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Couverture du roman L'amour prédestiné

L'amour prédestiné

Pour éponger les dettes de jeu de son frère Léo, Eléa est livrée à Julian, un prince de la mafia italienne. Ce dernier voit en elle l'instrument idéal pour punir son débiteur et s'amuser. Arrachée à son pays, la jeune femme refuse pourtant de se soumettre. Entre provocations et désir charnel, une passion tumultueuse naît de cette captivité. Mais quand l'heure du remboursement sonne, Eléa doit trancher : reprendre sa liberté ou rester liée à cet homme sans foi ni loi.
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Chapitre 2

Nous sortons de la boite de nuit, je m'approche de la voiture de mon frère mais Julian me saisit le bras.

- Non, vous montez dans ma voiture.

Je me tourne vers Léo et le prend dans mes bras.

- Je suis désolé sœurette, tellement, tellement désolé. Me chuchote- t-il.

- Ne t'excuse pas ! J'ai promis aux parents de prendre soin de toi, et c'est ce que je vais faire. Je veux que tu me promettes de rembourser cette dette. Je veux que tu occupes mon appartement pendant que je serai absente. Et va voir Ed, demande-lui de me remplacer, dit lui que je suis malade et que je prends une année sabbatique. D'accord ?

- Oui, je te le promets. Je t'aime ma sœur.

- Je t'aime petit frère.

Je l'embrasse sur la joue et lui fit signe de monter dans sa voiture. Je rejoins Julian, ou celui-ci m'attend avec la portière arrière de son SUV ouverte.

Je prends place sur la banquette arrière, Julian fais le tour et s’assoit à mes côtés.  Ses deux gorilles prennent place devant. Julian me demande mon adresse, et nous nous mettons en route.

Une fois arriver en bas de mon immeuble, Julian ordonne à ses gorilles de nous attendre, et il me suit jusqu’à mon appartement. J’ouvre la porte, dépose mes clés sur le meuble d’entrée et me rend dans mon salon.

-          Prenez un sac, cela suffira.

-          Un sac ? Non mais vous plaisantez ! Pour un an, un sac ne suffira pas !

-          J’ai dit un. Seul.  Sac !

Je ravale le flot d’insulte que je m’apprêter à déverser et me dirige dans ma chambre. Je prends une valise, la plus grande que je détienne, et commence à la remplir. Je prends plusieurs jeans, plusieurs tee-shirts, pull et des sous-vêtements.  Je ne prends aucune robe, ni aucun maquillage, s’il croit que je vais me faire jolie pour lui, il rêve mon coco !

Je me rends ensuite dans ma salle de bain et prend mon nécessaire de toilette, mes savons fais mains, mes shampooings solides fais mains, mon sèche-cheveux, ma brosse à dent. Une fois ma valise finie je retourne dans le salon. Julian est dos à moi, il observe mes photos accrocher au mur. Je profite qu’il ne m’est pas remarquer pour l’observer quelques instants.  Il est grand, très grand même. Je dirai un mètre quatre-vingt-dix. Il est large d’épaule, 100% pur muscle.  Son fessier est super bien moulé dans son costard.  On ne va pas se mentir ce mec est à tomber ! Dommage que ce soit un connard !

-          Je suis prête.

-          Qui sont ces personnes ? me demande-t-il

Je m’approche et regarde de quelle photo il parle, il s’agit d’une photo de Léo, nos parents et moi. Elle date de trois ans, la dernière photo de famille. Quelques jours plus tard, ils décédèrent.

-          Ce sont mes parents, mon frère et moi.

-          Où sont-ils ?

-          Ils sont morts.

Julian se tourne vers moi, m’observe quelques secondes, avec un regard rempli de tristesse il me semble. Non, ce ne doit pas être ça. Cet homme ne peut pas ressentir de tristesse ce n’est pas possible.

-          Allons-y !

Je récupère ma valise, je prends mes clés, jette un dernier regard a mon petit appartement avec un léger pincement au cœur. Je verrouille la porte.

-          Il faut que je donne les clés à Léo.

-          Giulio s’en chargera. Dit-il en tendant sa main pour que je lui donne mes clés.

-          Et qui est Giulio ?

-          Mon bras droit.

Je lui remets mes clés et nous rejoignions le SUV. Nous reprîmes la route dans un silence de mort, personne ne moufte. Je n’ose même pas demander où nous allons, de toute manière je n’ai pas mon mot à dire. Après ce qui me semble une éternité nous arrivons devant un hôtel avec écrit en grosse lettre lumineuse « Quality Suite », un hôtel cinq étoile rien que ça. Les gorilles engagent le SUV dans le parking souterrain.

