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Couverture du roman IL EST ACCRO... À MOI

IL EST ACCRO... À MOI

Maya, 18 ans, d'origine malienne et gambienne, étouffe dans un foyer toxique. Malgré son amitié avec Wahiba, elle reste murée dans le silence, hantée par des tensions avec Rama et Issouf. Sa seule alliée, Dalla, a perdu confiance en elle suite à un incident survenu trois ans plus tôt. Entre le désir d'indépendance et l'ombre pesante de son frère Omar, un homme mystérieux de 25 ans, Maya tente de survivre à son quotidien en se réfugiant dans la musique pour oublier son mal-être.
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Chapitre 3

... : Oooh Maya

Je sors de mes pensées et je regarde ma sœur, on était au salon, près de la cuisine

Moi : Quoi ?

Dalla : Pourquoi t'es pas en cours ?

Moi : J'suis pas bien

Dalla : Qu'est ce que t'as ?

Moi : ...

Dalla : Maya ?

Moi : J'suis pas bien je t'ai dis

Dalla : Bah dis moi ce que t'as ?

Je commence à pleurer en mettant mes deux mains sur mon visage. Je comprends pas, et je pense que je comprendrais jamais. Je dois arrêter l'école et me trouver un appart pour cesser tout ces viols. Ça fait quand même 14 ans que ça dur, je pense qu'il y aura jamais de fin. A moins que l'un de nous deux meurt

Dalla : Hey, qu'est ce qui va pas ?

Moi (en pleure) : Je suis fatiguée de tout, de plein chose. S'il y avait pas.. je te jure qu'il y aurait longtemps que je serai partie. Je sais plus quoi faire pour qu'il arrête. Pendant deux mois il avait arrêté et maintenant il revient. Je préfère mourir plutôt que de revivre ce qu'il me fait

Dalla : Qui ça « il » ? Et de quoi tu parles ?

Moi (en pleure) : Il me rejoint dans la chambre et il...

... : Salam

J'arrête de pleurer et je sèche mes larmes, je déteste de pleurer devant lui. C'était Issouf

Dalla : Aleykoum Salam

Lui : Qu'est ce qui se passe ?

Dalla : Rien, juste elle est malade

Lui : Hum d'accord

Il referme la porte d'entrée et monte à l'étage

Moi : Pourquoi il travail pas ton père aujourd'hui ?

Dalla : C'est aussi ton père, bref il travail l'après midi

Moi : Restes avec moi

Dalla : J'ai un travail, et je peux pas m'en aller comme ça

Moi : De toute façon c'est toujours comme ça, tout le monde m'abandonne

Dalla : Bref qu'est ce que t'as ?

Moi : Rien, oublie ce que je t'ai dis

De toute façon qui me croirait ? Personne. Elle reste un peu avec moi et elle part travailler. Au moment où elle est partie, Omar aussi venait tout juste de rentrer, avec un sac à la main, on se calcule pas. Il restait que moi, Issouf et Omar à la maison. J'allai remonter dans ma chambre mais Issouf me stop dans les escaliers

Lui : Qu'est ce que t'as ?

Moi : Rien

Lui : Pourquoi tu pleurais alors ?

Moi : ...

Lui : Tu veux pas dire ?

Moi : ...

Lui : Pas grave

J'allais passer à côté de lui mais il me fait descendre en attrapant mon bras. Il me fait asseoir sur une des chaises dans la cuisine

Lui : T'es malade ?

Moi : ...

Lui : Maya, je vais me fâcher

Moi : Quoi ? Tu veux quoi ? Moi je veux que tu me laisses tranquille

Lui : Je suis gentil avec toi, et c'est comme ça que tu me remercie ?

Moi : ...

Lui : Ok

Il me prend un verre d'eau et me passe un emballage de médicament

Issouf : Tu prends la pilule, je ne veux pas d'enfant

Moi : Tu n'as qu'a arrêter de me toucher

Lui : Je vais pas discuter avec toi, tu prends la pilule c'est tout

Je bougeais pas

Lui : C'est pas parce qu'il y a Omar que je vais pas te retoucher. Fais ce que je te demande et je te ferai rien

Je me décide de prendre la pilule, je voulais remonter mais il me Stop encore

Lui : Tu as osé dire à ta sœur, ce qu'on faisait en privée ?

