
IMPOSTURE
Chapitre 3
Devenir sans-abris ? Non !!! Cette simple pensée m'a fait oublier ma mère sur le champ .
_ On commence quand tu veux .
_ soit prêt pour demain soir ...
Ayant constaté que j'étais un peu timide, elle m'a d'abord proposé de rencontrer certaines gens avec qui elle entretien de très bonnes relations et qu'elle aime beaucoup . Nous nous sommes rendus dans un coin perdu de la ville . Aussi dispersée que j'étais, je n'avais jamais avancé jusque dans ce type de lieu . J'aurai pu jurer qu'un endroit de ce genre n'existe pas dans notre ville . C'était un grand domaine, on aurait dit un ranje. Au premier coup d'œil l'on voyait une petite maison, simple dont son immense cours est recouvert de verdure; et entourée par un grand enclos dont on ne pouvais percevoir que les un quart sa superficie . Jane me dirigeais et je suivais ses pas toute éblouie et remplie interrogations sans réponses . La particularité de cette maison que nous croyions jusque là simple était qu'elle contenait un petit couloir d'environ un mètre qui menait au sous-sol, en passant par le garage . Je n'ai pas compris comment son architecte avait pu réussir à réaliser une chose aussi particulière . Une porte pratiquement irrépérable de ce garage menait dans une ... je ne sais pas comment il faudrait la qualifier . Ce que voyais mes yeux me laissait toute ébahie, mais je ne le laissait pas transparaître . C'était un luxe comme jamais je n'en avais vu de ma vie . Un grand salon constitué de meubles très originaux . objet que contenait cette pièce semblait être unique . S'y trouvaient trois jeunes hommes de la trentaine maximum très souriants, heureux de m'accueillir dans ce petit paradis . Nous avons fait des présentations brèves.
_ Salut;
_, Salut, je suis Ray ;
_ Appelle moi Jack ;
_ Et moi Romain ;
_ Miranda, mais vous pouvez m'appeler Mira .
On a longuement discuté . C' était comme si nous nous connaissions depuis pas mal de temps . ils ont été très chaleureux avec moi . La petite inquiétude que j'éprouvais au début a disparu sans que je ne m'en aperçoive . Ray était, celui qui nous dénichait les meilleurs
" dossiers à traiter "; Jack se chargeait du volet informatique pour les besoins piratage, décodage ou codage si nécessaire et bien d'autres choses, tandis que Romain gérait l'aspect transport quelque soit sa nature . Jane quand à elle avait pour rôle de cibler la personne parfaite pour un rôle en cas de besoin et faciliter son intégration dans le nouveau milieu. Cette personne, pour cette fois , c'était moi .
Je l'avais bien compris; ils me l'avaient bien fait comprendre . Je ne devais pas rentrer cette même nuit . J'ai passée trois mois entier à étudier et mettre sur pieds les meilleurs stratégie d'arnaque de terrain : imposture, pickpocket, l'approche d'une cible ... etc. C'était bien des imposteurs et j'adorerais celà . Une raison intéressante pour laquelle j'apprenais très vite tout ce que je devais faire et ne pas faire, ce que je devais dire ou ne pas dire . ils en étaient stupéfaits . C'etait génial, c'est comme si j'avais eu à faire cela toute ma vie . J'etais en fin dans ma sphère .
Un coach en développement personnel m'a été attribué . J'ai appris à marcher sur de très hauts talons, à me maquiller, me coiffer, me vêtir de façon plus osée avec assurance ; à manger à table de la bonne manière . À sa suite, un sexologue m'a suivie et j'ai appris les meilleurs approches sexuelles et les meilleurs expressions corporelles d'appel de balles pour attirer son gibier . Au terme de ce parcours agréable , j'etais complétement transformée
. Je ne me reconnaissais presque pas, pourtant j'aimais déjà follement la personne que je voyais dans le miroir c'est à dire moi .
_ Tu es splendide !!! m'a crié Jane depuis la porte d'entrée le dernier jour de formation.
Elle était venu comme tous les soirs durant ces deux derniers mois pour admirer mon évolution et corriger les petits bobos .