Les gorilles de Julian se charge de porter ma valise et celui-ci me guide en direction de l’ascenseur en mettant sa main en bas de mon dos. Son contact déclenche en moi une sorte de chaleur intense, et aussitôt le rouge me monte aux joues. Traître de corps qui réagit à un beau mec !  Nous prenons l’ascenseur, nous dirigeons vers l’accueil. L’hôtesse une blonde pulpeuse relève la tête et dès qu’elle aperçoit Julian lui offre le plus beau des sourires.

-          Monsieur Morinetti, désirez-vous votre pass ? Et une chambre supplémentaire peut-être ? demanda-t-elle en me jetant un regard noir.

-          Juste mon pass, merci.

L’hôtesse donne le pass et nous nous dirigeons de nouveau vers l’ascenseur. D’ailleurs nous ne sommes plus que tous les deux. Mais où sont passer les molosses ?

Nous pénétrons dans l’ascenseur et il appuie sur le bouton du 5eme étage. Cet étage dessert deux chambres seulement, je suppose que ce sont des suites. Nous nous arrêtons à celle du fond, Julian met le pass dans la serrure et la porte s’ouvre. Il m’indique d’un mouvement du menton à entrer.

C’est effectivement une suite, dans l’entrée se trouve un petit couloir qui mène à deux portes, au bout de ce couloir se trouve un immense salon, avec deux canapés, une table basse, un bureau sur la gauche, au fond de se salon il y a une autre porte.

J’observe la pièce, tout est beau, tout est luxe, jamais je n’aurai pu m’offrir une suite pareille c’est sûr. Je cherche du regard ou peut bien se trouver ma chambre, il est plus de deux heures du matin et je suis fatiguée. Au moment ou je m’apprête à lui demander, Julian se dirige vers la porte au fond du salon.

-          La chambre est ici.

-          La mienne ?

-          Il n’y a qu’une chambre, donc c’est la nôtre.

-          Pardon ?! crie-je en m’étranglant à moitié.

-          Si cela ne vous convient pas, vous pouvez dormir sur le canapé.

-          Et bien soit ! Je prends le canapé ! Où est ma valise ?

-          Mes hommes l’ont déposé dans l’entrée.

Je me garde bien de le remercier et vais en ruminant dans l’entrée, j’ouvre la porte sur la droite, il se trouve que c’est un placard et effectivement ma valise se trouve à l’intérieur. Je tente l’autre porte en pensant que c’est la salle de bain, mais pas de chance ce sont les toilettes. Je me rends dans le salon, et toque à la porte de la chambre de l’homme qui n’ai absolument pas galant.

-          Oui ?

J’ouvre la porte et lui demande :

-          Où se trouve la salle de bain ?

-          Ici. M’indique-t-il en me montrant une porte dans sa chambre.

Ok, je ne pensais pas qu’elle se trouverait dans sa chambre, je rebrousse donc mon chemin, et tant pis je me changerai dans les toilettes. J’ouvre ma valise, prends un tee-shirt et un shorty et me dirige donc aux toilettes. Je me change en quatrième vitesse et retourne à mon lit, enfin, à mon canapé. En arrivant je trouve poser dessus une couverture et un oreiller. Malgré moi je souris pour le geste de Julian. Je m’installe et ferme les yeux, je suis tellement épuisée que je m’endors de suite.

Je suis réveillée par une délicieuse odeur de nourriture, mon ventre crie famine. J’ouvre les yeux et découvre sur la table basse un plateau avec tout un tas de nourriture. Du café, du thé, du chocolat chaud, du jus d’orange pressée, des viennoiseries, de la confiture et même de la pate à tartiner.

-          Je ne savais pas ce que vous mangiez au petit-déjeuner, j’ai donc pris un peu de tout.

Je sursaute en entendant cette voix suave et sexy, je me redresse, jette un regard a Julian et lui murmure un merci.

-          Dépêchez-vous nous partons d’ici une heure.

-          Et où allons-nous ?

-          Chez moi.

-          Pourquoi nous sommes nous pas y aller hier ?

-          Car c’est en Italie.

J’en recrache mon jus d’orange tellement je suis sur le cul.

-          En Italie ? Non, mais je ne compte pas aller en Italie, vous êtes malade !

