
Le contrat de soumission
Chapitre 3
C'est ce que fait toujours Julian… il fait toujours un pas vers moi, et deux pas en arrière par la suite… Il ne se décide jamais à aller au bout avec moi! Comme ce fameux soir de l'anniversaire de mes seize ans, où il m'avait donné mon tout premier baiser pour ensuite venir me trouver le lendemain et s'en excuser.
Comme si cela était une erreur.
Nous deux. Une erreur.
Non… Julian… ne recule pas s'il te plait! Pas encore!
Pourtant, j'ai tout fait exactement comme ma marraine BDSM Julia me le disait. Julian aime les relations de maitre/esclave. Il désire se faire vénérer, aduler, servir en toute chose par sa soumise… C'est exactement ce que je me dis prête à faire… il devrait apprécier, n'est-ce pas? Je relève la tête, prévoyant lui jeter un regard suppliant, et je suis alors surprise quand mon regard rencontre une érection massive dans son pantalon.
Je lève encore plus les yeux et nous échangeons un regard lourd de sens. Il aime me voir ainsi à ses pieds, l'adulant et le nommant par ce titre.
Maitre.
Sa main, qui était sur sa cuisse, se soulève lentement et vient caresser mes cheveux tendrement, sans me quitter des yeux.
— Tu désires être ma soumise pour un soir, dis-tu…
Nouveau silence. Il cesse de me caresser les cheveux un court moment. Quand il recommence à me cajoler, sa mâchoire et son regard qui ne m'a pas quitté se sont durcis un peu:
— Mais tu as laissé ce gadjo te baratiner, t'entrainer loin de moi, hors du chapiteau, et même que tu l'as laissé te toucher… et moi, je n'aime pas qu'on touche ce qui m'appartient!
Je me presse de lui dire avec ferveur que je promets de ne plus jamais laisser personne d'autre que lui me toucher. Julian insiste pour dire que cela mérite réflexion, surtout qu'en plus, il m'avait donné des consignes avant notre départ, dont celle de ne pas faire ce numéro de voyance… et que je les ai enfreintes presque toutes. C'est vrai. Je ne suis jamais les règles que Julian m'impose lors de nos déplacements, et même en groupe. Mais c'est parce que c'est le seul moyen d'attirer son attention!
Je lui promets dévotement de ne plus jamais enfreindre aucune règle, s'il veut bien me prendre pour sa soumise et me laisser le servir fidèlement!
Putain… Je dois surement vous paraitre pathétique… Mais ce n'est pas ce que vous croyez. J'aime Julian et je sais ce dont il a besoin et c'est de ma soumission qu'il a besoin… Oui, mais moi, direz-vous, quels sont mes besoins?
Julian! Julian est ce dont j'ai besoin. Et je pense qu'il est sur le point de craquer! Enfin!
Il se gratte le menton. Il n'en sait rien. Il pense que j'ai besoin d'une leçon. Pour ne plus jamais recommencer.
Un châtiment. Zutt…
Mais ce n'est pas le temps de me débiner! Il en va du futur de notre relation. D'ailleurs, je peux voir dans le regard de Julian qu'il attend que je m'dégonfle. Je baisse donc les yeux dévotement:
— Oui, maitre, vous avez raison, j'ai besoin d'être châtiée.
Julian m'aide à me relever et il me prend par le cou pour me guider en direction de la palissade qui sert de séparation entre le box dans lequel nous sommes et celui du magnifique étalon à la robe dorée qui se trouve dans le suivant.
Il me demande de me tenir debout, les mains sur la palissade et les jambes bien écartées, légèrement cambrée en avant pour que mon joli petit cul lui soit exposé, susurre-t-il à mon oreille.
— Je vais te donner dix claques avec ma main, pour m'avoir désobéit et dix autres pour t'être laissée draguer par ce gadjo. C'est compris?
— Oui, maitre, lui dis-je d'une voix mal assurée.
Je ne parviens pas à lui cacher ma nervosité. Je sens Julian qui se recule tout en caressant ma chute de rein de sa main large et quelque peu calleuse. Ma robe est très échancrée dans le dos donc il a tout le loisir d'admirer ma chute de reins.
Il me dit tout en s'exécutant que tout peut s'arrêter n'importe quand. Que je n'ai qu'à utiliser un mot de sureté… et que tout se terminera immédiatement. Mais je me doute que si j'utilise un mot de sureté ce soir… Julian ne voudra plus jamais refaire de tentative avec moi.
— Quel est ton mot de sureté, Kalia? insiste-t-il quand je ne dis rien.
Je réfléchis quelques secondes à peine avant de lui répondre:
—Éclair de feu!
La main de Julian qui caresse à présent mon derrière par-dessus ma robe s'immobilise un court moment. Il doit sans doute trouver mon mot de sureté bien étrange.
— Le mien est Noël, finit-il par m'annoncer.
Oui, Noël, la fête que Julian déteste tant. S'il n'en tenait qu'à lui, on ne la célébrerait plus jamais dans la communauté.
Julian remonte lentement ma robe pour exposer ma culotte de dentelle rouge que j'ai choisi d'harmoniser avec la robe de pétasse en talon aiguille que j'avais aussi choisie. C'est ce que je porte, des talons aiguilles.
Je sens la main de Julian sur ma croupe. Il caresse le tissu léger. Je voudrais que sa main se glisse en direction de ma chatte qui mouille déjà pour lui à travers la dentelle fine, mais Julian l'évite de manière tout à fait volontaire.
Il baisse ma culotte d'un seul coup et il vient se pencher au-dessus de moi de nouveau, dans mon dos:
— Compte avec moi, ma tigresse!
Ma tigresse. J'en ai des frissons. Surtout que sa main rugueuse caresse délicieusement mon postérieur, en faisant de petits mouvements circulaires. Mais cette main n'y reste pas bien longtemps et je suis durement rappelé à la réalité quand je sens une première claque sur ma fesse droite.
SMACK! Ça pince, ça mord… ça… ça… m'excite?
J'en suis tellement surprise que j'en oublie de compter et Julian doit me rappeler à l'ordre.
— UN!
Julian se recule quelque peu, une de ses mains me tenant toujours en place fermement par la nuque. Il penche la tête et je crois, je crois, oui… qu'il admire l'empreinte bien rouge laissée par sa main sur mon postérieur!
SMACK! Et vlan, une autre claque.
— Deux! dis-je un peu plus fort cette fois.
Je crois que j'entends une des portes des écuries s'ouvrir….
Ah non ! On ne va pas s'faire prendre! Là? Maintenant?
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