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Couverture du roman Le cauchemar d'Eliya

Le cauchemar d'Eliya

Eliya, une jeune femme au passé trouble, parvient à s'immiscer au sein d'une famille dont les membres cachent de lourds secrets. Cependant, l'atmosphère bascule radicalement lorsqu'il devient évident qu'elle-même dissimule une vérité inavouable. Ce mystère personnel change totalement la donne, transformant son intégration en un récit imprévisible. Entre non-dits et révélations, l'intrigue prend alors une tournure inédite et particulièrement inquiétante.
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Chapitre 2

*Dans la tête de Simon*

Il est 8h, papa doit déjà être au boulot je vais l’appeler, je ne comprends plus rien.

Après quelques sonneries

Papa : Mr OKELE ?

Moi : papa il est temps que tu enregistres mon numéro.

Lui : finalement ?

Moi : pas possible !

Lui : pas possible aussi de mon côté.

Moi : on un sérieux problème !

Lui : je ne trouve pas le soucis de mon côté, elle t’a dit quoi ?

Moi : Papa, je ne pense pas qu’elle prie.

Lui : qu’est ce qui te le fait dire ?

Moi : elle ne va pas à l’église et quand je parle de Dieu elle semble ne rien savoir.

Lui : elle se fout de toi dans ce cas, Simon je t’avais dit quoi ? Pas elle Simon pourquoi tu n’écoutes jamais.

Moi : Tu ne vas pas recommencer !

Lui : Simon j’en ai besoin s’il te plaît !

Moi : j’en ai aussi besoin !

Lui : Ta mère pleure souvent pour ça, il faut trouver une solution.

Moi : oui je sais !

Lui : bouge-toi !

Je n’ai même pas eu le temps de répondre il a raccroché.

Je m’appelle Simon Okele, j’ai 33 ans. Au teint ébène, je suis assez charmant comme homme. Avec mes 1m97 je ne passe pas inaperçu.

Architecte de formation, j’ai un job qui me fait vivre paisiblement. Myene/Fang et de nationalité Gabonaise, je subis le mélange douteux que j’ai !

Ça va faire 6 ans et deux mois que je suis avec Eliya et nous sommes mariés depuis deux ans !

J’aime ma femme (à ma façon) et en plus elle est vraiment belle. Je ne vais pas vous dire que dès que je l’ai vu j’ai su que c’était la bonne. À vrai dire, je ne voulais pas une histoire très sérieuse. Mais comme beaucoup d’hommes, je me suis pris à mon propre piège.

J’aime la femme, au début je partais voir ailleurs. Je trouvais qu’elle était trop complète pour moi. Elle n’était pas très exigeante mais il lui manquait la poigne. C’est la seule chose que je lui reproche depuis des années. Son non, n’est pas définitif. Il suffit que je vienne faire les « yeux doux » ; et ce même lorsqu’elle n’est pas de bonne humeur.

Mais avec le temps j’ai compris qu’elle ne pouvait pas changer pour me faire uniquement plaisir. Alors je me suis concentré sur d’autres choses. Sur ses millions de qualités. Et il faut croire que ce n’est qu’à ce moment que j’ai appris à l’aimer différemment.

Je voyais en elle ce que je ne voyais pas chez les autres. Et du jour au lendemain j’ai changé.

Pour toutes ces femmes qui pensent qu’il est impossible à l’homme de changer : il faut simplement lui laisser le temps de réaliser qui vous êtes.

Mon téléphone sonne et le prénom de ma femme me fait sourire.

Eliya : Simon ?

Moi : oui Madame ?

Elle : ça te dit un restau ce soir ?

Moi : qui paie ?

Elle : l’homme !

Moi : donc pas de restau parce que l’homme n’a pas d’argent pour un restau. Et puis c’est normalement celui qui invite qui doit prendre en charge non ?

Elle : je paie c’est bon. Quel chiche tu es !

Moi : ok je vais réserver.

À peine je raccroche que je reçois un autre appel.

Moi : allô

X : bonjour Simon, c’est Manuella

Moi : ça va ? Ah tu penses encore à moi c’est bien ça !

Manuella : oui je vais bien, justement je voulais qu’on se fasse un restaurant comme je veux te voir.

