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Couverture du roman La carte postale oubliée

La carte postale oubliée

Lors du tri des souvenirs de sa mère disparue, Julien découvre une vieille carte postale de son premier amour. Ce message, resté secret, lui révèle une grossesse passée. Bouleversé, il se lance en quête de cet enfant inconnu. Après avoir retrouvé sa fille, ils s'unissent pour lever le voile sur le passé de la mère. Cependant, leurs recherches déclenchent une série de révélations troublantes qui s'apprêtent à transformer radicalement leur existence à jamais.
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Chapitre 3

Les informations de sœur Marie Thérèse

Sœur Marie Thérèse accepta de lui donner l’adresse de l’association en Inde du Sud à Pondichéry où sœur Angèle était actuellement en mission humanitaire depuis maintenant plus de deux ans après avoir suivi des études d’infirmière et œuvrer ici à Angers pour venir en aide aux filles recueillies et amenées au centre d’accueil de la congrégation pour les femmes en détresse souvent après avoir été arrachées au trottoir par la police dans la région…

Elle ne trouva aucune trace de l’enfant si ce n’était qu’une famille catholique venait souvent la visiter pendant les premiers mois de sa présence ici, mais aucune visite de sa sœur aînée n’était mentionnée si ce n’était pour payer les frais de pensions d’Angélique chaque trimestre mais qui furent ensuite payés par la famille Dubon dès le mois de décembre 1973, ce qui correspondait certainement à la naissance de l’enfant…

Sœur Marie Thérèse accepta de donner l’adresse de la famille Dubon à Julien…

Julien put ainsi continuer ses recherches. Elle lui précisa cependant qu’une jeune femme policière était venue un mois plus tôt pour faire les mêmes recherches que lui sans préciser le nom de celle-ci car elle avait oublié dans l’inscrire dans son registre actuel. Cela s’était passé début juillet 2003… cette femme policière avait une carte de lieutenant de la SRPJ d’Angers, seul détail dont elle se souvenait… Julien dont les souvenirs d’Angélique revenaient chaque jour plus précis demanda à sœur Marie Thérèse si elle avait une photo récente de sœur Angèle. Après avoir cherché dans ses archives, sœur Marie Thérèse donna à Julien une photo où l’on voyait sœur Angèle aux côtés de mère Thérèsa sur une coupure de journal de 1992… Toutes ces informations reçues avec générosité incitèrent Julien à partir au plus vite d’Angers pour poursuivre ses recherches. Sa prochaine recherche serait donc pour la famille Dubon qui habitait à Ancenis en Loire-Atlantique et qui avait recueilli l’enfant d’Angélique a priori…

La recherche de l’enfant d’Angélique

Julien abandonna sa voiture sur le parking de Bon Pasteur et se rendit à la gare d’Angers à pied en longeant la Maine qu’il traversa sur le pont puis il contourna le château si particulier d’Angers pour remonter le boulevard du roi René jusqu’à la gare où il prit le premier train pour Ancenis en fin de matinée…

Cette marche assez longue lui avait permis de reprendre ses esprits en respirant profondément tout le long du trajet jusqu’à la gare… Il prit sa place dans le train où il eut enfin plaisir à s’asseoir, fatigué, mais surtout impatient de ce qu’il allait découvrir… Julien savait avec certitude qu’Angélique avait eu un enfant qui avait été confié à cette famille d’adoption qui vivait à Ancenis où il se rendait sans connaître leur adresse et en se demandant quel accueil lui serait fait sur place. Julien se demandait comment justifier sa démarche auprès de la famille Dubon qui avait pu accueillir l’enfant d’Angélique…

Julien se demandait comment justifier sa démarche auprès de la famille Dubon qui avait pu accueillir l’enfant d’Angélique…

Mais Julien se demandait si cet enfant était bien celui dont Angélique parlait dans sa carte postale malgré ce qu’il avait découvert auprès de sœur Marie Thérèse, mais ce dont il était sûr c’était qu’Angélique s’appelait désormais sœur Angèle car la ressemblance était trop flagrante et sœur Marie Thérèse le lui avait confirmé…

Le portrait d’Angélique

Dès qu’il fut assis dans le train, il saisit sa mallette pour y prendre un carnet à dessin et un crayon qu’il installa sur la tablette devant lui, et il se mit à crayonner avec vigueur un portrait qui lui revenait du plus profond de sa mémoire.

