Couverture du roman Femme battante

Femme battante

8.6 / 10.0
Interrogée par son père adoptif sur la mystérieuse disparition de sa femme, la protagoniste dissimule la vérité par peur d'être séquestrée et séparée de son ami Yann. Tandis que l'homme lui révèle l'amitié brisée qui le liait à son géniteur, il fouille sa chambre sans raison apparente. Face au danger, elle s'allie à Ben pour fuir une bande enragée dont ils sont l'ultime espoir. Finalement, elle trouvera le bonheur au sein d'une famille aimante.

Femme battante Chapitre 1

Ces genres de nouvelles arrivent généralement quand on s’y attend le moins, c’est souvent quand nous pensons que tout va bien dans notre vie que ça arrive.

Avec ma famille nous vivions de l’agriculture, nous avions des champs de manioc, macabo et bien d’autres que nous récoltons toutes les veilles du marché.

C’est ce qui a permis à mes parents de me nourrir jusqu’à mes 11ans que je venais d’avoir et je faisais déjà la classe de 3ème dans le seul lycée se trouvant dans mon village.

Je n’étais pas la seule mais j’étais très intelligente à l’école , très brave.

Dernière d’une lignée de trois, je restais la seule enfant de mes parents car mes grands frères étaient morts de suite d’accident de moto.

Même si on taxait cette mort de sorcellerie, moi je savais juste qu’ils ne sont plus et je m’arrêtai là.

NSANGOU Safi est mon nom, originaire de la région de l’ouest Cameroun, je suis Bamoum !

Entre culture et sorcellerie, c’est difficile de faire la différence entre les deux dans ce village.

La nouvelle venait de tomber, mon père venait de piquer une nouvelle crise, bien qu’il n’était pas très vieux, les évènements de la vie avaient fait de lui un être fragile qui n’attend que l’heure de sa mort. À la morts de mes frères, maman n’avait pas pu supporter et s’en était allée avec eux aussi.

Depuis 9ans papa prenait soin de moi tout seul, il avait des frères et sœurs c’est vrai, mais dans ma famille ça a toujours été « chacun pour soi et Dieu pour tous »

Papa était cardiaque depuis lors ! J’étais au lycée quand une maman du village est venu m’appeler.

__ : ton père risque de mourir toi tu fais quoi à l’école ?

Moi : il a quoi ? Je l’ai laissé à la maison ce matin avant de venir en classe.

__ : on te parle tu fais comme si on ment seulement. Marche vite il veut te voir avant de mourir. Fit-elle en me poussant par la tête pour me faire avancer un peu plus vite.

Moi : mon père ne va pas mourir, il a toujours eu des crises mais il n’est jamais mort. Je refuse.

__ : ah ma fille, c’est Dieu qui décide de ces choses là.

Nous étions donc rentré à la maison, mon père respirait à peine.

Inutile de chercher la route de l’hôpital car non seulement il est déjà presque à l’agonie, mais aussi l’hôpital de soigne pas gratuitement, entre les frais de soins et les médicaments à payer, ça ne devait pas être là grande joie.

.

Je suis très jeune ! Je ne sais pas ce qu’est la vie, j’en ai même aucune idée.

Je suis devant lui, il me regarde et souris.

Comment quelqu’un peut sourire étant sur le lit entrain de partir ? C’était étrange. Pendant que je coulais les larmes, lui il semblait heureux.

Moi : papa ne me laisse pas s’il te plaît, maman n’est pas là pour prendre soin de moi, mes frères ne sont pas là non plus, il n’y a personne papa, sois fort et fais comme tu as toujours fait.

Il me tient donc par la main et m’a dit toujours avec ce même sourire sur les lèvres.

Papa : ne t’inquiètes pas ma fille, tu n’es pas seule, je serai là, ta mère aussi est là. Mais plus encore, Dieu sera toujours là pour te protéger, nous te protègerons tous. Mets toujours dieu devant tout et tu seras heureuse, tu es très sage et intelligente, alors utilise ces atouts pour réussir.

Moi : papa non, je refuse que tu me laisses comme ça, je suis seule, je vais vivre où même d’abord ? Je n’ai nulle part où aller.

Papa : non, j’ai mes frères et sœurs, même si nous n’avons pas toujours été sur la même longueur d’onde , ils sauront prendre soin de toi. Mais va chez ton oncle Bob.

