
La lune bleu
Chapitre 2
Éléonore commençait à perdre son souffle, le vent claquait de plus en plus fort sur son visage et la pluie froide collait ses vêtements à son corps, sa course devenait de plus en plus dure.
Elle avait couru plusieurs kilomètres en regardant ses pieds et n'avait pas fait attention à l'endroit où elle se dirigeait.
Lorsqu'elle s'arrêta, elle leva enfin la tête pour respirer profondément, elle aperçut la lune bleue qui brillait à fond dans le ciel, elle était pleine, ce n'était pas une nuit pour sortir, tout le village le savait.
Même si la raison n'avait jamais été donnée les soirs en pleine lune bleue, il était totalement interdit de se promener dans les rues.
Lorsqu'elle s'aperçut de l'endroit où elle se trouvait, elle en avait des frissons dans le dos, elle était à l'entrée de la forêt interdite aux frontières du village voisin.
Mais elle se dit que cela ne pouvait pas être pire pour elle que son village natal.
Alors elle se décida à y entrer de toute façon, elle n'avait plus nulle par où aller.
Son cœur battait de plus en plus fort et il devenait de plus en plus difficile pour elle de reprendre son souffle dans cette tempête de pluie et de vent, elle décida de s'allonger entre les arbres et de regarder la lune pour reprendre son souffle.
Puis doucement, ses yeux se fermèrent malgré elle.
Elle entendit des bruits dans le buisson et les arbustes à côté d'elle.
Un bruit de souffle et un grognement animal peut être un chien errant ou un loup, se dit-elle soudainement.
Elle voulait ouvrir les yeux, mais son corps ne réagissait pas, elle voulait s'enfuir pour sa vie, mais elle ne pouvait ni ouvrir les yeux ni se réveiller pour s'enfuir.
Lorsqu'elle se réveilla elle était dans un cabanon, ses vêtements semblaient avoir été changée, elle était allongée sur un matelas à même le sol.
Elle regarda autour d'elle et se demandait ce qu'elle faisait là.
Elle se souvenait de la dispute avec son père, de sa fuite, de son malaise en forêt et de ce bruit.
Soudain, elle se redressa précipitamment et regarda partout autour d'elle pour chercher des indices.
Où était-elle ? Où étaient ses vêtements ? Et comment s'enfuir ?
Elle trouva un lavabo au fond du cabanon avec un miroir et décida d'aller se rafraîchir.
Dans le miroir, elle a vu l'énorme morsure sur son épaule.
Puis la porte s'ouvrit, laissant paraître une silhouette d'homme dans l'ouverture. Il semblait grand et fort comme un athlète.
Il rompit le silence
"-tu es enfin réveillé ? J'ai bien cru te perdre ce Soir là.
- Qui... qui es-tu ? Et.. Où suis-je ? Où sont mes vêtements ?
- Du calme, du calme... Oh, mon Dieu, ma femme est une pipelette dès le matin !
-Ta... ta femme !?"
Il s'avança vers elle doucement, comme s’il cherchait à dompter un animal apeuré...
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