Depuis qu’il avait récupéré la coupure de journal où sœur Angèle figurait à côté de mère Thérèsa en Inde au milieu d’une foule de gens pauvres qui leur tendaient leurs mains en implorant…

Sur son dessin, Julien avait remplacé le voile de sœur Angèle par de beaux cheveux bouclés…

La photo du journal le hantait, lui qui avait toujours du mal à supporter le regard accrocheur des mendiants dans les rues de Paris où ailleurs, il faisait toujours tout pour les éviter à chacun de ses déplacements…

Mais cette photo d’Angèle avec mère Thérèsa avait quelque chose de mystérieux, une grande bonté se lisait sur le visage de cette sainte femme qui semblait transcendée par sa mission auprès des pauvres. On lisait sur son visage qu’elle aimait les gens tels qu’ils étaient sans jugement comme si elle était là uniquement pour eux. Son regard traversait la photo et se posait sur vous pour vous interpeller au plus profond de votre âme. Un sentiment de culpabilité vous envahissait alors…

Arrivé en gare d’Ancenis, Julien demanda au guichetier s’il connaissait la famille Dubon…

La rencontre avec la sœur de Marie

Le guichetier de la gare lui indiqua l’adresse du magasin Dubon à côté de la mairie en plein centre-ville…

Julien quitta la gare d’Ancenis par la gauche, longea un parking ombragé puis il se dirigea vers la place de la mairie son sac de voyage sur l’épaule, sa mallette à la main qui lui donnait une allure de représentant de commerce…

Il passa devant l’église Saint-Pierre, puis il tourna à droite, il longea la mairie et enfin il tomba en face d’un magasin de vêtements où sur la vitrine, il lut « chez Dubon, il n’y a que du bon », heureusement qu’il ne vendait pas des bonnets pensait-il en souriant…

Il franchit la porte du magasin où il fut accueilli par une jeune femme souriante d’une trentaine d’années. Il se présenta et il lui expliqua sa recherche si particulière…

Delphine Dubon se présenta à son tour et lui confirma qu’il était bien chez les bons Dubon car ils étaient les seuls Dubon dans cette ville…

Julien passa un long moment à visiter les étals du magasin tout en parlant avec Delphine jusqu’à ce qu’il tombe sur une photo de famille où l’on pouvait voir les deux jeunes femmes entourées de leurs parents qui se tenaient droit à leurs côtés. En regardant discrètement la photo de plus près, Julien crut reconnaître le visage d’Angélique.

Voyant son trouble, Delphine lui précisa qu’il s’agissait de sa sœur Marie et de ses parents…

Julien avait alors sorti le portrait qu’il avait pris le temps de dessiner pendant son voyage en train en y mêlant ses souvenirs à ce qu’il percevait de la photo qu’il avait récupérée à Bon Pasteur et que Marie Thérèse avait bien voulu lui prêter…

Lorsqu’il montra son dessin à Delphine, celle-ci eut un mouvement de recul en disant : « mais c’est ma sœur, Marie ! » « Où avez-vous eu ce portrait ? »

Ce fut à ce moment-là que Julien lui expliqua précisément les raisons de sa démarche, il lui montra la carte postale et lui parla de ses découvertes à la congrégation des sœurs de la Charité du Bon Pasteur d’Angers.

À cette évocation du Bon Pasteur, Delphine réagit et elle expliqua à Julien que sa sœur Marie avait été déshéritée au profit de la congrégation des sœurs de la Charité du Bon Pasteur par ses parents qui avait fait un testament pour léguer une partie de leur fortune à la congrégation sans rien laisser à Marie qui n’était pas leur fille biologique et qu’ils ne l’avaient jamais reconnu comme leur enfant légitime même si officiellement elle l’était aux yeux de la loi…

Mais Delphine, étant leur seule fille biologique reconnue, avait hérité du magasin et des immeubles locatifs d’Ancenis…

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