Moi : pas de restaurant aujourd’hui, je suis occupé ce soir.

Elle : un after work alors ?

Moi : parfait ! je t’invite.

Elle : mais c’est normal, tu pensais que qui allait payer.

Comme c’est une impolie elle a raccroché.

Manuella ? C’est mon ex, elle voulait trop le mariage et à cette époque je ne voulais pas me marier.

Elle était pourtant bien, elle ne se prenait pas la tête, douce (quand elle avait bien mangé ton argent), entreprenante, et elle ne disait pas oui à tout…comme votre parente. Vraiment bon délire, elle n’a que des frères alors elle savait comment fonctionner avec moi. Toutefois, je ne regrette pas qu’on se soit séparé.

À 18h j’étais au Don V un coin sympa de la capitale (Libreville). Je vois une silhouette qui m’est familière venir dans ma direction.

Manuella : Bonsoir Sim (allant à la rencontre de ses joues pour les deux bises)

Moi : Salut (en acceptant ses bises)

Comme elle parle beaucoup, on a passé 1h à parler de sa vie (son nouveau gars est riche mais chiche). Voilà, c’est aussi à cause de ça que je ne suis plus avec elle. Dès qu’elle te dit bonjour elle ne s’arrête plus. Même ce que tu ne veux pas savoir, elle va te dire. C’est quoi, la punition ? Je vous épargne les détails, les selfies qu’elle voulait qu’on prenne pour, je suppose, ses futures publications sur les réseaux sociaux. Ah les femmes !

Il est presque 20h quand je reçois le message d’Eliya.

Eliya : Mr, sur ta réservation c’est à 20h30 tu es où ?

Moi : je ne rentre pas, on se retrouve là-bas.

Elle : je ne veux pas conduire, viens me prendre.

Moi : mais c’est un long détour, je ne viens pas là-bas.

Elle : ok je vais prendre ma voiture. Tu vas encore voir qui va te rendre un service.

*Dans la tête d’Eliya*

Je laisse Ayla avec la nounou (j’ai la chance d’avoir une bonne personne à la maison). Je porte une robe portefeuille qui laisse bien entrevoir mes formes, s’il ne me dit pas que je suis belle ce soir il me néglige vraiment.

Je gare la voiture au parking du restaurant et je me dirige vers le restau. Je rentre et je vois mon mari qui passe une commande (beau comme tout). Ce gourmand-là, il doit avoir faim pour me devancer.

Moi (en lui faisant un bisou sur la bouche) : gourmand !

Lui (me tendant sa bouche) : ah enfin, bon j’ai passé les commandes pour nous deux.

Moi : ah tu as vu ça dans un de tes films là hein c’est bien.

Lui : bon dis-moi maintenant, tu crois en Dieu ?

Moi : Simon je peux savoir pourquoi tu poses cette question depuis quelques temps ?

Lui : si tu réponds tu auras ta réponse, pas autrement.

Moi : oui, enfin je sais qu’il existe.

Lui : ok d’accord.

Moi : bon tu peux maintenant me répondre ?

Lui : Madame ? Mangeons !

(Le serveur venait déposer nos entrées)

Lui : tu es… quand même jolie ce soir.

Moi : jolie ?

Lui : non mignonne, jolie c’est un autre niveau !

Moi : ok.

*Dans la tête de Simon*

Elle est belle! Mais ça me fait rire de dire le contraire.

*Dans la tête d’Eliya*

Au final, il a payé. Tous les jours il dit la même chose et quand tu veux payer il refuse.

On rentre, je vais me doucher, au moment de me coucher je tombe sur Simon qui regarde une émission sur les différentes forêts. Je ne cherche pas trop à la regarder avec lui je suis fatiguée.

Rebelote, il est 6h quand j’ouvre les yeux, je viens de faire un cauchemar et manque de bol je ne me rappelle de rien. Je sais juste que j’étais en danger, que ma fille l’était. Ce sont les seules informations que j’ai. Je me prépare pour mes exercices du samedi matin.

*Dans la tête de Simon-Pierre*

Moi : Nadine ?

Nadine : Oui chéri ?

