
Le cœur volé
Chapitre 4
Ma meilleure amie a compris ce que je pensais, elle a dit : « Je suis très contente que tu sois venue me trouver, cela montre que tu me fais confiance. »
« Si tu oses partir toute seule en cachette, crois-moi, je ne te pardonnerai jamais de ma vie ! »
Ma meilleure amie essayait de toutes les façons de me faire plaisir tous les jours, mais mon état de santé empirait jour après jour.
La nuit, je me suis assise seule sur le balcon.
Quand j'ai rouvert les yeux, j'étais surprise de voir ma fille.
Elle portait encore les vêtements qu'elle avait mis le jour où elle est morte, une large blouse d'hôpital enveloppait son petit corps.
« Maman, pourquoi tu ne me parles pas ? »
J'ai tendu la main timidement et j'ai serré ma fille dans mes bras.
Le lendemain matin, ma meilleure amie a découvert mon cadavre. Conformément à mes dernières volontés, elle a mis mon urne avec celle de ma fille ensemble.
Ma fille et moi sommes peut-être devenues des fantômes.
Mais je ne sais pas pourquoi nous ne sommes pas réincarnées.
Nous ne pouvions que flotter dans le monde sans but. Quand Marie a jeté son regard sur l'homme sur la place, je lui ai demandé : « Tu veux voir ton papa, n'est-ce pas ? »
Depuis ce temps-là, son regard s'arrêtait sur des personnes qui ressemblaient un peu à Guillaume.
Je savais la raison. Guillaume était toujours très occupé. Je pouvais seulement dire à ma fille que son papa était en train de faire des choses très importantes, donc, elle a toujours adoré Guillaume.
Quand ma fille était à l'hôpital, elle attendait extrêmement son papa, mais elle n'a finalement pas pu le voir une seule fois.
Nous sommes déjà toutes mortes, il n'y avait pas de mal à le regarder.
Dans l'entreprise, Marie a finalement vu son papa. Elle fixait cet homme à qui elle avait toujours pensé.
Malheureusement, peu importe à quel point elle s'efforçait, elle ne pouvait pas le toucher.
Le secrétaire de Guillaume lui a apporté un café. Guillaume a pris le café et a jeté un coup d'œil au secrétaire.
Il a demandé tout naturellement : « Comment va ma fille à l'hôpital ? »
Le secrétaire a réfléchi un moment et a dit : « Très bien. Elle est sortie de l'hôpital il y a un certain temps. »
Cependant, Marie était déjà morte. Est-ce que Guillaume avait une autre fille que je ne connaissais pas ?
Guillaume n'a pas dit autre chose. Il s'est retourné à son bureau pour continuer à travailler.
Après être rentré à son poste, le secrétaire a bavardé avec ses collègues : « Vous trouvez M. Simon bizarre ? Le jour où l'opération de sa fille a réussi, il a même offert des bonus à toute l'entreprise. »
« Pourquoi il me demande ça aujourd'hui ? »
« Ah, je me souviens. C'est le 8 du mois dernier. Il nous a donné trois fois de salaire ! »
Je tenais ma fille par la main, et mon corps était raide.
Marie sautait de joie et a dit : « Le 8, papa est venu, n'est-ce pas ? »
« C'est de ma faute. Je n'étais pas assez forte. Si j'avais pu vivre un peu plus longtemps, j'aurais pu voir mon papa ! »
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