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Couverture du roman Il a choisi son ex, j'ai choisi la vengeance

Il a choisi son ex, j'ai choisi la vengeance

Le jour de mes noces, Jean-Luc Moreau m'humilie en me présentant comme la fille de son frère avant d'annuler l'union. Il court rejoindre son ex, Sophie, amnésique, prétextant un devoir moral. Séquestrée chez lui, je découvre qu'il possède le remède mais préfère savourer ce second souffle amoureux, certain de ma soumission. Sa trahison est totale. Pour me venger, je sollicite le véritable chef du clan, Damien Moreau. S'il me veut pour nièce, je serai son épouse.
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Chapitre 1

Le jour où j'étais censée épouser Jean-Luc Moreau, il a déclaré publiquement que j'étais la fille de son frère.

Il a annulé notre mariage à la dernière minute. Son ex, Sophie, était devenue amnésique après un accident de voiture, sa mémoire bloquée à l'époque où ils étaient encore fous amoureux.

Alors il m'a abandonnée, dans ma robe de mariée, pour jouer le rôle de son petit ami dévoué.

Pendant un mois, j'ai été forcée de vivre comme une « invitée » au domaine des Moreau, le regardant la couvrir d'attentions et reconstruire leur passé, tout en me promettant qu'il m'épouserait dès qu'elle serait guérie.

Puis j'ai entendu la vérité. Jean-Luc gardait le remède à son amnésie sous clé dans son coffre-fort.

Il n'était pas piégé. Il se délectait, savourant une seconde chance avec l'amour de sa vie. Il était certain que j'étais sa chose, que j'attendrais sagement qu'il ait fini. Il a dit à ses hommes qu'il pouvait nous avoir toutes les deux.

Il a utilisé le nom de son frère pour m'humilier. Très bien. J'allais utiliser le nom de son frère pour l'anéantir.

Je suis entrée dans le bureau du véritable pouvoir du clan, le Parrain, Damien Moreau. « Votre frère a dit que je vous accompagnais », lui ai-je dit. « Faisons-en une réalité. Épousez-moi. »

Chapitre 1

Point de vue d'Isabelle :

Le jour où j'étais censée épouser Jean-Luc Moreau, il a déclaré publiquement que j'étais la fille de son frère. Un mensonge commode, murmuré juste assez fort pour que tout le Clan l'entende, pendant que son véritable amour gisait, brisée, sur un lit d'hôpital, ne se souvenant que de lui.

Les lourdes portes en chêne de l'église étaient fermées. De l'autre côté, les invités chuchotaient, leurs murmures un bourdonnement sourd à travers le bois. Ma robe de mariée me semblait être une cage de dentelle et de soie.

Une heure plus tôt, j'étais euphorique. Maintenant, une angoisse glaciale s'infiltrait jusqu'à mes os.

La nouvelle était tombée comme une balle. Un accident de voiture. Sophie Marchand, l'ex de Jean-Luc, celle qu'il n'avait jamais vraiment oubliée, était dans un état critique.

Pire, elle était amnésique. Sa mémoire était revenue cinq ans en arrière, à une époque où elle et Jean-Luc étaient profondément amoureux.

Il s'était précipité à son chevet sans une seconde pensée pour moi, sa fiancée.

Quand il est finalement revenu, son visage était un masque de self-control forcé. Il se tenait devant moi, ne regardant pas mes yeux, mais le mur juste au-dessus de mon épaule.

« Le mariage est annulé », dit-il, la voix blanche.

Damien, son frère aîné et le chef du clan Moreau, se tenait à ses côtés. Les yeux de Damien, froids et sombres comme une nuit d'hiver, étaient fixés sur moi. Il était le véritable pouvoir ici, sa présence un poids écrasant dans la pièce. Jean-Luc n'était qu'un Capitaine, mais Damien était le Parrain. Sa parole faisait loi.

« Qu'est-ce que tu veux dire par "annulé" ? » ai-je demandé, la voix tremblante.

« Sophie... elle ne se souvient que de moi. Les médecins disent que le moindre choc pourrait être fatal », expliqua Jean-Luc, son regard évitant toujours le mien. « Elle pense que nous sommes toujours ensemble. »

Il allait jouer la comédie pour elle. Il allait vivre dans une fantaisie vieille de cinq ans avec elle, pendant que j'étais mise de côté.

« Et moi ? » Ma voix était à peine un murmure. « Et moi, Jean-Luc ? »

Il m'a enfin regardée, mais il n'y avait aucune excuse dans ses yeux. Seulement de l'agacement. « Isabelle, c'est une affaire de famille. C'est compliqué. »

« Nous étions sur le point de devenir une famille », ai-je rétorqué, une étincelle de colère perçant à travers le choc.