Moi : Je lui ai rien dis

Lui : Tu allais lui dire

Moi : Nan

Lui : Je t'ai entendu, si j'allais pas venir tu lui aurais dis. Mais qui va te croire ? Dalla ?

Moi : ...

Lui : Tout ce qui se passe dans la maison, reste à la maison. Tout ce qui se passe dans la chambre ? Reste dans la chambre. Ce qui se passe entre toi et moi ? Ça reste entre nous d...

Il arrête de parler vu qu'il y a Omar qui descendait les escaliers

Omar : T'es encore là ?

Issouf : Je travail l'après midi

Omar : Ah d'accord, bon papa je sors vite fais

Issouf : Où est ce que tu vas ?

Omar : Mamie me demande. Elle a trouvé un travail pour moi

Issouf : Ok

Et il s'en va, le regard de Issouf change d'un coup. J'aime pas ça, ses yeux brillaient comme s'il voulait pleurer

Moi : Je vais aller à l'école

Issouf : Fais comme tu veux

Je me lève et monte jusqu'à ma chambre. Je ferme la porte et j'essaye de m'habiller rapidement. Je vais faire l'école buissonnière aujourd'hui. Quand il partira, je reviendrai à la maison, mais pour le moment je dois sortir. On est seul à seul et j'aime pas. J'étais sur le point de finir mais il entre dans ma chambre, je commençais déjà à trembler

Issouf : Tu sais moi je te comprends pas

Moi : ...

Issouf : Tu me dis que je t'ai jamais aimé, je te prouve le contraire mais tu n'es pas d'accord

Moi (en larme) : Un père ne touche pas à ses enfants comme il touche sa femme. Et je t'avais demandé l'amour d'un père, pas ce que tu me fais !

Issouf : C'est comme ça qu'un père aime son enfant préféré. Moi je t'aime plus que n'importe qui dans cette maison, je te mens pas

Il me dégoutte vraiment, dire qu'avant je le croyais et que je trouvais ça normal, mais j'ai compris que c'était que ses mensonges. Un père ne couche pas avec sa fille, c'est de l'inceste. Mais il s'en fou lui

Issouf : Et je ne touche pas ma femme, comme je te touche toi. Tu te rends compte, je t'aime plus qu'elle

Je prends mon sac

Moi : Je vais être en retard

Je vais vers la porte, en passant à côté de lui je fermais les yeux en espérant qu'il tente rien. A ma grande surprise, il a rien fait. J'avance vers les escaliers mais il m'attrape encore et me colle contre le mur. Sa main bloquait bien mes mains et l'autre attrapait bien ma tête. Il regarde mes lèvres, puis mes yeux

Issouf : Je t'aime Maya, je t'aime plus que Rama, plus que Dalla alors doute jamais de moi.

Il essaye de m'embrasser mais je tourne la tête

Moi : Je ne t'aime pas Issouf !

Depuis petite il ne veut pas que je l'appelle papa mais par son prénom. Et il a bien raison, c'est pas un père lui

Issouf : D'accord

Il me relâche et va dans sa chambre, je sors rapidement et je m'éloigne de cette maison maudite. Comme après chaque nuit difficile que je passe avec lui, je me pose au Macdo. Je serai bien aller chez ma Mamie mais elle m'aurait pris la tête, à cause des cours. En plus, elle serait inquiète vu mon état. J'ai les yeux gonflés et tout rouge. Je pose mes mains sur mon visage et je ne bouge plus pendant un long moment.

Mais on tapote mon épaule, c'était un employé d'ici. Il voulait savoir si j'allais bien, je lui ai répondu d'un simple mouvement de tête et il m'a laissé. Je décide de bouger, toujours à pied. J'ai pas de passe navigo, ma mère veut pas payer pour moi, pareil pour Issouf vu que je le refuse toujours. Il a cru que j'allais écarté mes cuisse de ma volonté pour lui ? Il est fou celui là. Je sais même pas comment je fais pour le tolérer

J'ai tellement pris l'habitude avec lui, que je vous en parle normal. Mais je serais toujours aussi choquée, je le laisserai jamais me détruire. Même si à des moments j'ai des pensées d'une femme qui a perdu espoir. A cause de lui, je me renferme de plus en plus. Pas seulement à cause de lui, mais aussi à cause de Rama, Omar et Brahim. Fatim et Cisse suivront sans doute le même chemin que leurs frères, alors j'essaye de pas m'attacher à elles.

