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Couverture du roman JEUX DE COUPLE AU LYCÉE 01

JEUX DE COUPLE AU LYCÉE 01

À vingt ans, Mélissa préserve une vision idéale du grand amour, n'ayant encore jamais connu l'émoi d'une véritable passion. Pourtant, cette étudiante naïve s'apprête à plonger dans une liaison orageuse qui risque de bousculer ses certitudes. Face à une relation loin de faire l'unanimité auprès de son entourage, elle devra apprendre à naviguer entre sentiments inédits et tensions sociales. Comment gérera-t-elle ce tourbillon d'émotions totalement imprévu ?
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Chapitre 1

« Fais attention à Joséphine surtout. »

« Ne t'inquiète pas. »

Je sors ensuite mon téléphone pour prévenir ma mère que je rentre.

Elle me répond presque dans la minute et me prévient que Théo vient me chercher.

Je lâche un soupir de soulagement et je pars récupérer mon manteau avant de l'attendre dehors.

Je croise quelques copines qui me disent que je devrai rester mais elles sont beaucoup trop alcoolisées pour attendre ma réponse et reparte danser.

J'aperçois ensuite la voiture de mon frère et je cours légèrement pour rentrer à l'intérieur.

« Dieu merci tu as mis le chauffage. » Je dis avant de claquer la porte.

« Tu aurais dû m'attendre à l'intérieur. »

« Oui mais je n'en pouvais plus de cette musique. »

« Ah, ça n'a donc pas changé ? » Il sourit avant de démarrer.

« Non et crois moi tu ne loupes rien. »

« Ce sont les meilleures soirées Mélissa. »

« Je te rappelle qu'on ne vit pas notre vie étudiante de la même manière. Tu as adoré ça et moi je déteste. »

« Tu ne sais pas ce que tu rates. »

« Je ne rate rien. »

Il rit doucement et je frotte mes mains entre elles pour me réchauffer.

« Tu as passé une bonne soirée sinon ? » Je demande.

« Ouais, on devait aller à cette soirée normalement puis on a décidé de rester chez un ami et franchement c'était bien. »

« Tant mieux. »

« Mais je ne suis définitivement pas prêt à retourner à l'école, ça me fait chier, tu ne peux pas savoir. »

« Oui je comprends. »

« Et je t'en pris, ne viens pas me voir toute la journée pour montrer aux autres qu'on est frère et sœur. »

Je me tourne vers lui pour savoir s'il est sérieux.

« Tu rigoles, j'espère ? »

« Non pas du tout. »

Je lâche un petit rire, vexée par ses propos.

« Tu as peur que je te fasse honte c'est ça ? Parce que personne ne me connait. »

« Non pas du tout. »

« Si c'est pour ça. Mais tu sais Théo soit rassuré, personne n'est au courant que nous avons un lien de parenté donc ce n'est pas maintenant que j'irai te voir pour le montrer. »

« Un lien de parenté ? Mélissa ne soit pas vexée, je disais juste ça comme ça. »

Je ne réponds pas et j'augmente le son de la radio.

Connard.

Nous arrivons ensuite à la maison et je rentre à l'intérieur sans adresser un mot à Théo.

« La prochaine fois tu rentreras seule. » Il lâche après avoir fermé la porte. « Parce que honnêtement si c'est pour me faire la gueule tout le trajet en plein milieu de la nuit, ce n'est pas la peine. »

« Je ne t'ai pas demandé de venir me chercher. »

« Oui mais tu étais bien contente que je sois là. »

Je serre les dents pour éviter de l'insulter. Il est tard, je suis fatiguée et il réussit quand même à me mettre hors de moi.

« Les enfants, qu'est-ce qu'il se passe encore ? » Ma mère arrive en chuchotant.

« Rien, ton fils m'énerve. » Je lâche.

« Ta fille est insupportable maman. »

« Bon, je ne sais pas ce qu'il s'est encore passé mais allez-vous coucher. Votre père dort et Louis aussi alors évitez de les réveiller. »

Je roule des yeux et me dirige vers elle pour lui faire un bisou sur la joue.

« Merci mon chéri d'avoir été la chercher. » Elle dit avant de faire un bisou sur le front à Théo.

« De rien maman. »

Fayot.

Je monte dans ma chambre et je me dépêche de me mettre en pyjama afin de commencer une bonne nuit de sommeil.

Mon réveil me sort brusquement de mon sommeil mais je décide de me rajouter quelques minutes en plus.

Je me blottis de nouveau dans ma couette jusqu'à ce que quelqu'un ouvre ma porte.

« Aller Mél, lève-toi. » J'entends mon père.

« J'ai pas envie. » Je rouspète en gardant les yeux fermés.

« Il ne fallait pas sortir en semaine ma fille, maintenant tu vas devoir assumer. »

« Mais qu'est-ce que ça peut te faire que je reste au lit un peu plus ? » J'hallucine.