Au dernier jour de cette petite formation de militaires, tous mes nouveaux amis sont venus me féliciter et nous nous avons partagé un dîner digne d'un chef de ce renom autour d'une table savamment dressée . Un rendez-vous à été pris pour deux semaines plus tard, le temps pour moi de récupérer une bonne quantité d'énergie dépensées avant de me jetter à l'eau .
Vint enfin, le jour tant attendu . j'étais très anthousiaste .
La première soirée a été une réussite totale . J'ai rencontré ma première proie. Quarantenaire, un mètre soixante dix-neuf environ, chef d'entreprise, patron d'une société de métallurgie aux USA. Ce n'était assurément pas un fait dû hasard . Ray avait fait un excellent boulot pour choisir cet homme seul, vulnérable, prêt à tout pour recevoir un peu d'amour des autres . Jonathan Right était veuf depuis cinq ans, il avait perdu son épouse dans un crash d'avion . Celle-ci se rendait à une réunion d'affaires à Washington pour signer un grand contrat . Ils avaient eu une grosse dispute la matinée ,et sa mort lui a été annoncée dans la soirée du même jour ... Il s'en voulait de n'avoir jamais pu lui demander pardon . Ses enfants se sont retournés contre lui, principalement son fils aîné; préparé depuis son enfance pour la gestion des biens familiaux . Il a brisé le cœur de son père à ce moment où il a retiré ses parts de l'entreprise avant de s'en aller . Dorénavant seul et vieux, il a gardé les cinquante pour cent de son bien . Après qu'il ait trouvé un bon PDG pour tout gérer et de nouveaux actionnaires; il est venu s'installer au Nigeria et a plongé dans l'alcool, la cigarette et les femmes .
Je l'ai trouvé dans un état de rat d'égout . Sa crasse n'aurait donnée envie à aucune femme de l'approcher.
Je suis encore à un mètre de lui que mes fosses nasales reçoivent son odeur corporelle nauséabonde .
_Pitié seigneur dans quoi Jane m'a-t-elle mise cette fois ?
Je m'approche de lui à pas lent, lui tendant une serviette et un désinfectant . Il vient de vomir sur le bar . Le serveur lui crie dessus, et le somme d'appeler un videur .
_ Ne vous inquiétez pas je le ramène . Dis- je après avoir lui avoir rémi un pourboire .
Je coupe ma respiration pendant quelques secondes avant de tenir celui qui devra devenir mon époux pour les six prochains mois . Il prend appui sur moi sans prêter attention et marche en zigzag, insultant la boîte .
_ Voootrre serrrrvice essst àaaa chier. Vous ne me reverrez plus jamais à cet eeendroit baaaande de naaaze .
_ Calmez vous monsieur , où vivez vous ? Vous ne pouvez pas conduire dans cet état .
Il sort sa mini télécommande et le Klaxon de sa voiture résonne; ensuite, il me donne son adresse . Putain je ne sais pas conduire . Ces vêtements m'ont fait oublié d'où je viens .
J'appelle un taxi, il nous conduit à destination . À l'aide de sa carte de passe, j'ouvre la porte et nous entrons . Cette maison est immense . J'en tombe amoureuse . Un style américain avec des fenêtres françaises . Il s'affale sur le sofa, cela ne me préoccupe pas vraiment . Je vois des meubles, des petites sculptures de lions pour embellir la table . J'ouvre son bureau, un grand piano s'y trouve, dans un des tiroirs il y a un stock d'armes à feu . Cette maison est constitué essentiellement de Noyer noir ( je n'en voyais jusqu'à lors que dans les film américains ) . Que du haut de gamme. Je veux vivre là, je veux toutes ces choses .
Je le regarde dormir, en apprêtant mon petit matériel pour son réveil . Finalement, je le trouve pas si mal que ça, je chevaucherai sa petite queue, même si je ne les supporte pas en général les vieux . Il serait plus facile pour moi de me donner à lui en contrepartie d'un bon paquet de fric pour cette nuit et basta; mais qui n'aime pas la belle vie ? Je cherche en moi une raison pour pouvoir aimer sa compagnie . Il ne me reste plus que l'argent . Quelle frustration !!! Dire que je devrais d'abord l'épouser pour l'avoir.