Sans Dalla ? Je saurais pas ce que je serai devenue. Rama sert a rien, je préfère ne pas parler d'elle, surtout qu'après ce porc m'a fait. D'ailleurs je veux plus parler de ça. Sinon je serais encore plus mal, je dois me changer les idées et essayer d'oublier ce qu'il me fait, sinon je vais vraiment devenir folle.

Je vais à la banque et je retire 30€, certes je travail pas et tout, mais à chaque bonne note, Dalla me fait un virement de 10€, elle tient toujours ses promesses. Je vais à la cité de Wahiba, là bas il y a mon dealer. Ces trucs me font oublier toute sorte de peine. J'arrive à l'immeuble de Amine, et il était bien là avec d'autre gars. Je le check que lui et je lui donne 20€

Amine : Je reviens

Il sort de l'immeuble

... : Omar va te niquer

Je tourne vite fais la tête et c'était le rebeu d'hier. J'ai pas calculé et j'ai attendu Amine. Il est revenu 5 minutes après avec ce que je lui ai demandé

Amine : Les prix ont augmenté, mais comme t'es une cliente régulière, je te monte pas les prix

Moi : Ok, cimer

Il me donne la marchandise et je sors de l'immeuble. Je marchais tranquillement jusqu'à qu'on arrache ce que je viens d'acheter. C'était Oussama, j'essaye de lui arracher des mains mais il me pousse et met sa main en l'air. Je pouvais pas lui prendre, déjà vu sa corpulence et vu sa taille

Moi : Rends le moi, je l'ai payé

Oussama : Tu vas faire quoi avec ça ?

Moi : Bah le donner en salaq

Oussama : Starf'Allah

Moi : Bref donne

Oussama : Je vais te poucave à Omar, comme ça il va bien te niquer

Moi : Je m'en fou

Il me passe la moitié et l'autre il a met dans sa poche

Moi : Tu me donne tout

Lui : Nan

Moi : Je l'ai payée je t'ai dis !

Lui : Et tu vas faire quoi ? Appeler la police ? Bah fais le

Je le regarde mal, il attrape fort ma mâchoire mais je lui mords sa main. Il m'a giflé et attrapé par les cheveux pour me ramener j'sais pas où

Moi : Lâches moi !

Lui : FERME TA GUEULE !

On arrive au parking et il me tej dans sa voiture super classe. Il monte dedans et puis il roule. Ce gars là est grave chelou

Oussama : Tu vas voir toi

Moi : Tu me fais pas peur

Oussama : Pourtant tu devrais

[...]

Je reçois une grosse patate, c'était Tonton Habib. Cette poucave m'a ramené à lui et il lui a dis ce que j'ai fais

Tonton : Donnes !

Je lui donne

Tonton : Lèves toi !

Je me lève et il me donne une autre patate, puis une autre encore une autre ainsi de suite. Oussama nous séparait même pas alors que j'étais en sang par terre

Tonton : D'ABORD TU FAIS TA P*TE ET MAINTENANT TU FUMES ?!

Oussama (doucement) : Je savais que ça en était une, je me trompe jamais

Il avait dit assez fort pour que j'entende. Tonton a continué à me démonter, je pleurais même pas de toute façon il est insensible. Quand il a apprit que j'étais enceinte, il m'a niqué salement alors que je n'étais pour rien. Je pouvais pas dire que c'était Issouf, personne m'aurais cru

Tonton : Elle a acheté à qui ?

Oussama. : A un de mes gars, mais tqt je vais lui dire qu'il lui en vend plus

C'est un dealeur lui aussi ? Jusqu'à c'est le chef de Amine. Miskine, il a perdu sa cliente la plus fidèle.

Tonton me relève et me force a le regarder

Tonton : Tu achètes encore une seule fois cette merde ? Je vais te faire pire que ça, t'as compris ?

Je fais oui de la tête

Il me pousse, je cogne mon dos super fort contre la table. Je me suis piqué avec le couteau stp

Tonton : Azi dégage la ! Je veux même plus te voir !

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