
Et si c'était lui
Chapitre 2
CHAPITRE 2
Je raccroche. Donc le gars là est même sérieux. Je call mes cousines qui sont dans leurs chambres.
- Moi : Caro, Murielle
- Elles : Oui
- Moi : Gars, mon prof vient de m’appeler.
- Caro : Il dit quoi ?
- Moi : N’est ce pas qu’il m’a eu hier au phone pour m’inviter chez lui ? Je devais le rappeler mais cela m’est sorti de la tête.
- Murielle : Donc, il venait aux nouvelles.
- Moi : Exactement
- Caro : Comme tu pleures toujours Essono, je suppose que tu ne vas pas go.
- Moi : Maf, je le pleure quoi ? je vais go.
- Murielle : Sage décision de ta part.
- Moi : Je verrai bien sur place ce qu’il veut.
- Caro : Ekieu, vas là bas. Un homme veut quoi à une fille ?
- Moi : Il a vu quoi sur moi ? Je ne ris jamais à ses cours lorsqu’il fait ses blagues là
- Murielle : et ça fait quoi ? peut être que c’est le mystère qu’il voudrait percer.
- Moi : Mieux de lui. Laissez-moi aller djaf (manger) mon eru (légumes fait avec de l’huile rouge).
Je me dirige vers la cuisine pour me servir et revient au salon pour continuer mon film. J’ai tellement mangé que je me suis assoupie devant la télévision. Je suis réveillée par la sonnerie du téléphone de Caro qu’elle a laissé au salon. Je me lève pour prendre mon bain. Cette douche me sort complètement de mon sommeil. Je choisis une robe jaune avec des rayures blanches, assortie d’une ballerine noire et un sac de la même couleur. Je m’asperge de mon parfum préféré « amor amor » de Nina Ricci et hop, je suis en route. En empruntant le taxi, je précise au chauffeur que je ne maîtrise pas le coin où je vais. Je lui dis qu’il serait préférable de me déposer à l’endroit. Arrivée à destination, J’appelle Olivier qui arrive moins de cinq minutes plus tard. Après les salutations, nous nous dirigeons vers sa piaule. En fait le carrefour Safca est entre le quartier Ominisport et celui d’Elig Edzoa. A la vue de la chambre, grande est ma surprise. Pas parce que c’est dénigrant mais à cause de l’impression qu’il donne, comme s’il n’est pas à la hauteur du commun des mortels.
- Olivier : Bienvenue dans mon humble demeure.
- Moi : Merci.
Il me place une chaise sur sa véranda. Il est courtois car je ne m’imaginais pas entrer dans sa chambre, que c’est quoi.
- Olivier : Alors, comment vas-tu ?
- Moi : suis là et toi ?
- Olivier : Ca va
- Moi : Safca c’est une marque de cahier non ?
- Olivier : Oui, tu as vite fais le rapprochement. Le carrefour porte son nom car l’usine est implantée non loin de là.
- Moi : Je comprends mieux maintenant.
- Olivier : Quoi de neuf ?
- Moi : Tout est vieux
- Olivier : Je ne voudrais pas te mentir mais depuis l’année dernière, tu m’intéresses.
- Moi : Ah bon (très surprise)
- Olivier : J’ai été séduit par ton calme et ton indifférence mon égard.
- Moi : Comment ça ?
- Olivier : Tes camarades rigolent toujours lorsque je lance des blagues mais toi jamais.
Donc Murielle avait vu juste.
- Moi : Est-ce que je suis là pour rire ou pour suivre ton cours ?
- Olivier : Mais ca ne te ferait pas de mal de rire, c’est bon pour la santé.
- Moi : Je suis d’accord avec toi. Que devrais-je savoir te concernant ?
- Olivier : Qu’est ce qu’il y a à dire ? Je suis le deuxième né de quatre enfants. J’ai une grande sœur qui est mariée. Mes deux petits frères vivent à Bafoussam avec mon père. Mes parents sont divorcés. J’ai 26 ans (donc le gars ci est jeûne comme ca hum). J’ai un bac G2 et suis titulaire d’une licence en sciences éco.
- Moi : Waouh, tu m’as dis tout cela d’une traite ?
- Olivier : il fallait bien que je te réponde non ? Je manque aux règles élémentaires. Que puis-je t’offrir à boire ?
- Moi : du coca
- Olivier : J’arrive.
Il est revenu avec ma boisson et nous avons continué à causer. Il a voulu que je lui parle de moi à mon tour. Ce que j’ai fait. Je lui raconte mes péripéties au sujet de mon exam. Il me prodigue des conseils lorsque je m’aperçois qu’il se fait tard. A ma montre, il est déjà 18h. Il faut que je m’en aille.
- Moi : Il est temps pour moi de rentrer.
- Olivier : Avant de t’en aller, j’aimerai savoir si tu acceptes d’être ma petite amie.
- Moi : Euh…. Je propose que nous prenions le temps de nous connaître et surtout j’aimerai que tu fasses preuve de discrétion.
- Olivier : Bien sur, tout ce que tu voudras.
Je me lève et nous allons vers le carrefour omnisports pour prendre le taxi. Je trouve mes cousines à mon arrivée.
- Caro : C’était comment ?
- Moi : C’était là.
- Murielle : Ça veut dire quoi ? Pardon ne te fais pas prier.
- Moi : gars, il se sent hein, il habite dans une chambre. J’étais sûr que sa piaule était ultra chic.
- Caro : Tu sais que parfois l’apparence est trompeuse.
- Moi : Comme tu dis. Il m’a ask d’être sa girlfriend.
- Murielle : tu as dis quoi ?
- Moi : que nous devons apprendre à nous connaître.
- Caro : C’est mieux. Ne te précipites pas.
- Moi : Ok.
Après avoir causé avec mes cousines, je suis allée voir mes parents. Nous avons passé du temps ensemble. Dimanche, c’est le train train quotidien avec le réveil, l’église à la paroisse St Marc de Biyemassi Stade et ensuite l’après-midi à la maison. Il faut se préparer pour la semaine à venir.
Nous avons entamé une relation d’amitié. Olivier m’appelle constamment. Il fait son cours normalement et je suis élève comme les autres. J’ai bien dis discrétion oblige. Un samedi où je passe les épreuves de sténo et dactylo, je vois Olivier causer avec une élève qui fait les cours du jour. Ils ont l’air familier. Hum, le gars peut avoir des fantômes cachés dans le placard comme ça. Mieux, je bats le fer quand il est chaud. J’ai fini les dites épreuves et je prends le taxi pour sa piaule. Entre temps, je n’ai plus vu Olivier. Je suppose qu’il est rentré. Lorsque j’arrive à l’entrée de la porte, j’entends des voix.
Vous aimerez aussi