Il se réveille tout épuisé, je suis assise en face de lui, me faisant les ongles. Je porte un mini short moulant, sans slip qui dessine clairement la face extérieure de mon sexe et les bouts arrondis de mes seins sont très remarquables dans ma nuisette sexy .
_ Je vous apporte un café .
Je passe tout juste devant lui. Assis,mon derrière frôle presque sa bouche. Le trait qui sépare mes deux fesses se laisse entrevoir . Il réagi même à moitié ivre. Il me mate . Je lui rapporte son café qu'il a du mal à avaler à cause de ses yeux scotchés sur mes nichons .
_ Euh, si vous plaît . Dites-moi comment vous êtes arrivé chez moi ?
_Vous étiez saoul, j'ai dû vous raccompagner vu que vous étiez seul .
Il ne les décolle toujours pas de mes nichons troublants . J'ouvre un peu plus ma jambe et il détourne promptement son regard . Je me lance . Il semble plus facile que je ne l'ai cru .
_ Vous aimez ?
_non, euh oui... Tu peux me tutoyer...
Je lui lance un sourire, le conduis vers la salle de bain et l'invité à prendre une douche . Il se laisse aller et je prends soin de lui en me rassurant de le toucher sensuellement . Le résultat est plutôt bien malgré sa peur percevable . Je feins de m'en aller .
_ Je suis heureuse de vous voir en pleine forme . À un de ces jours alors …
_ Non, ne partez pas et si vous me teniez un peu compagnie ? Je ne reçois jamais personne et personne ne me rend visite .
_ Je le sais bien mon coco me dis-je silencieusement en le regardant droit dans les yeux .
Nous prenons le petit dej et tout part de là. Ça ne prend pas trop de temps pour que je le convainc de me passer la bague au doigt . La présence de ma famille ? Pas besoin, je suis aussi seul que lui et cela nous va . Un point commun très important . il veut tout mettre à mon nom, mais je l'en empêche . Je ne suis pas ce genre de fille quand même ? M'approprier son argent oui, mais de la meilleure des manières . Je prendrais tout mon temps . Il m'apprend des langages de programmation, de la comptabilité, et de la gestion d'entreprise un bonus pour tout ce que je sais déjà . Je m'en sors plutôt bien . Il veut que je sois au top lors des présentations qu'il compte faire pour son retour triomphal dans son pays d'origine . Je l'ai convaincu de se réconcilier avec ses enfants. En moins de six mois, il a repris confiance en lui et me traîne à son bras où qu'il aille . Les papiers administratifs sont fins prêts . Ce malheureux garde tous ces documents importants dans un coffre-fort et prend jamais la peine de le refermer comme il se doit . Son ordinateur est à ma portée . Le codage est devenu mon affaire depuis que je connais Jack , alors je charge quelques données qui me serviront bientôt . Notre départ est proche . Il est rempli de joie, moi également, mon plan avance très bien . La fin de mes six mois de calvaire sexuel est proche . Faire semblant de le ressentir pour quelques billets, il faut être moi pour jouer ce rôle .
La veille de notre départ pour New-York, je vide la maison pendant qu'il offre une tournée dans son bar habituel pour un au-revoir . Je suis sur le point de vider la moitié de son compte bancaire le sourire aux lèvres . Tous les bénéfices de son entreprise y sont reversés .
_ Allez, juste cette touche et up!! Tout est à nous.
J'aurais pu tout lui prendre mais, bon … ce n'est que vingt-cinq millions de dollars . Il s'en remettra … il a déjà perdu plus que cela . Son fils est parti avec près de soixante millions et il a survécu . Il n'a pas aussi besoin d'argent que moi . Ses associés sauveront son entreprise .
_ Et voilà. Rendez-vous chez Jane pour le partage .
Un de nos gars sûr, se charge d'effacer toutes les traces de virement et se débarrasser de tout ce qu'il peut avoir comme image de moi .
Je prend un congé sabbatique d'un mois avec une partie de ces revenus avant de penser à rendre un petite visite à maman . Je lui envoie quand même des sous pour la maison . Pas beaucoup, celà pourrait éveiller ses soupçons . Je lui ai dit que je travaille comme secrétaire dans une grosse boîte . Je lui ai promis de changer de style de vie car Jason c'est une erreur et j'avais honte de moi . J'aime beaucoup mon premier et unique travail .
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