
Le cœur volé
Chapitre 2
Guillaume restait figé sur place, les yeux exorbités d'incrédulité.
Il ne croyait pas ce que j'ai dit.
« Lina Dupont, tu as perdu la raison ? Tu me parles de divorce ? »
J'ai pris une profonde inspiration et ai dit : « Guillaume, tu es sourd ? Je veux divorcer ! »
Sur ces mots, je lui ai jeté l'accord de divorce que j'ai imprimé à l'avance.
« Je ne veux rien de tes biens. Je pars les mains vides. J'espère divorcer au plus vite ! »
« Si tu n'y vois pas d'objection, laissons un avocat s'en occuper dès que possible. »
Un silence de mort s'est abattu. Même Mia restait rarement muette.
Guillaume n'a pas ramassé les documents sur terre.
Un nerf se contractait par moments sur sa tempe, il a dit :
« Jusqu'à quand vas-tu jouer cette comédie ? »
« Tout ça pour un cœur qui n'est pas transplanté à Marie ? C'était si important ? Chloé en avait plus besoin, tu ne comprends donc pas ? »
« Lina, toi qui es aussi une mère, tu devais être compréhensive ! »
Mia a dit avec des larmes de crocodile : « Si j'avais su... même si Chloé en mourait, jamais je n'aurais accepté ce cœur ! Tout est de ma faute. Frappe-moi, insulte-moi ! »
Guillaume l'a guidée vers le canapé et a dit : « Ne te blâme pas. C'est ma décision. Tu es fragile, ne pleure plus. Je vais m'occuper de tout ! »
Son regard se glaçait en se tournant vers moi, il a dit : « Tu crois que tu peux me menacer de divorce ? Le cœur a été transplanté pour Chloé. Même si tu continues à faire des scènes, ça ne servira à rien ! »
« Si tu persistes, tu ne reverras jamais ta fille ! »
Soutenant Mia vers l'escalier, il m'a lancé un regard furieux et a dit : « Plus un mot sur ce divorce ! »
Il a fait claquer la porte. Je serrais l'urne funéraire contre moi, comme si ma petite fille m'étreignait encore.
Depuis mon retour, Guillaume n'a pas dit un mot pour s'inquiéter de moi et de ma fille.
J'étais dans une situation embarrassée, il a pensé que je lui ai fait perdre la face…
Il n'a pas même vu la photo de ma fille collée sur l'urne.
Je regardais la grande chambre où tant de souvenirs résonnaient encore.
Ma fille y dansait, jouait des jeux.
Cependant, elle s'est effondrée sur le sol froid.
Je n'ai pas pu la relever, quoi que je fasse.
Guillaume était absent au dernier moment de la vie de ma fille, donc il est également destiné à ne pas me revoir à l'avenir.
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