-          Vous n’avez pas le choix Eléa.

Première fois que j’entend mon prénom de sa bouche et franchement avec son petit accent c’est carrément sexy. Hein ? Quoi ? Sexy ? Mais reprend toi ma fille !!

-          De toute manière je ne peux pas venir, je n’ai pas de passeport.

-          Maintenant si. Me dit-il en me montrant effectivement un passeport à mon nom.

Mais d’où il le sort ?! C’est carrément impossible !

-          Maintenant, faites-moi le plaisir de vous dépêchez ! Que vous soyez habillée ou non d’ici... Il regarde sa montre. Cinquante minutes, je vous embarquerai direction l’aéroport.

Je le fusille du regard et prend un pain au chocolat sur le plateau pour le manger. Certes je fais la tronche, mais je ne vais pas me laisser mourir de faim.

Une fois mon petit-déjeuner fini, je prends un jean, un tee-shirt et un pull dans ma valise et me rend dans la salle de bain. Je me douche en quatrième vitesse, même si c’est vraiment dommage, car il se trouve que la baignoire est un jacuzzi rien que ça, je me serai bien vu me prélasser pendant de longues minutes. Je ressors donc dix minutes plus tard fin prête. Quand je me rends au salon Julian est au téléphone, je ne comprends pas ce qu’il dit c’est en Italien, du moins je le présume, car le seul mot que j’ai compris est Grazie, ce qui signifie Merci en italien.

-          Cette douche t’a tel fais du bien ?

-          Ah nous passons au tutoiement apparemment ?

-          Nous allons vivre ensemble pendant un an, nous pouvons donc bien laisser le vouvoiement de coter. Surtout que d’ici quelques jours nous serons très intime.

-          Je te demande pardon ? je n’ai pas du bien entendre, j’ai cru que tu disais que nous allions être intime. Dis-je en rigolant.

-          C’est bien ce que j’ai dit.

Il se rapprocha de moi, son torse quasiment coller au mien, je dû lever la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux, après tout il fait trente bon centimètre de plus que moi.

-          Dans quelques jours nous serons intimes, tu sais pourquoi ?

Je secouer la tête pour signifier que non. Il se pencha vers moi, pendant un instant j’ai cru qu’il allait m’embrasser mais il se contenta de chuchoter à mon oreille.

-          Car je sais que je ne te laisse pas indiffèrent, j’ai vu la manière que tu as eu de me mater devant la boîte. Et tu veux que je te dise ? Tu es tout à fait à mon goût.

Il se redressa et me regarda avec un désir ardent, j’avalai difficilement ma salive, ses mots m’avait mis toute chose. Putain, oui ! C’est vrai il est canon et il ne me laisse pas indifférente. Mais jamais je ne céderai à mes pulsions, jamais ! Pas pour un homme qui me retiens par la force à ses côtés. De toute manière je suis vierge et il est hors de questions que je m’abandonne avec cet homme. Je repris contenance et lui signifia :

-          Tu peux toujours courir si tu crois que je vais me laisser aller avec toi. Plutôt crevée !

Il eut un rictus et me lança d’un air joueur.

-          Nous verrons cela Principessa.

Je ne sais pas ce que cela veut dire, et je ne lui demande pas. Je pris ma valise et le suivis en direction de l’ascenseur. Nous descendîmes à l’accueil ou Julian rendit son pass à l’hôtesse. Et nous primes la route à bord du SUV. Direction l’aéroport.

Nous n’avons pas mis longtemps pour nous rendre à l’aéroport de Mérignac, l’hôtel se situer à quelques minutes à peine, après nous être enregistré, nous avons rejoint notre vol. Première classe, évidemment ! Cela m’aurait étonnée. Nous nous installâmes, bien évidemment Julian à mes côtés, ses sbires je ne sais où.

-          Repose toi Principessa, nous avons moins de deux heures de vol, mais une fois en Italie, je ne compte pas te laisser te reposer longtemps.

-          Et moi je ne compte pas me laisser faire et loin de là.

Il rigola, et moi je me renfrognai. Non mais il se croit irrésistible à ce point ? s’il croit que je vais dire amen a tout il se fourre le doigts dans l’œil ! C’est vrai que jusqu’à maintenant je n’ai pas fait preuve de combativité. Mais s’il veut jouer on va jouer, et celui qui va perdre à la fin sa ne sera pas moi. Je vais lui en faire voir de toutes les couleurs. On va bien voir si après s'il veut toujours être intime avec moi .

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