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Couverture du roman La vie d'Anna

La vie d'Anna

Anna découvre que les sentiments sincères transcendent les barrières du temps et les conventions sociales. Dans cette romance moderne, son parcours démontre avec force que l'affection véritable ne connaît aucune frontière matérielle ni aucune limite d'âge. Face aux obstacles du quotidien, elle apprend que s'attacher à l'autre est un acte libre, où seul compte l'élan du cœur. Une exploration touchante de la passion qui défie les règles préétablies pour s'épanouir pleinement.
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Chapitre 3

Episode 3 : « Drug and Consequences »

Julia ne pousse aucun cri mais ses yeux se remplissent de larmes devant mes yeux qui ne ressentent rien face à ce spectacle.

Moi : je ne voulais pas le faire mais tu l’as mérité Julia. Je me dis souvent qu’Eve exagère mais non apparemment cette Gifle tu m’a bien mérité et si tu dis quelque chose d’insensé de ce genre je risque de te faire mal et ton bébé avec. T’es qu’une pauvre conne qui ne pense qu’à elle et qui se croit apparemment dans une série américaine ou dans une télénovela. On n’est pas dans les feux de l’amour ici ou encore moins dans rubis ou on peut blesser les gens comme on veut. Ton enfant il n’est pas le mien, je te le dis depuis longtemps, cherches un autre pigeon parce que tu ne vas pas coller ton batard à ma famille ok ?

Lorsqu’on dit qu’on a des sentiments pour quelqu’un on fait tout pour qu’il soit heureux, on ne lui fait pas de mal. Pour ma part je ne veux plus avoir affaire à toi ou même à ton ombre. Je veux que tu disparaisses de ma vie pour de bon ok ? Je second test que papa à demandé je veux qu’il soit fait dans les deux semaines à venir sinon je ferai de ta vie un enfer. Et crois moi, j’ai certes des principes mais je peux être un diable quand je veux.

Julia : on est deux alors.

Malgré les deux kilos que j’avais envoyés dans sa joue elle continuait de me faire face avec son air de défi. J’avais plus qu’envie de la tabasser même tellement mon cœur était en feu. Je la regarde serrant mes mâchoires pour essayer de contenir ma colère, et préfère quitter la pièce la laissant arrêtée la, la main sur la joue.

Moi : si cette fille la meurt, tu auras ca sur la conscience toute ta vie, parce que c’est de ta faute si elle est ou elle est. Tu ne mérites même pas que je te touche encore. A partir d’aujourd’hui c’est plus qu'Eve, y’a moi aussi je te préviens.

Je quitte la maison en claquant la porte.

J’étais malade à l’idée de penser qu’elle était allée jusque la cette … pfff j’essaie de rouler le plus calmement possible, je n’avais pas envie que ma mère perde son fils. Je fais le tour du quartier pendant une heure avant de rentrer à la maison me coucher directement. J’étais plus que dégouté.

Le lendemain après mes cours et ma visite quotidienne à Anna, je vais me faire dorloter par ma cousine que je n’avais pas vue depuis un bout. Pour ma part je n’avais pas suivi un seul mot du cours de la demi-journée. J’avais plutôt les idées ailleurs.

Je l’écoute bavarder pendant 30 minutes non stop (comme presque toutes les gos d’ailleurs) avant qu’elle se souvienne de moi.

Eve : alors mon doudounet, toi ca va ? ca n’a pas trop l’air. Anna …

Moi : non, Julia…

Eve : quoi Julia ?! Qu’est-ce qu’elle a encore fait elle ? Attends elle continue de te harceler ? Putain cette folle va me …

Moi : calme-toi, tchia ! Toi le nom « Julia » la c’est ton piment même ! Dès qu’on prononce ca en même temps tu trembles sur toi !

Eve : mais y’a de quoi ! Tu ne vois pas ce qu’elle fait cette bitch la ! Bon vas y parles même.

Je raconte tout à Eve qui manque d’exploser, elle tient plus en place et je suis obligée de la calmer avec une sortie au glacier. La encore à chaque bouchée elle me fait un speech rempli d’insultes pour Julia. Je la laisse se libérer car elle ne fait que dire ce que je pense tout bas.