C'est là qu'il l'a fait. Il a jeté un coup d'œil aux invités qui attendaient dehors, puis à son frère. Une idée cruelle et calculée a brillé dans ses yeux.

« Pour l'instant », dit-il, sa voix assez forte pour que quiconque près de la porte puisse l'entendre, « Isabelle accompagnera Damien pour la soirée. Une invitée. »

Les mots m'ont frappée comme un coup de poing. Pas sa fiancée. Pas la femme qu'il était censé épouser. Une invitée. L'accompagnatrice de son frère. Il m'a dépouillée de mon titre, de ma dignité, avec quelques mots négligents.

Je suis restée là, humiliée, pendant qu'il s'éloignait pour jouer le rôle d'un petit ami aimant pour une autre femme. J'ai été laissée seule dans ma robe de mariée, un fantôme à un mariage qui n'a jamais eu lieu.

C'était il y a un mois.

Un mois à vivre au domaine des Moreau comme une « invitée ». Un mois à regarder Jean-Luc couvrir Sophie d'attentions, l'emmenant dans tous nos anciens endroits, reconstruisant leur passé commun tout en effaçant le mien.

Chaque soir, il venait dans ma chambre et me disait que c'était temporaire. « Juste jusqu'à ce qu'elle aille mieux, Bella. Ensuite, nous nous marierons. Je te le promets. »

Mensonges. Tout n'était que mensonges.

J'ai trouvé l'espoir dont j'avais besoin dans l'endroit le plus inattendu : une conversation feutrée aux informations du soir sur une famille corse réputée pour ses anciens remèdes à base de plantes. L'un d'eux, en particulier, était censé restaurer les souvenirs perdus.

Mon cœur battait la chamade contre mes côtes. Une solution. Un moyen de sortir de ce cauchemar.

Serrant les informations que j'avais frénétiquement griffonnées, j'ai couru pour trouver Jean-Luc. La porte de son bureau était légèrement entrouverte. J'étais sur le point de frapper quand j'ai entendu des voix à l'intérieur.

« Tu ne peux pas continuer comme ça, Jean-Luc », disait Marc, son soldat le plus fidèle. « Le Parrain perd patience. Tu sais qu'il y a un remède. »

Mon souffle s'est coupé. Il savait ?

« La famille Marchand a envoyé un message. Les Corses ont le médicament. Ça pourrait réparer sa mémoire en un jour », insista Marc.

Un lourd silence suivit. Puis, la voix de Jean-Luc, basse et empreinte d'un égoïsme qui me glaça jusqu'aux os.

« Je sais », dit-il. « Je l'ai. Il est dans mon coffre. »

« Quoi ? » Marc semblait abasourdi. « Alors pourquoi ne l'as-tu pas utilisé ? »

« Parce que pour la première fois en cinq ans, elle me regarde comme avant », avoua Jean-Luc, sa voix épaisse d'une sorte de joie tordue. « C'est ma seconde chance, Marc. Je ne vais pas y renoncer. Pas encore. »

« C'est de la folie », argumenta Marc. « Et Isabelle ? Tu penses qu'elle va juste attendre éternellement ? C'est ta fiancée. »

Jean-Luc a ri, un son froid et arrogant. « Bella ? Elle m'aime. Elle ne me quitterait jamais. Elle n'a nulle part où aller. Je donnerai le remède à Sophie, éventuellement. Après qu'on ait eu un peu de temps. J'épouserai Bella, je garderai ma position. Je peux les avoir toutes les deux. »

Ses mots furent comme un seau d'eau glacée versé sur mon âme. Il n'était pas piégé. Il se faisait plaisir. Il savourait un rêve aux dépens de ma réalité, confiant que j'étais sa chose, un objet qui attendrait simplement.

J'ai senti le sang quitter mon visage. Mon corps est devenu engourdi, un froid profond et dévorant se propageant dans mes veines. J'ai appuyé ma main contre le mur pour ne pas m'effondrer, mes doigts s'enfonçant dans le plâtre. Les larmes me piquaient les yeux, mais j'ai refusé de les laisser couler. Pas pour lui.

Chaque regard partagé avec Sophie, chaque contact tendre auquel j'avais été forcée d'assister, se rejouait dans mon esprit. Ce n'était pas un acte de nécessité. C'était réel pour lui. Toute notre relation, nos fiançailles, qu'est-ce que ça signifiait ? N'était-ce qu'un bouche-trou en attendant que quelque chose de mieux se présente ?

