
Le cœur de Nicky
Chapitre 2
Chap. 2
Je suis sortie de l’hôpital il y’a 3 jours après deux semaines d’hospitalisation. Mais depuis 2 jours je reste enfermée dans ma chambre je n’ai envie de voir personne. Je veux juste qu’on me laisse tranquille. Maman m’apporte à manger dans ma chambre, matin, midi et soir mais c’est à peine si j’y touche.
Maman : chérie il faut que tu manges, tu as besoin de force et dans une semaine tu dois reprendre le boulot.
Le boulot ? je n’y pensais même plus. D’ailleurs je ne pense même plus à rien. Mon cerveau est comme bloqué par je ne sais quoi, je n’arrive plus à réfléchir, à rien, je n’ai besoin de rien.
Moi : stp maman je n’ai pas faim
Elle : tu vas te rendre malade.
Mais je suis déjà malade, maman me dis-je en moi-même. Je suis malade de haine, de douleur de colère. Je me sens mal, vide, anéantie. Je n’avais jamais imaginé ma vie sans lui, jamais. De puis 10 ans il n’y avait que lui rien que lui et seulement lui. D’ailleurs il n’y a jamais eu que lui et personne d’autre. Mon Dieu 10 ans. C’est vrai que maman dit que je ne suis encore qu’une enfant, mais est ce que la douleur que je ressens en ce moment est celle d’une enfant? Laissez moi d’abord me présenter et vous présenter brièvement la situation :
Je m’appelle Nicaise mais je préfère qu’on m’appelle Nicky. J’ai 26 ans, oui juste 26 ans. J’ai perdu mes parents à l’âge de 10 ans. Maman dont je vous parle depuis le début est en fait ma tante. La sœur cadette de mon père qui elle n’a jamais eu d’enfant. A la mort des parents, elle m’a prise avec elle. Elle n’avait pas assez de moyens c’est vrai mais je l’adorais et je l’adore toujours par rapport aux autres frères et sœurs de mes parents. J’ai grandi avec elle et j’ai commencé à l’appeler maman parce qu’au fond c’est ce qu’elle est pour moi. Elle est couturière et elle l’époque de mes 10 ans elle avait un tout petit atelier et vivait dans un studio. Nous partagions donc la même chambre elle et moi. Elle m’a tout appris, tout. J’ai rencontré Fed à l’âge de 16 ans. Je revenais de l’école, un après-midi sous le soleil j’étais à pied. Il a garé sa voiture et m’a demandé de monter. Jai hésité mais voyant le terrible soleil je suis montée (avant ça je n’étais jamais monté dans la voiture d’un inconnu). On a continué de se voir, il était tellement prévenant et attentionné. Il avait 26 ans donc 10 de plus que moi, mais ça ne me posait pas de problème je me sentais bien avec lui et il me trouvait assez mature pour mon âge. La première fois qu’on a fait l’amour j’avais 17 ans donc, un an après. Il nous a pris un appartement de 2 chambres à maman et moi. Au début maman ne voulait pas parce qu’elle disait que vivre aux crochets d’un homme n’a jamais été son truc. J’ai joué les bébés et boudé pendant quelques temps jusqu’à ce qu’elle accepte. Mais je lui ai promis que dès que je commencerai à travailler je prendrai une autre maison que je paierai moi-même. Après mon BACC, un BTS en Informatique de Gestion et une licence professionnel en Transport et Logistique, j’obtins mon emploi au HCR. En fait c’est là bas que j’avais fait mon stage et ma boss m’avait remarqué et pris les dispositions pour me garder. J'ai gardé l’appartement que Fred nous avait pris mais je lui ai dit que dorénavant je paierai moi-même le loyer. Notre histoire a donc continué ainsi. On se disputait et on se réconciliait comme le font tous les couples. Lui, il médecin, cardiologue précisément . J’avais mes missions et lui aussi avait les siennes pour des congrès et autres. Jusqu’à ce fameux soir…
J’entendis soudain la sonnerie de mon portable. C’était Magguy, elle avait fait un voyage et ne devait revenir qu’en début de janvier. je ne voulais pas parler. Je ne voulais causer à personne. 10 appels en absence. Mais faut me laisser un peu tranquille bon sang !! sonnerie SMS c Magguy. « pupuce, ça ne sert à rien de te mettre dans cet état. Ce qui est fait est fait, reste debout et va de l’avant ». Elle ne pouvait comprendre, personne ne peut comprendre en fait. Je lui ai tout donné à ce gars, tout, mon cœur, mon corps, ma vir…. Mes pensées furent interrompues par l’entrée de ma mère. Elle s’assit sur le lit. Posa la main sur la joue, puis sur l’autre joue. Se leva me regarda de nouveau et sortit sans rien dire. Et c’est ainsi que je passais mes journées enfermées dans ma chambre sans rien dire.
