
La femme du milliardaire mystérieux
Chapitre 3
L'avis de Bella :
J'effectuai une dépense de 150 dollars pour passer la nuit avec un prostitué. J'avais du mal à réaliser qu'il s'agissait du nouveau patron !
Quelle coïncidence ! Il me revint en mémoire les propos que je tins au patron.
Je lui avais dit que ses compétences n'étaient pas assez bonnes. Et que de ce fait, je voulais que la transaction se fasse à un prix plus bas.
Oh, mon Dieu ! Pour quelle raison exactement aurais-je tenu de tels propos ?!
S'il me reconnaissait, me mettrait-il à la porte de l'entreprise ?
Non ! Il était impossible que je sois licenciée ! Ma mère et ma sœur avaient encore besoin de mon aide.
Du calme ! Il faudrait que je garde mon calme !
Je pris quelques respirations profondes et essayai de garder mon calme. Néanmoins, les tremblements de mes jambes continuèrent.
Je jetai un regard furtif à l'homme qui était assis au premier rang et m'assurai qu'il ne regardait pas dans ma direction. Puis j'éprouvai un léger sentiment de soulagement. Je baissai la tête et me couvris la moitié de mon visage avec mes longs cheveux !
Pour le moment, tout ce en quoi je fondais mon espoir, c'était que le PDG de la firme, Herbert Wharton, ne m'avait jamais prêté aucune attention.
La salle de conférence était pleine à craquer. Alors, il était probable qu'il ne m'ait pas remarquée.
Chaque minute, chaque seconde qui passait devinrent une véritable torture pour moi.
Petit à petit, la réunion s'acheva et la situation paraissait être meilleure que ce que j'avais imaginé. Tout portait à croire qu'Herbert ne m'avait pas remarquée.
Il était enfin temps de mettre fin à mon souvenir. Je me faufilai hors de la salle de conférence et me confondit à la foule.
La première chose que je fis à mon retour au bureau fut d'attraper Joey pour lui dire ce qu'il s'était passé.
Joey me regarda d'un air choqué. "Quelle chance d'avoir une relation intime avec le BOSS !"
"Arrête de dire des plaisanteries ! Je me sens envahie d'un fort sentiment d'inquiétude. Je crains sérieusement qu'il assouvisse sa vengeance en me licenciant. Il y a ma mère et ma sœur dont je dois encore m'occuper. Je ne peux me permettre de perdre mon travail. Surtout pas en ce moment !" rétorquai-je, presque folle.
J'éprouvai encore un sentiment de regret. Mais pour quelle raison m'étais-je rendue dans ce bar pour boire ?! Comment cela se faisait-il que j'eus un coup d'un soir avec cet homme ?! Qu'est-ce qui m'avait pris de lui donner 150 dollars ?! Et pour quel motif m'étais-je moqué de ses compétences médiocres ?
Cette situation me mettait en très mauvaise posture.
Joey haussa les épaules en disant : "N'aie pas trop d'inquiétude ! Il est très probable qu'il ne t'ait pas du tout remarquée."
Sans même qu'elle ait le temps d'achever ses propos, la voix du directeur retentit : "Bella ! M. Wharton demande que vous alliez le voir dans son bureau."
D'une humeur nerveuse et empreinte de gêne, je me dirigeai vers le bureau du patron.
Quand je fis mon entrée dans le bureau et que mon regard se posa sur l'homme qui m'était désormais familier, le rythme de ma respiration s'accéléra.
À notre dernière rencontre, il était encore à l'hôtel et était vêtu d'un peignoir !
À présent qu'il était habillé d'un costume, c'était mon patron.
La vie était surprenante, toujours remplie de surprises.
Depuis mon entrée dans le bureau, il avait les yeux rivés sur ses documents, comme s'il n'avait pas du tout remarqué mon arrivée.
Je portai mes yeux sur ses cheveux épais, pris une profonde inspiration et dis d'un ton flatteur : "M. Wharton ! Vous avez demandé à me voir ?"
Sortant le nez de ses documents, il leva la tête. Très vite, je fis apparaître sur mon visage un sourire classique. Je n'oserais pas prendre le risque d'offenser le grand patron.
Herbert me regarda de haut en bas. Ses yeux étaient dépourvus de tout sentiment amical. C'était comme s'il était dédaigneux ou du méprisant.
Pour être brève, il me mettait très mal à l'aise.
Je détestais profondément ses yeux qui étaient emplis de dédain.
Néanmoins, il me fallait travailler en sa compagnie. Alors, à l'étape actuelle des choses, je n'avais pas autre possibilité que de prendre sur moi.
En fin de compte, il posa le stylo qu'il avait en main et s'adossa au large siège en cuir. Puis d'un ton froid, il dit : "Je ne m'attendais pas à ce que notre employée soit si ouverte. C'est vraiment inattendu."
Avec le ton froid de sa voix, ainsi que ses paroles empreintes de provocation, je ne parvins pas à m'empêcher de répondre : "Il semble que votre vie privée soit également très riche !"
Je pensai intérieurement : "Nous sommes presque pareils. Si je suis une femme dépravée, alors tu es aussi un playboy !"
L'expression du visage d'Herbert devint à nouveau très laid.
Apparemment, je venais de contrarier une fois de plus mon patron...
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