Ma paume me brûlait. J'ai baissé les yeux et j'ai vu que mes ongles avaient percé la peau, de minuscules perles de sang apparaissant. Je ne l'avais même pas senti.

Mon téléphone a vibré dans ma poche. Un texto de Jean-Luc.

`Reste dans ta chambre ce soir. Sophie est déprimée. Je serai avec elle. N'oublie pas, tu es l'invitée de Damien. Joue le jeu.`

Joue le jeu.

Les mots résonnaient dans la caverne gelée de mon cœur. Le froid ne m'a pas seulement engourdie. Il m'a endurcie. Le chagrin a commencé à tourner, se transformant en une résolution froide et tranchante.

Très bien. J'allais jouer le jeu.

Il voulait que je sois l'accompagnatrice de Damien ? Il voulait utiliser le nom de son frère comme bouclier pour sa tromperie ? Je transformerais son mensonge en mon arme.

Mes doigts tremblaient alors que je sortais mes contacts. J'ai fait défiler le nom de Jean-Luc jusqu'à celui listé uniquement comme « Le Parrain ».

Mon pouce a survolé le bouton d'appel. J'ai pris une profonde inspiration tremblante et j'ai appuyé.

Il a répondu à la première sonnerie, sa voix un bourdonnement bas et dangereux. « Isabelle. »

« J'ai besoin de vous voir », ai-je dit, ma voix étonnamment stable.

« Mon bureau. Maintenant. »

Je suis entrée dans l'antre du lion. Damien Moreau était assis derrière un immense bureau en acajou, les lumières de la ville scintillant derrière lui comme une mer d'étoiles déchues. Il était tout ce que son frère n'était pas : patient, silencieux, létal. Son pouvoir n'était pas bruyant ; c'était une pression suffocante dans l'air. Il m'observait, ses yeux sombres indéchiffrables.

Je n'ai pas perdu de temps. « J'ai une proposition. »

Il s'est penché en arrière, me faisant signe de continuer.

« Jean-Luc m'a publiquement désignée comme votre accompagnatrice », ai-je commencé, les mots ayant un goût de cendre. « Faisons-en une réalité. Épousez-moi, Monsieur Moreau. »

Une lueur de quelque chose — surprise ? satisfaction ? — a traversé son visage avant de disparaître. Il a joint le bout de ses doigts, son regard intense. « Vous voulez m'épouser pour contrarier mon frère. » Ce n'était pas une question.

« Je veux assurer ma position », ai-je contré, la voix dure. « Et consolider les alliances de votre famille. Un mariage entre nous le fait bien plus efficacement qu'un mariage avec un simple Capitaine. »

Il est resté silencieux un long moment, le seul son dans la pièce étant le tic-tac d'une horloge de grand-père. Ses yeux n'ont jamais quitté les miens, cherchant, évaluant.

« Et pourquoi », a-t-il finalement demandé, sa voix une menace soyeuse, « pensez-vous que j'accepterais cela ? »

C'était mon pari. Ma seule et unique carte à jouer. « Parce que depuis deux ans, vous gardez une photo de moi dans le tiroir du bas de votre bureau. »

L'air a crépité. Le silence s'est étiré, épais et lourd. Je l'avais trouvée par hasard une fois, en cherchant un stylo. Un cliché de moi riant dans le jardin, une photo que Jean-Luc n'avait même jamais vue. À l'époque, j'avais trouvé ça étrange. Maintenant, je comprenais.

Il n'a pas bougé, mais un lent sourire de prédateur a touché ses lèvres. Il n'a pas atteint ses yeux.

« D'accord », dit-il, le mot atterrissant avec la finalité d'une condamnation à mort. « Nous serons mariés. Mais comprenez bien ceci, Isabelle. Il n'y aura pas de retour en arrière. Une fois que vous serez à moi, vous le serez pour toujours. »

Un frisson a parcouru ma colonne vertébrale. J'avais échangé une cage contre une autre, peut-être plus dorée, plus dangereuse. Mais celle-ci était de mon propre choix.

« Je comprends », ai-je dit.

« Bien. » Il s'est levé, sa silhouette imposante projetant une ombre sur moi. « Et il y a une dernière chose. »

« Qu'est-ce que c'est ? »

« Pour le mariage », dit-il, sa voix tombant dans un grognement bas et possessif, « je veux que ce soit Jean-Luc qui vous porte jusqu'à la voiture. Qu'il vous donne à moi. Je veux qu'il place votre main dans la mienne. »

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