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Couverture du roman La destinée de Hilda

La destinée de Hilda

La vie de Hilda, une adolescente ordinaire, vole brusquement en éclats après la perte tragique de ses deux parents. Désormais livrée à elle-même, la jeune fille doit affronter brutalement les réalités d'un monde moderne où chaque chose a un prix et où la gratuité n'existe pas. Ce récit poignant suit son combat pour la survie et sa quête de repères. Comment parviendra-t-elle à surmonter son deuil tout en trouvant sa place dans cette société impitoyable ?
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Chapitre 3

Chapitre 03

****Dans la tête de Karim***

Je ne sais pas qui a eu l’idée d’embaucher une fille aussi jolie comme femme de ménage, mais franchement, la personne ne m’a pas aidé du tout. Quand je suis sortie de la douche et je l’ai vu, j’ai failli faire un infarctus. Mais j’ai réussi à me contenir, et quand elle m’a regardé dans les yeux, le temps s’est arrêté. Je ne l’ai vu que quelques fois, mais à chaque fois, je ressens cette décharge électrique qui traverse tout mon corps. La fois ou elle m’a trouvé dans la cuisine, j’ai tout fais pour sentir son odeur, oui je sais ce n’est pas bien mais je n’ai pas pu m’en empêcher.

Je ne sais même pas pourquoi je me comporte comme ça avec cette petite, pourtant d’habitude, c’est elles qui viennent vers moi, ce n’est pas pour me vanter mais d’habitude c’est moi qui fait cet effet aux femmes. Le pire ce que je n’arête pas de penser à elle et ça m’énerve parce que je l’ai vu quoi, deux fois ?

-C’est quoi ce sourire Karim? C’est Raby qui vient d’entrer dans ma chambre et comme d’habitude elle n’a pas frappée

-je t’ai toujours dis de ne pas entrer dans cette chambre sans frapper, lui dis-je en lui jetant mon oreiller sur la figure

-ne change pas de sujet, quand je suis entrée tu souriais comme un maboul, tu pensais à quoi ou plus tôt à qui ?

- arrête je ne pensais a rien et je ne souriais pas

-si tu le dis ! Elle s’apprêtait à sortir quand la question est sortie toute seule

-Hé, dis c’est qui cette jeune fille que j’ai aperçu hier sur la terrasse ? Lui demandais-je avant qu’elle ne sorte.

- Ah Hilda, c’est la nouvelle bonne, elle est jolie n’est-ce pas ? Tout en prenant un air désintéressé je lui réponds

- ah tu sais je ne l’ai pas bien regardé pour savoir si elle est belle ou pas. Dans mon cœur je me dis elle est magnifique tu veux dire. C’est ça oui, me dit-elle avec un sourire malicieux.

- aller sors d’ici j’ai des choses à faire lui dis-je. Il faut que j’en sache plus sur cette créature qui m’empêche de dormir depuis que j’ai posé mes yeux sur elle.

***Dans la tête de Hilda***

Je commence à bien me plaire dans cette maison. Je travail beaucoup mais ça ne me dérange pas, ma mère m’a habitué au ménage, elle me disait toujours qu’une femme devait savoir tenir une maison propre. C’est la voix de Raby qui me sort de mes pensées.

- salut Hilda, comment ça va ?

- je vais bien mademoiselle, vous avez besoin de quelque chose lui demandais-je

-non, Je veux juste discuter un peux avec toi et arrêtes de m’appeler mademoiselle, appelle moi juste Raby je te l’ai déjà dis

- oui c’est vrai, pardon

- viens t’assoir prés de moi, en indiquant la chaise libre à coté d’elle, je viens m’assoir en essayant de deviner ce qu’elle peut bien me vouloir.

-dis moi Hilda tu as l’aire d’une jeune fille très intelligente et tu t’exprime très bien en français. Comment tu t’ais retrouvée à faire ce travail ?

- ma mère vient de décéder, c’est elle qui payait ma scolarité, n’ayant plus les moyens de subvenir a mes besoin alors je n’ai eu aucun autre choix que de travailler pour survivre. Elle écoute attentivement ce que je lui dis et je descelle de la pitié dans son regard

- oh que c’est triste et ton père alors… excusez moi lui coupais-je, mais je dois aller m’occuper du linge sale. Je sors de la cuisine sans lui laisser le temps d’en placer une. En réalité je n’ai aucune envie de parler de ce père que je ne connais pas.

Je vais prendre la Corbeil a linge pour faire la machine, en priant dans mon cœur de ne pas tomber sur Karim, mais on dirait que Dieu n’est pas de mon coté aujourd’hui parce que je tombe nez a nez sur lui dans le couloir qui mène dans la salle ou se trouve la machine à laver.

- Salut, Hilda

Moi sans regarder dans sa direction : bonjour Mr Barry

Lui avec le rire dans la voix : quoi tu ne me regarde même pas ?

