
L'AMOUR DU PRÉSIDENT
Chapitre 3
** Solange Djissou **
Après quelques bastonnades Pierre se lève et en voulant courir pour s'échapper, ma mère la récupère encore. Je me suis vite mis à genoux pour supplier maman de le laisser.
Moi (en pleure) : Maman s'il te plaît arrêtes de le frapper, je l'aime sérieusement et il m'aime également. Pour l'amour que tu as pour moi, maman s'il lâches le. Je t'en supplie. Écoutes mes supplications s'il te plaît maman.
Elle me regarde rigoureusement et relâche Piere.
Moi : Merci beaucoup maman.
Pierre profite pour sortir de la maison mais ma mère l'interpella.
Maman : Eh oh toi reviens ici.
Il se retourne et revient vers nous tête baissée. Son visage était rempli de sable et ses habits devenus sales.
Maman (en colère) : Regardes moi dans les yeux et dis moi ce que tu es venu faire ici.
Pierre (tremblant): Maman tout d'abord je m'excuse pour...
Maman (le coupant): Dis moi ce que tu es venu faire faire chez moi à cette heure là.
Pierre : J'étais venu voir Solange.
Maman : Pour quelle raison donc ?
Pierre : Je..
Maman (criant): Tu ne parles plus ? D'ailleurs, Solange est quoi pour toi ?
Pierre: C'est ma petite amie.
Maman me regarde du haut vers le bas et poursuit ses questionnements.
Maman : Depuis combien de temps déjà ?
Pierre : Trois ans maman.
Maman (criant) : Quoi ? Trois ans et je ne suis pas informée ?
Moi : Je suis désolée maman je voulais t'en parler mais...
Maman (calme): Solange tu es une sorcière. Mon fils vient t'asseoir.
Pierre insiste avant de s'approcher mais sous le regard de ma mère, il s'assoit.
Pierre : Merci maman pour l'accueil.
Maman : Solange, vas lui apporter de l'eau.
Je vais vite apporter de l'eau pour Pierre.
Maman : Mon fils, tu viens d'où ? Et qu'est-ce que tu fais dans la vie ? De quelle tribune es-tu ?
Pierre : Je viens du village voisin nommé Ouéga mais je suis originaire du Porto de religion catholique. Je suis un chasseur cultivateur.
Maman : Désolé pour ce qui vient de se passer.
Pierre : Non maman, c'est à moi de m'excuser. Bon je vais demander à partir.
Maman : Hum reste pour qu'on aille à table. On voulait manger quand tu es arrivé. J'espère que cela ne te dérange pas trop !
Pierre : Non maman.
Maman : Merci. Allons donc à table.
Nous nous sommes diriger vers la table à manger pour déguster nos repas. Une fois installé, je serre le mangé à maman, ensuite à Pierre et moi en dernière position. Nous nous souhaitons bonne appétit et chacun savourait le délicieux repas.
Maman : C'est Solange qui a fait la cuisine. J'espère que ça t'a plu.
Pierre : Oui ça sent très bon et c'est un met vraiment circulant. J'ai adoré ça.
Moi : Merci Pierre.
Maman : Qui t'a parlé Solange ?
Moi : Maman il a complimenté Mon repas et je devais lui répondre non.
Maman : Tais-toi s'il te plaît, la bouche qui mange ne parle pas.
Pierre : Ah...
Sur ses mots, personne ne parle jusqu'à la fin du dîner. Parfois ma mère devient agacer, incompréhensible et insupportable. Ça me fatigue dès fois et je me dis intérieurement pourquoi je suis née dans cette famille. Mais je l'aime comme ça car à part ça, elle me comble, me protège et m'entretient comme toute mère fait à ses enfants. Je suis quand même heureuse qu'elle ait pu dialoguer avec Pierre aujourd'hui. C'était ça le plus important. Mais je me demande toujours ce que Pierre est venu faire ici à l'heure là. De toutes les façons, je le saurai avant son départ d'ici. Pierre fini son repas et prend de l'eau mais ma mère l'étouffe encore avec ses questions. En ce moment là, je range les assiettes avec lesquelles on a mangé dans la cuisine.
Maman : Mon fils tu es bien rassasié? N'aie pas honte hein, désormais ici c'est chez toi.
Pierre : Non c'est bon déjà maman. Je vous remercie beaucoup de m'avoir donner ce chaleureux accueil. Ça me va droit au cœur.
Maman : Laisses ça.
Pierre : Je vais demander à partir.
Maman : Ok d'accord salue moi tes parents de ma part. Solange, raccompagne le.
Pierre : Au-revoir et passez une bonne soirée.
Je me lève toute souriante pour le raccompagner au portail. On sort de la maison et je le raccompagne jusqu'au carrefour du village. Personne ne parlait jusqu'à ce que je brise le silence avec ma question.
Moi (tenant sa main) : Chéri pourquoi es-tu venu sans me prévenir ?
Pierre : Désolé c'était ma mère qui voulait te voir demain matin c'est pour cela j'étais t'informer mais ma surprise a été grandiose.
Moi : T'inquiètes pas, tout ira mieux. À certains moments le malheur aussi est bon.
Pierre : Alors tu seras là demain ?
Moi : Oui chéri.
Pierre : Ok d'accord à demain alors.
Je lui fais la bise sur les lèvres et on se quitte de regard. Arrivée à la maison, je vois déjà ma mère au salon entrain de chanter.
Moi : Maman de mon cœur, ma seule et unique maman, ma raison de vie, ma respiration...
Maman (me coupant): Héé arrêtes moi ça vite. Je sais que tu veux me demander une faveur c'est pourquoi tu me flattes ainsi. Dis moi, tu veux quoi ?
Moi : Hum je veux te demander la permission pour aller voir la mère de Pierre demain. Elle demande à me voir demain matin.
Maman : Pourquoi faire ?
Moi : Je ne sais pas encore. J'irai entendre ce qu'elle a à me dire. Tu me le permet alors ?
Maman : Euh vas-y !
Moi : Merci beaucoup maman je t'aime fort.
Maman : Moi aussi ma chérie.
Cette avec sourire aux lèvres que je m'endors. J'entends le crie de la sonnerie de mon horloge et je me réveille en sursaut. Je règle l'horloge à 06 heure du matin pour pouvoir faire mes travaux avant le réveil de maman. Je vais prendre le balais, je nettoie la cour, la chambre de maman, la mienne et je lave les assiettes. Une fois mes travaux terminés, je me suis dirigé vers la chambre de maman voir si elle s'est déjà réveillée pour la saluer. À peine arrivée, je la vois à genoux sur le lit entrain de prier. Elle termine sa prière et me salue.
Maman (baîllant): Salut toi.
Moi : Bonjour maman, comment a été ta nuit ?
Maman : Comme tu peux le voir, je vais à merveille.
Moi : Action de grâce alors. Je vais sortir vers 08 heure.
Maman : Tôt déjà ?
Moi : Oui pour vite revenir.
Maman : Ok d'accord j'irai au marché maintenant payer les tisanes. Je sens un peu la fatigue et les maux de tête.
Moi : Ok je te laisse.
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