela son cousin qui décrocha à la première sonnerie.
- Bonsoir Bruno ! Quoi de neuf ?
- Je suis de retour depuis cet après-midi.
- Ah ! D’accord. Tout s’est bien passé ? Personne ne m’a tenue au courant de ton retour. Se plaignait-il
- Je sais mon frère, je suis vraiment désolé. Écoute j’aimerais sortir et dîner, peux-tu venir me rejoindre ? Disons dans une vingtaine de minutes au restaurant à la mode qui vient d'ouvrir ?
- D’accord frérot j’espère juste que ta copine saura bien se tenir ce soir.
- Ne t’inquiètes pas pour elle, désormais, elle ne sera plus un problème pour nous!
- Comment ça ? Vous êtes séparés ?
- Pire… viens et je t’en dirais plus.
- Très bien arrive immédiatement.
Bruno prit une douche bien froide, et s’habilla rapidement. Sa voiture l’attendait devant l’hôtel ainsi que Gustave.
- Gustave vous pouvez disposer ce soir, je vais conduire.
- Pardonnez-moi Monsieur, mais je ne peux pas vous laisser sans protection ce soir. Si vous insistez pour conduire, laissez-moi vous suivre. Je veux être sûr que tout ira bien pour vous.
Devant l’argument convainquant de Gustave, Bruno ne put que accepter qu’il soit conduit par son chauffeur et garde du corps.
- Merci Gustave, prenez le volant et emmenez-moi rejoindre Rudolph au restaurant.
Son arrivée ne passa pas inaperçue, le restaurant était l’endroit à la mode où toutes les célébrités de tous les domaines venaient dîner, et Bruno Jefferson n'était pas en reste. Son parcours et son ascension fulgurante ont fait de lui le plus jeune PDG milliardaire de la planète. C’était quelqu’un de très rare et une apparition comme celle-ci ne pouvait que faire couler beaucoup d’encre et de salive.
Dans ce restaurant, il fallait réserver des semaines bien avant, mais pour quelqu’un comme Bruno, il y’avait toujours une table prête pour lui. Il lui avait suffit juste de passer un coup de fil pour qu’une table lui soit réservée. Il pénétra dans le restaurant sous bonne escorte, malgré les flashs trépidants des photographes postés à l’entrée du restaurant.
- Bonsoir Monsieur Jefferson, bienvenu dans notre établissement, venez suivez-moi votre table est par ici.
Une hôtesse très élégante et souriante l’accueillit à la porte et le conduisit vers une table située à l’étage à l’abris des regards indiscrets.
- Veuillez patienter, un serveur viendra prendre votre commande.
- Merci Mademoiselle.
Celle-ci s’éclipsa discrètement et un serveur se tint immédiatement devant Bruno, la carte à la main.
- J’attends mon cousin, mais apportez-moi votre meilleur champagne s’il vous plait.
- D’accord Monsieur.
À peine il fut partit que Rudolph arriva un peu essoufflé.
- Désolé du retard, frérot ! J’étais à la salle de sport quand tu m’as appelé.
- Ne me parle plus de salle de sport et de ses professeurs ! De véritables prostitués !
- Oulala… Qu’est-ce qui t’arrive mon grand ? Demanda Rudolph avec curiosité.
Au même moment, le serveur apporta le champagne, puis déposa une carte devant chaque homme.
- Du champagne ? En quel honneur ?
- En l’honneur de ma liberté ! Frérot c’est toi qui avait raison à propos de cette mégère de Tiffany !
- Tu m’en dis plus s'il te plaît frérot ? Je meurs d’impatience.
Le serveur était revenu pour prendre leurs commandes et s’en alla discrètement.
- Figure toi que je suis rentré plutôt que prévu pour faire une surprise à Tiffany, et c’est moi qui ai reçu la plus grosse surprise de ma vie. Et il raconta toute l’histoire à son cousin qui, à la fin de son récit, se leva et lui fit une accolade.
- Frérot ! Ce champagne n’est pas suffisant pour fêter ça ! Après ici nous irons nous amuser dans une boîte de nuit. C’est obligé. Je suis si content que tu aies pu enfin voir le vrai visage de cette sorcière ! Ne parlons plus d’elle, savourons plutôt ta liberté enfin retrouvée.
Ils avaient mangé avec appétit leurs repas, et félicita le chef qui était venu en personne les saluer ce soir. Bruno paya l’addition et laissa un pourboire très généreux avant de sortir du restaurant.
Rodolphe avait conduit son cousin dans une boîte de nuit très connue dans la ville. Il était réputé pour ses frasques de la vie mondaine très peu de gens savaient que Rodolphe Jefferson était un génie de la finance, qui s'était associé à son cousin Bruno Jefferson pour monter un empire financier Il pouvait tout se permettre car il était très riche: de la voiture qui conduisait une Lamborghini dernier cri à la montre à son poignet qui valait deux millions de dollars, il était considéré comme le dandy des temps modernes. Ce soir la veste qu'il portait avait coûté quatre mille dollars, il avait un penchant pour les grands couturiers. À l'évocation de son nom dans le milieu de la nuit, toutes les portes s'ouvraient avec empressement. Ce fut le cas ce soir, à son arrivée le propriétaire de la boîte de nuit était descendu en personne pour recevoir les cousins
- Bonsoir messieurs, soyez les bienvenus parmi nous ce soir.
- Bonsoir Arthur, mon cousin et moi, voulons passer du bon temps, alors nous sollicitons de la bonne compagnie. J'espère que vous comprenez ce que je veux dire par là!