- je suis occupée Mr

- oui mais ça ne t’empêche pas de me regarder je crois. Je n’ai pas envie de le regarder par ce qu’il a quelque chose dans son regard qui me trouble, qui me fait perdre mes moyens. Je décide de ne pas lui prêter attention, et je rentre dans la salle ou se trouve la machine. Il partira quand il en aura marre de parler tout seul. Je commence à trier le linge, je remarque tout d’un coup un silence dans la pièce, Mr s’est fatiguée de parler apparemment mais il m’a rejoint dans la pièce, il ne me quitte pas des yeux, il suit du regard chacun de mes mouvements comme s’il les étudiait. Gênée, je me tourne vers lui et lui demande d’arrêter de me regarder ainsi

- mais pourquoi tu ne veux pas que je te regarde

- parce que c’est gênant. Même vous, vous n’aimeriez pas que quelqu’un vous fixe de cette façon

Lui en me prenant par les épaules et m’obligeant à le regarder droits dans les yeux : et bien ça dépend de qui me regarde.

Son regard toujours plongé dans le mien, sa bouche se rapproche dangereusement de la mienne, et je n’arrête pas de regarder sa bouche. Merde, quelles lèvres tentantes. Je sens son souffle chaud sur mon visage, mon cœur bat tellement fort que je crois qu’il va sortir de ma poitrine. Il caresse ma joue avec son pouce.

Je ferme les yeux et attend, espérant que ces lèvres magnifiques touchent les miennes. Mais il ne se passe rien, quand j’ouvre les yeux, Karim m’observe avec un sourire en coin, mais il me regarde avec tellement d’intensité que j’en suis gênée. Je recule, prend un grand bol d’aire avant de parler

Moi gênée et jouant les choquée t les choqué mais en fait j’essaie de cacher mon trouble: Mr Barry je suis dans cette maison pour travailler et j’espère qu’à l’ avenir vous arrêterez de vous comporter comme ça avec moi.

- comment je me comporte avec toi Hilda ?

- vous le savez très bien, sans lui laisser le temps de me répondre je continue, - figurez vous que je ne suis pas une de ces filles que vous pouvez avoir juste parce que vous le voulez. Mais tu es était prête à l’embrasser me cri la voix dans ma tête, faisant comme si je n’avais rien entendu, je poursuis- je suis certes votre employé, mais ça ne vous donne pas le droit de me toucher ou venir perturber mon travail quand bon vous semble. Alors je vous prierais de me laisser tranquille svp. Je sors de la pièce sans un regard vers lui.

Mon Dieu, qu’est ce qu’il me veut à la fin ?

Je retourne dans la cuisine et Raby y est toujours. Je ne suis vraiment pas d’humeur à répondre à ses nombreuses questions, donc je vais lui en poser moi

- vous êtes toujours ici Raby ?

-oui j’allais sortir

- je peux vous poser une question mademoiselle ? Elle me dit oui de la tête

-je ne vois presque jamais votre mère, c’est comme si elle ne vivait pas ici

- oui ma mère est rarement à la maison, depuis la mort de papa, elle s’est refugiée dans son travail. C’est comme si nous autres nous n’existions pas, je remarque de la tristesse dans ses yeux.

- vraiment désolée mademoiselle. En parlant du loup. Madame vient de faire son entrée dans la cuisine, c’est peut être moi, mais j’ai l’impression qu’elle est de mauvaise humeur, ou elle ne m’aime pas tout simplement

- sers-moi une tasse de thé en s’adressant à moi,

-tout de suite madame

- ma chérie, les grandes vacances c’est dans quelques jours, je me disais qu’on devrait aller en vacance tous ensembles en s’adressant à Raby

- maman tu es sérieuse ? Elle fait oui de la tête et Raby lui saute presqu’au cou avec des baisers sur tout le visage et on ira ou demande-t-elle entre deux bisous ?

-On ira ou tu voudras lui dis sa mère avec un large sourire. Je veux aller à Paris, je veux visiter cette ville et faire du shopping

-alors on ira à Paris, Raby sautille comme une petite fille avant de sortir de la cuisine en lançant a sa mère :

- je vais aller annoncer la nouvelle à Karim

Moi en lui tendant sa tasse de thé a madame : votre thé madame, elle la prend me dit merci avant de commencer à siroter tranquillement son thé à la menthe.

Je ne sais pas pourquoi, mais depuis que j’ai appris que toute la famille y compris Karim partait en vacance, j’ai un pincement au cœur. En parlant de Karim, je crois qu’il m’a laissé tranquille. C’est à peine s’il me regarde et cette indifférence de sa part me fait mal. Ce n’est pas ce que tu voulais me dit une voix dans la tête, peut être que c'est mieux comme ça finalement.

Raby et sa mère sont entrain de préparer leur voyage sur Paris. Raby est toute excitée mais par contre Karim, je ne le sens pas très enthousiaste a l’idée d’aller en vacance.

Je viens de finir mon travail. Je suis dans ma chambre, je m’apprête à aller prendre une douche. J’étais presque toute nue quand j’entends la porte de ma chambre s’ouvrir. Sans que je n’aie le temps de faire quoi que ce soit, Karim fût déjà à l’intérieur avec ses clés de voiture à la main. Je me précipite, prend la serviette posée sur le lit pour me couvrir. Et tous les deux, nous restons silencieux à nous dévisager

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