Moi : viens, aujourd’hui ça fait trente ans que nous sommes mariés, viens me dire pourquoi c’est toi qui a ma bague ?

Elle : S-P je ne suis pas ton clown, toi seul sait pourquoi.

Moi : hum tu es venu en tapé dos hein comme les jeunes disent, il ne faut pas oublier ton passé.

Elle : ne me dérange pas, tu faisais tes choix toi-même.

Ah cette femme ! Je l’aime après autant d’années. On a eu un fils, un seul. Je suis heureux d’en avoir eu au moins un. Cette femme donne tout pour nous. Je vois ce qu’elle est capable de faire pour moi mais, il y a toujours un mais. Celui-là est un blocage pour moi depuis plusieurs années.

Je vais faire une sieste pour être en forme ce soir. Quand je veux me reposer je préfère aller dans l’ancienne chambre de Simon. J’aime mieux cet espace. C’est dans celle-ci que je passais le plus de temps avec lui.

X : Tu es responsable de ta vie, plus de ta progéniture.

Moi : …

X : Tu es responsable de tes choix, et ta progéniture devra en assumer les conséquences.

Moi : …

X : La vie que tu voulais c’est celle-là ?

Moi : …

X : 1983 ça te dit quelque chose ?

Moi : …

X : ta récolte à commencer à cette date !

*Dans la tête de Simon*

Je suis sur mon ordi, un samedi pareil je devais aller en week-end à la pointe Denis mais c’est l’anniversaire de mariage de mes parents. Je me demande si je vais pouvoir passer autant de temps avec Eliya.

Moi (allant vers elle) : Madame ?

Elle : tu veux encore quoi ?

Moi : tu peux me repasser cette chemise s’il te plaît?

Elle : non, tu vois bien que je suis en train de faire quelque chose.

Moi : ah bien hein.

Elle : tu fatigues.

Moi : tu étais déjà sur le bon chemin, mais bon, tiens (lui remettant la chemise).

*Dans la tête d’Eliya*

Simon : Madame, on est en retard, tu peux vite te maquiller ?

Moi : tu peux descendre prendre l’enfant, j’arrive.

Ayla venant vers nous : Papa je suis une reine des neiges ?

Lui (En regardant sa fille) : tu es la reine de ton papa, seulement de ton papa.

Moi (faisant les contours de mes lèvres) : de ta maman aussi.

Son père : bon on partage, tu es la reine de tes parents, et ce à jamais.

Elle était tellement contente après ça… ma fille, mon trésor. Je l’aime tant.

Quelques minutes plus tard on était chez les Okele, un anniversaire de mariage digne de ce nom. Encore ma belle-famille elle-même pour le chaud.

La soirée fut belle, je pense que je vais pouvoir supporter leur fils jusqu’à cette période. Du moins, je l’espère.

J’aime mon mari, il est comme il est mais c’est un homme bien.

Je pense qu’il faut accepter son homme comme il est, bien entendu il est possible d’améliorer certains traits de caractère. Il s’est mis avec moi je n’étais pas comme je suis aujourd’hui mais il m’a pris.

*Dans la tête de Simon*

Il est minuit, l’enfant dort dans mes bras, je pense qu’il est temps de rentrer. Je fais signe à ma femme (Oui ma femme, mon amour de femme) pour qu’on rentre. Ce genre de cérémonie te fait apprécier ce que tu as.

Arrivé à la maison, je vais me débarbouiller et je fonce dormir. Seulement quelque chose d’inhabituel se passe. Je vois d’un œil entre ouvert qu’Eliya fait une prière avec une bible. Trop fatigué pour réfléchir je m’en dors.

Je rentre dans une pièce sombre, au bout je vois Eliya qui a notre fille dans les bras. Elle joue avec elle, il y a des échanges de bisous. Je ne sais pas pourquoi mais je veux lui arracher l’enfant. Elle me paraît si douce mais en même temps si sombre. J’ai peur à chaque fois qu’elle lance ma fille pour la rattraper après (le jeu avec les enfants là).

Elle : Ayla viens, allons-y.

Moi : Elya laisse là, vous allez où ?

Elle : on va plus loin, vers l’autre bout, vers la forêt.

Je me sens comme impuissant, pourquoi vers cette forêt ?

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