Ma boss m’avait permis de recommencer le boulot en début janvier. Le lundi où je devais reprendre le boulot, je suis restée couchée toute la journée. Magguy était toujours en voyage et m’avait fait un SMS le matin même « pupuce j’espère que tu es en train d’aller au boulot. Je reviens la semaine prochaine. Tu me manques. je t’aime ». j’ai lu et je n’ai pas réagi. Je suis restée couchée. Il est 21h, j’entends la porte de ma chambre s’ouvrir. C’est ma mère. Elle s’assit sur le lit me regarda puis se leva et tira violemment le drap dont je m’étais recouverte. Je me redresse et elle me regarde et se met à crier, c’était la première fois que je l’entendais crier :
Elle : Nicaise, tu veux mettre fin à ta vie à cause d’un homme ? à cause d’un homme mon enfant ?
Moi :…..
Elle (criant encore plus fort, les mains et les yeux levés vers le ciel) : Eyenga oohhh, Eyanga (c’était le nom de mon père), viens vois, viens voir comment ta fille veut détruire sa vie pour un homme, un homme mon frère viens voir. (Baissant à nouveau les yeux sur moi) : j’ai échoué à quel niveau Nicaise, je sais que c’est dur mais ça fait un mois, un mois, lui il est là bas heinnnn il vit sa vie et va de promotion en promotion. Regarde toi Regarde toi.
Elle se tue. Me regarda un moment en silence et je vis des larmes involontaires lui échappées. Elle sortit aussitôt de la chambre. Je suis restée assise là pendant un moment. Apparemment maman avait parlé à Magguy car elle m’envoya un SMS « dis toi bien que non seulement tu te fais souffrir toi-même, mais penses à cette vieille dame qui ne sait même plus où donner de la tête. Elle culpabilise pensant qu’elle aurait pu t’éviter tout ça. Elle ne mérite pas ça. La vie continue Nicky » alors que je finissais de lire le message de Magguy, je reçus un autre SMS, il venait de ma boss celui là « ma chère petite, crois bien que je compatis à ce que tu endures, mais tu ne crois pas que tu en fais un peut trop ? le directeur ne saurait supporter une si longue absence. Alors maintenant poses toi une question. Celle de savoir si ça en vaut vraiment la peine».
Après ces SMS et surtout après avoir vu ma pauvre maman dans cet état, je pris donc une décision. Je me suis levée de mon lit, une douche, et je me suis mise à genoux « Seigneur, rien n’arrive sans ton consentement formel. Je n’ai pas pu empêcher ce qui s’est passé mais je sais que tu me donneras la force de supporter et d’avancer ». Après ça je dis un notre Père, trois je vous salue Marie et un gloire au Père.
Après ça je me mis au lit. Demain sera nouveau. Ça fait mal mais je dois rester debout.
Voilà 2 chapitres. Encouragez moi à continuer oooooo. Vous savez ce que vous avez à faire. Xoxo
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