Nous passons tout le reste de l’après-midi ensemble à parler de Julia et de ses frasques.

Eve : bon ca va arrêtons de parler de cette malade mentale nymphomane qui délire la. Putain je n’arrive même pas à croire mais je jure que celle la si je l’ai sous les mains … hum.

Moi : ton papa la, son côté ivoirien la, Ce n’est pas bété ou dioula ? Mdr !!

Eve : mdr t’es bête ! Non il est Alladjan je te l’ai dit. Toi, Karelle, oui ?

Moi : ahu ? C’est quel nouveau genre de question ca ? Moi, Karelle oui quoi ?

Eve : fais pas l’enfant de 10 ans. Vous deux c’est comment. ? Tu penses que je n’imagine pas que vos visites chez l’autre se multiplient ?

Moi : comment ca ? On se voit comme de bons amis c’est tout.

Eve : ok l’amitié c’est beau c’est mignon mais oui, le reste il est ou ?

Moi : nulle part je te dis.

Eve : je vais te taper Yanel ! Dis-moi que tu l’as embrassé ou appuyé ou un truc de ton genre la ! Tu es plus rapide que ca d’habitude pour t’occuper des filles que tu fréquentes mon cher cousin ! Alors fais pas genre … elle t’intéresse pas ? Je suis sure du contraire moi.

Moi : si elle m’intéresse mais …

Eve : ah ! Je savais ! Et puis je sais mon yanounou y’a Anna ok, mais hey tu ne vas pas te marier avec elle a moins qu’elle se réveille alors essaie d’avancer. Ne prends pas son état pour te faire un blocage. La vie continue, et tu dois continuer avec.

Moi : si tu pouvais être douce tous les jours je te jure que je t’épouserai quoi.

Eve : dégage oui ! Parles bien Yan. Elle me plaît bien cette fille, sage et timide, pas comme tes autres oiseaux de malheur la.

Moi : mdr … on s’est embrassé elle et moi, hier … et euh …

Eve se met à crier à la terrasse ou nous sommes et saute dans tous les coins, bref un rituel de fille quoi.

Eve : hiiiii je suis trop contente ! T’allais pas e le dire si je ne t’avais pas demandé salaud avoue ! Allez avoue !

Moi : si je te l’aurais dit bien sur, mais bon c’est juste un baiser ca signifie pas grand-chose.

Eve : mais peut-être pour elle ouiii !! Qu’est-ce que tu en sais ?! orrrh merde putain c’est trop mignon vous deux … hihihi

Moi : Tchè ma petite arrête d’être dynamique comme ça y’a quoi ? Mdr !

Eve : non tu ne peux pas comprendre mon Yanounou j’aime te voir un petit peu romantique même si ca n’y est pas dans gênes mais j’aime ce petit coté la. Hey continues comme ca lol !

Je la regardais sauter et être heureuse pour moi et ca me faisait rire. J’avais oublié l’idiote qui m’avait foutu les boules la veille.

On se quitte aux environs de 21 heures après avoir diné sur insistance de sa mère.

C’est donc tout soulagé et assez heureux que je rentre chez moi. Mais lorsque je pénètre dans le salon et que je trouve papa assis avec Alice, dans sa « tenue des grands événements », je ne suis pas vraiment tranquille.

Moi : bonsoir papa. Euh qu’est-ce qui se passe ?

Papa : asseyez-vous jeune homme s’il vous plait. Nous devons avons une petite discussion vous et moi.

Je cherchais dans ma tête ce que je pouvais bien avoir fait pour qu’on me demande de m’asseoir.

Tout en sirotant son verre de pastis, il se leva et tourna autour de moi.

Papa : je ne crois pas t’avoir appris la violence encore moins sur les femmes Yanel Koffi-Almeida. D’ailleurs pour cela tu es celui qui a le plus appliqué mes conseils.

J’ai appelé ton amie Julia pour savoir ce qu’il en était de mes résultats du test de paternité que j’avais demandé et elle m’a dit en retour que tu étais passé chez elle et que tu lui avais porté main avec toute ton agressivité. C’est vrai ce qu’elle me dit la ? et c’était juste pour aller la frapper que tu est sorti hier à 22 heures Yanel ?