- Oui bien sûr Monsieur Jefferson, ne vous inquiétez surtout pas nous allons vous emmener la crème de la crème.
- Ceux sont des paroles que j'adore entendre. Se tournant vers son cousin, il lui dit: frérot ce soir nous sommes deux jeunes hommes sortis pour s'amuser à outrance. Tu vas laisser à la porte ton costume de PDG sérieux et sévère d'accord?
Bruno hocha simplement la tête pour donner son accord à Rudolphe
- Nous allons vous installer dans le coin VIP venez avec moi s'il vous plaît messieurs. Leur dire le propriétaire en montrant le chemin qui allait jusqu'au carré VIP au deuxième niveau.
À peine assis la sécurité se forma aussitôt pour bloquer l'accès jusqu'à eux.
- Mon cher ce soir cette table ne doit pas manquer du bon champagne sous aucun prétexte. Le meilleur champagne que puisse avoir cette boîte de nuit, je dis bien le meilleur!
Ordonna Rodolphe au serveur qui était venu pour prendre leurs commandes
- J'espère que tu te sens bien si c'est pas encore le cas, mets-toi à l'aisse parce que ici nous ne partirons que lorsque nous aurons goûter à l'ambiance, et l'alcool et aux belles femmes. Ce soir c'est alcool et femmes à gogo! Annonça Rodolphe en allumant un cigare.
Le serveur retourna à la table avec trois seaux de champagne, au même moment le propriétaire fit entrer quatres filles belles, et plantureuses dans leur carré VIP.
- Messieurs laissez-moi vous présenter vos hôtesses pour ce soir, je les laisse le soin de se présenter elles-mêmes. Bonne soirée à vous, dit le propriétaire en s'inclinant pour disparaître peu après.
- Alors les filles moi je suis Rodolphe et lui c'est Bruno pouvons-nous connaître vos charmants prénoms ?
Les filles se présenta chacune à son tour, mais Bruno ne retint aucun des noms. Il faut dire qu'il n'était pas trop intéressé par elles.
La soirée se poursuivit pour les six personnes dans le carré VIP. Ils avaient bu du champagne pendant des heures, danser et flirter avec les filles. À une heure très avancée, Bruno se sentit étourdi et fit signe à son cousin qui s'approcha de lui.
- Oui frérot qu'est-ce qui se passe?
- Je crois que je suis ivre, il est temps pour moi de rentrer. N'oublies pas que demain est un jour où nous avons du travail.
- Tu as raison frérot je pense que moi aussi j'ai abusé de l'alcool ce soir qu'est-ce que tu vas faire de cette demoiselle qui s'est accroché à toi?
- Je n'en sais trop rien je n'ai pas l'habitude de gérer ce genre de situation.
- D'accord je comprends je te propose donc de finir ces deux bouteilles de champagne qui restent et puis après nous allons rentrer nous reposer d'accord?
- D'accord frérot
Ils avaient terminé les deux bouteilles de champagne puis bizarrement deux autres bouteilles avaient fait leur apparition sur la table et c'est ainsi qu'ils avaient continué à boire jusqu'à ce que Bruno devienne complètement ivre pour ne plus pouvoir marcher tout seul.
Gustave l'avait vu sortir de la boîte de nuit accroché au cours d'une jeune femme qu'il ne connaissait pas, il courut vers son patron et l'aida a s'asseoir dans la voiture. La jeune fille insistait pour partir avec eux.
- Dites-moi mademoiselle où est-ce que je vous dépose ou mieux encore donnez-moi votre adresse je vais vous raccompagner, avant de ramener mon patron à son hôtel.
- Comment ça vous allez me raccompagner chez moi? Monsieur Jefferson m'a choisi pour lui tenir compagnie toute la soirée, dit-elle boudeuse
- Tenez, voici dix mille dollars pour avoir tenu compagnie à Monsieur. Croyez-moi mon petit vous n'aimerez pas le voir au petit matin quand il se réveillera et constatera que vous êtes auprès de lui. Il n'est vraiment pas aimable au réveil, je vous conseille de prendre cet argent sans faire d'histoires, c'est une belle somme en plus. Je vais vous déposer chez vous et oublier cette histoire pour votre bien.
Voyant la mine grave que faisait Gustave la jeune fille n'eut d'autre choix que de donner son adresse et de s'asseoir à côté d'un Bruno complètement ivre qui s'était endormi.
Après avoir envoyé la jeune fille chez elle, il ramena son patron à son hôtel et l'aida à monter jusqu'à la suite présidentielle. Le débarrassant de ses chaussures et le mit au lit. Il était conscient que le pauvre homme avait passé une très mauvaise fin de journée. Il ne savait pas exactement ce qui s'était passé avec Mademoiselle Tiffany, mais il était sûr et certain que c'était assez grave pour que son patron demande qu'on brûle toutes les affaires de l'appartement et qu'il soit venu seul se refugié dans son hôtel. Il travaille pour Bruno Jefferson depuis cinq ans, il le connaissait assez pour savoir que c'était une personne responsable et très émotif, quand il optait sa casquette de PDG, c'était un jeune homme adorable qui se souciait de son prochain et qui s'occupait bien de ses employés. Il s'impliquait dans leur vie et faisait en sorte qu'ils soient tous à l'aise. Alors c'était avec plaisir que Gustave prenait soin de lui comme un fils. Il ferma la porte de la suite derrière lui, et demanda à la sécurité de surveiller attentivement l'entrée la suite. Rien ni personne ne devait perturber le reste de la nuit de son patron. Satisfait, il rentra retrouver sa famille chez lui.
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