« Qu'est-ce que ça peut me faire ? Tu rigoles j'espère là Mél ? C'est qui, qui paye ton école de commerce chaque année ? »

J'ouvre finalement les yeux et je me redresse.

« Je vais me préparer. »

« Je préfère oui. »

Il ferme la porte et je pars dans la salle de bain pour me mettre un peu d'eau sur le visage.

Je descends ensuite dans la cuisine et je remarque que tout le monde est à table.

Je pars mettre mes tranches de pain dans le grille-pain et je m'assois sur ma chaise en attendant qu'elles chauffent.

« Alors, cette soirée ? » Demande Louis.

« Nulle et archi nulle. » Je réponds.

« Pourquoi tu es y allée alors ? »

Je le fixe.

« Parce que toutes mes amies y allaient. »

« Donc tu es une suiveuse ? » Il demande sérieusement avant de prendre une bouchée de sa tartine au Nutella.

« Absolument pas. » Je riposte.

« Si un peu. » Ajoute mon père avant de prendre une gorgée de son café.

Je le fixe à son tour.

« Alors, je suis désolée mais je ne rentrerai pas dans votre petit jeu, il est sept heures du matin, je suis fatiguée alors laissez-moi juste le temps de me réveiller. » Je souffle avant d'aller chercher mes tartines.

« Théo, chéri, tu veux bien accompagner Mélissa à l'école ce matin ? » Demande ma mère.

« Non. » Je réponds en même temps que Théo.

« Bon qu'est-ce qu'il s'est passé entre vous deux hier soir ? » Elle soupire.

« Théo a honte de moi. » Je lâche.

« Non absolument pas. » Il répond.

« Tu as honte de ta sœur ? » Demande ma mère en fixant Théo. « Dis-moi que tu rigoles ? Regarde-la, elle est toute mignonne. »

Merci maman.

« Je n'ai pas honte d'elle, c'est juste que personne ne sait que nous sommes frères et sœurs et je n'ai pas envie que ça se sache plus que ça, c'est tout. » Il dit.

Mon père éclate de rire.

« Théo, excuse-moi mais tu te prends pour qui ? » Il demande avec un sourire au coin.

« Pour personne. » Théo répond vexé.

Je le regarde avec un petit sourire.

Louis éclate à son tour de rire.

« Théo tu me fais rire, tu te prends pour quelqu'un d'exceptionnel alors que tu as failli de faire virer de ton école de commerce à la noix. » Ajoute Louis.

Pour le coup je suis plutôt d'accord avec lui-même si ce genre de remarques m'agacent un peu. Il faut dire que depuis qu'il a été diagnostiqué surdoué, Louis a un peu prit la grosse tête.

Théo le foudroie du regard pendant que mes parents hochent la tête.

« Si c'est pour dire des choses pareilles Louis, c'est mieux que tu la fermes. » S'agace Théo.

« Théo, accompagne ta sœur et ça s'arrête là. » Dit durement ma mère avant d'aller déposer sa tasse dans le lave-vaisselle.

« Moi je ne suis pas spécialement d'accord. » J'interviens. « Je suis assez grande pour y aller seule. Mais merci. » Je souris.

Je finis ensuite mon petit-déjeuner et je pars me préparer.

« Je pars dans cinq minutes. » Me balance mon frère depuis le couloir.

« Tant mieux pour toi. »

« Mél, je suis désolé d'accord ? Laisse-moi t'emmener. » Il s'avance vers moi.

« Non mais tout va très bien Théo, tu n'es pas obligé, vraiment. »

« S'il te plait sinon papa et maman vont encore dire quelque chose et ça va m'énerver. »

« Ah je me disais aussi. » Je réponds sans surprise. « Laisse-moi encore cinq minutes et on est bon. »

Il quitte ma chambre et se dirige vers l'entrée.

Je ne tarde pas à le rejoindre.

« Bon ma chérie, bon courage et surtout passe une bonne journée. » Me sourit ma mère avant de m'embrasser sur la joue.

« Merci à toi aussi. »

« Et toi Théo soit gentil avec ta sœur. »

« Oui. Je n'ai plus cinq ans maman. »

« Malheureusement. » Elle soupire. « Tu étais tellement plus facile à gérer à cette époque mais bon passe une bonne première journée. »

Elle essaye de l'embrasser mais il esquive rapidement. Ma mère lâche un petit rire et quitte la maison.

« Bisou papa. » Je lance.

« À ce soir. » Il répond.

Nous quittons la maison et j'entre dans la voiture de Théo.

« Je n'ai pas honte de toi Mél. » Il lâche. « C'est juste que ça fait un moment que nous n'avons pas été dans la même école et ça me fait tout drôle de me dire que je vais te croiser pratiquement tous les jours. »

« Ne t'inquiète pas, ça me fait drôle aussi. »

« Je suis désolé si je t'ai vexé. »

Je souris.

« C'est oublié. » Je réponds.

Même si nous sommes très différents, nous sommes quand même très proches l'un de l'autre et très protecteurs.

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