
L’amour en retard
Chapitre 5
Cela faisait trois jours que Chloé était à l’hôpital, et pendant ce temps, seule une infirmière stagiaire était venue de temps en temps la stériliser et lui donner des médicaments.
Elle s’est contentée de nettoyer la plaie, ce qui n’a eu que très peu d’effet sur la blessure.
L’infirmière stagiaire était très brutale, Chloé frissonnait souvent de douleur et avait des sueurs froides.
Elle a serré le drap de lit sous elle, et ses doigts fins sont devenus blancs sous la pression.
En voyant cette scène, Antoine ne pouvait s’empêcher d’arracher le flacon de médicaments et de s’en mettre sur le corps :
« La douleur, pourquoi ne pas la dire ? Tu aurais dû faire une scène me laisser t’amadouer, n’est-ce pas ? »
Si c’était dans le passé, Chloé serait certainement en train de faire une scène pétulante.
Mais cette fois, elle préférait serrer les dents et tenir bon.
Antoine a délibérément adouci son ton, attendant que Chloé prenne ses mots.
Tant qu’elle acceptait de se soumettre, il n’était pas impossible qu’il lui donne une chance...
Après tout, dans son cœur, Chloé était toujours sa fiancée, quelqu’un qui lui appartenait.
Mais Chloé s’est contentée d’incliner la tête, comme si elle ne voulait pas le regarder. Elle a dit d’un ton plat :
« Je suis désolée de t’avoir dérangé auparavant. Je ne le ferai pas à l’avenir, si tu penses que le contrat de mariage est un obstacle, je peux en parler à grand-père pour qu’il l’annule. »
Les sourcils d’Antoine se sont instantanément froncés à ces mots : « Quoi ? Chloé, es-tu encore en train de jouer un jeu ? Arrête d’être aussi déraisonnable ! »
Comme un lion enragé, il a jeté négligemment les objets qu’il tenait dans sa main et a claqué la porte, la laissant seule avec les bouteilles de pilules tordues.
Chloé a ri faiblement, elle n’a fait qu’être honnête.
Le lendemain, le Grand-père Lacroix est apparu à la porte de la salle.
En voyant ce vieil homme, qui lui ressemblait plus à un parent, les yeux de Chloé sont soudainement devenus rouges.
Lorsqu’elle était piégée dans la montagne, outre la peur de la mort, ce qui l’inquiétait le plus, c’était ce vieux grand-père bienveillant.
À l’époque, lorsque ses deux parents étaient morts, c’était le Grand-père Lacroix qui l’avait prise par la main et l’avait amenée dans la famille Lacroix.
Quoi qu’il arrive, il soutiendrait Chloé.
En regardant le visage souriant et aimable du vieil homme, elle a avalé tous les griefs au fond de son cœur.
Elle allait partir de toute façon, alors il fallait laisser le Grand-père Lacroix s’inquiéter moins.
Mais dès que le vieil homme a vu les blessures sur les jambes de Chloé, il s’est mis en colère au point de faire trembler ses moustaches.
« Tes médecins sont-ils vraiment inutiles ! » s’est-il exclamé, le ton menaçant : « Comment osent-ils te faire ça ?
Le vieil homme parlait tout en hochant lourdement la canne qu’il tenait à la main.
Il avait traversé l’échiquier de la gloire et de la fortune lorsqu’il était jeune et avait une aura majestueuse. Au bout de deux mots seulement, il a fait couler des sueurs froides à Macaire.
« Vous, ne vous mettez pas en colère ! Je suis un expert, comment pourrais-je me tromper ? » a déclaré Macaire : « C’est Chloé elle-même qui ne coopère pas au traitement et qui veut vendre sa misère pour attirer la sympathie afin de pouvoir vous utiliser comme arme ! »
Mais le vieil homme n’a pas écouté son sophisme, et l’a frappé avec la canne, ce qui l’a fait rouler sur le sol : « Petit morveux, tu oses faire le malin et dire des bêtises devant moi, je pense que tu mérites une raclée ! ».
Camille avait entendu le vacarme et s’était précipité dans la salle : « Qu’est-ce qui ne va pas ? Le Grand-père Lacroix, Chloé t’énerve encore ? Tu te calmes, Chloé elle a l’habitude d’être autoritaire, ne t’embête pas avec elle... »
Le vieil homme a levé la main et lui a donné une gifle : « Chloé m’a encore énervé ? Elle ne m’a jamais mis en colère auparavant ! Qu’est-ce que toi et ton frère avez fait, vous pensez vraiment que je ne peux pas le voir ? Deux menteurs éhontés, comment osez-vous me mentir ! Voyons comment je vais vous nettoyer ! »
Personne n’osait empêcher Le Grand-père Lacroix de s’énerver. Sa gifle a frappé solidement le visage de Camille. Un filet de sang a lentement glissé du coin de sa bouche.
Antoine est arrivé juste à temps pour voir cette scène.
Camille en a profité pour se jeter dans ses bras, pleurant : « Antoine, je suis désolée, je ne sais pas ce que sœur Chloé a dit devant grand-père, faisant en sorte que grand-père me déteste autant... Tant que je peux faire en sorte que grand-père ne soit pas en colère, je pourrais supporter tout... »
Le visage d’Antoine était glacial tandis qu’il la protégeait dans ses bras : « Avec moi qui te protège, je vais voir qui ose bouger ! »
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