Il est un peu plus gentil que les autres, vas chez lui, sauf en cas d’obligation avant que tu partes ailleurs.

Sa main lâchait la mienne tout doucement, c’était si difficile de m’en faire.

Il venait de nous laisser, il venait de me laisser, la seule personne que j’avais venait de me quitter.

La vie est si injuste ! Pourquoi certaines personnes doivent être heureuses et pas d’autres ? Hein ? Je me demandais bien si Dieu existe, tous les dimanches on partait à l’église, donc c’était ça m’a récompense ? Donc je partais prier à l’église pour que Dieu me prenne tous ceux que j’aimais ?

Trop de questions sans réponses, trop de « pourquoi » et pas assez de « Parce que.»

Pourquoi DIEU pouvait lui-même faire les choses comme ça ?

C’est quoi ce déséquilibre dans la vie ? Entre les hommes ? Ce n’était pas juste.

À onze ans j’étais orpheline.

J’étais sortie de l’hôpital, l’habit tout mouillé par les larmes, je ne savais pas s’il fallait monter ou descendre, mon cerveau s’était arrêté de fonctionner.

Je me rappelais donc de ce qu’il m’a dit avant de mourir, il fallait que j’aille voir oncle Bob pour le prévenir, pour lui annoncer la nouvelle.

.

Je marchais aussi comme ça, comme quelqu’un qui est perdu, évidemment j’étais perdue.

J’avais marché sur plusieurs kilomètres avant d’arriver chez mon oncle il n’était pas là.

Sa femme dit qu’il est allé récolter du vin.

Ma fille il y a quel problème ? Pourquoi tu pleures ?

Moi : tante, papa est parti !

__ : comment, parti où ?

Moi : mort.

C’était plus fort que moi, je n’arrivais plus à dire un mot de plus. Je me suis mise en sanglots.

Elle essaya tant bien que mal de me consoler mes j’étais inconsolable.

__ : ton oncle va revenir d’un moment à l’autre, ne pleure plus.

Comment pouvait-elle me demander de ne plus pleurer pourtant j’étais en deuil ? Pourtant je venais de perdre mon père ?

Quelle vie m’attendait devant ? Quel avenir était tracé pour moi ? Devais-je encore aller à l’école ou alors c’était fini comme ça ? Je n’avais aucune idée !

J’étais restée longtemps dans la cours avant qu’il n’arrive , il était là enfin.

Moi : oncle papa ne vit plus, il est mort.

Oncle : il était malade ?

Moi : il a toujours été malade, mais il s’en sortait toujours.

Oncle : allons-y voir.

Nous prîmes le chemin de retour et après plusieurs kilomètres de marché, nous arrivâmes.

Le corps était déjà rentré à la maison car l’une de mes tantes avait déjà ramené la dépouille.

Nous n’étions retourner à la maison et là ils étaient tous là, tout le monde était là, je me demandais comment ils étaient au courant de la nouvelle.

Notre maison était inondée de personnes, connues et inconnus, tous étaient présents ce jour.

Je ne reconnais même plus le chez nous, tout était devenu subitement différent.

Je voyais quelques grands frères du quartier derrière la maison entrain de creuser de la tombe de mon père.

Les choses se passaient très vite, plus vite même que je pensais.

Mes oncles et tantes étaient tous regroupé dans la maison pour discuter, je ne sais pas de quoi, mais ils étaient tous là.

J’entre et je les entends parler du prix du cercueil, ils étaient

entrain de faire certainement le programme de l’enterrement.

Mais à voir l’allure des choses, le corps n’allais pas durer à la morgue, oui, c’était à la morgue, ce n’était pas rentré à la maison, j’avais juste fait nées illusions, peut être dû aux troubles de cette terrible nouvelle.

J’observais aussi seulement les choses, je ne pouvais rien faire que de faire les commissions dont on me demandait de faire.

C’était ça mon rôle.

.

En quelques jours, je dirai en deux semaines mon père était déjà sous le sol, l’enterrement et les funérailles faisaient déjà presque partie du passé.

Je ne pouvais qu’accepter ce qui était arrivé.

Oncle Bob m’avait fait venir chez lui pour y vivre.

Il avait un fils, Théo, il était content de m’avoir dans leur maison,

Tout le monde était content et partageait ma liesse, mais ce je ne savais pas que cette liesse devait vite se transformer en tristes faits divers.

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Table des matières de Femme battante

Ch. 1 Ch. 2 Ch. 3
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