Moi : Putain ce n’est pas vrai … écoutes papa…

Papa : oui mes oreilles sont disposées à t’écouter fils.

Moi : c’est vrai je l’ai tapé, ou plutôt je l’ai giflé mais elle l’avait mérité. Apparemment elle ne t’a pas dit pourquoi je l’ai fait.

Papa : non, elle devait me dire ? Ou du moins, il y aurait une raison qui justifierait tes actes sauvages ?

Moi : papa je l’ai giflé je t’ai dit je ne l’ai pas tabassé et c’est parce qu’elle m’a énervé, tu le sais bien, je ne fais jamais ca. Si je l’ai fait c’est parce qu’elle est à l’origine de ce qui arrive à Anna actuellement.

Papa : oh … et tu peux m’expliquer comment ?

Moi : pff … elle est allée raconter à Anna que l’enfant qu’elle portait était le mien et tout le monde le savait sauf elle. Et que nous étions heureux ensemble. Je l’ai lu dans l’un des journaux d’Anna que son père m’a donné. C’est pour ca qu’Anna à tenté de se suicider. Et hier je suis allé juste pour lui demander des explications, je ne savais pas que j’allais en arriver la mais elle semblait tellement fière de ce qu’elle avait fait que je n’ai pas pu me retenir. Tu le sais bien toi, que je ne porte pas main aux femmes.

Papa : j’espère seulement que ca ne se reproduira plus mon bon ami. Car si c’est le cas je te sanctionnerai. Je ne sais pas comment tu t’arrange pour choisir tes morceaux de fille toi pff … tu me déçois tout de même jeune homme. Ce n’est pas un comportement digne d’un gentleman ca.

Je le regarde monter les escaliers dans sa démarche princière suivi de sa chérie et j’ai envie d’éclater de rire tellement je suis choquée du « no limit » de Julia, apparemment les deux kilos qu’elle avait reçu dans sa joue gauche la n’était pas bien rentré. Je me retourne en cherchant ce que je pourrais bien lui faire quand je tombe sur Sylvio qui essaie de fuir parce qu’il avait aspiré toute la conversation. Un autre « no limit » dans l’afférage encore.

Moi : tu ne changes pas toi.

Sylvio : quoi ? Sur ce coup la je ne pouvais pas même mon ami. Façon ton papa était sapé dans sa tenue japonaise la, c’est y’avait un vrai Ken qui se préparait ! Toi c’est maintenant tu t’es réveillé pour gifler Julia quoi ? T’es ennui deh ! Tchr ! Ma sœur Eve a fini travail depuis même ! ahii … jusqu’à elle a ajouté cadeau dessus même mdr !!

Moi : mdr vous êtes teub tous les deux.

Sylvio : non mais sérieux hein Yan’, elle a chauffé mon rognon jusqu’à ca a cuit même ! C’est quel race de go ca la même ! tchraa !! … maintenant je dis oh Yanel, ton vieux est né ou ca ?

Moi : à Bouaké pourquoi ?

Sylvio : hum … on ne dirait pas hein, moi j’allais dire qu’il était né en Angleterre comme ça. Il dit : « ce n’est pas un comportement de gentleman ca » mdrrr asso on dirait son vieux dabassait (frappait) pas sa maman hein façon il a sorti la phrase la lool !

Moi : dégage Sylvio t’es trop con même !! Mdr ! Il à raison on ne frappe pas les femmes.

Sylvio : Tchè sauf Julia, ce n’est pas femme ca la, c’est chouette, hibou femme la, c’est ca. Elle met le malheur dans la vie des gens seulement. Tchr … bon je retourne a mes affaires je dois passer un appel important. Tu sais que je vais à Londres moi.

Moi : tchr dis merci à Papa plutôt. Villageois la. Mdrr !

Sylvio : vas au champ Yanel. Tchr !!

Dès que Sylvio part, je retourne dans mes pensées et j’ai, à vrai dire envie de retourner chicoter cette Julia la comme il se doit mais je n’avais pas envie que mon père me jette en prison pour violence faite aux femmes - -‘

Je monte donc moi aussi histoire d’appeler Karelle et voire si le malaise était passé.

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