
Épouse de Son Père
Chapitre 3
Une des choses qui m'apaise est la cuisine, je suis à chaque fois heureuse de le faire quand mon mari est de tours chez moi. Pour ce soir, je nous ai préparé comme entrée de la salade chinoise après pour plat principal ballotin de poulet à paner ensuite comme accompagnement croquettes de pomme de terre. Je sais qu'il aura faim surtout avec ce long trajet.
Je finis de déposer le dernier couvercle lorsque j'entends le vrombissement du moteur de sa voiture, je suis toute souriante en allant me poster devant l'entrée aussi pas moins d'une minute j'entends sonner, je vais ouvrir, sourires aux lèvres et la première chose que je vois, c'est lui avec son bazin deux pièces en bleu ciel accompagné de son bonnet rouge qui cache souvent ses cheveux blancs.
Moi : assalamou aleykoum Daddy
Lui ( tout sourire): waleykoum salam soxnassi (madame)
Moi: yekcil ak djam, namone nala torope (bienvenue, tu m'as beaucoup manqué.)
Je lui cède le passage et il passe la porte alors que j'essaye de l'alléger en prenant son cartable des mains.
Moi : dioxma li ma téyeula papa yaw tamite (donne-moi ceci que je te la garde).
Il accepte et j'allais me retourner pour fermer la porte lorsque je remarque une autre personne. J'ai un sursaut d'une demi seconde en voyant la personne.
Il s'agit d'un jeune homme pas si jeune que ça, puisqu'il doit être dans la trentaine comme moi. Mais il est réellement grand et à travers ses habits, on peut deviner qu'il semble bien proportionné avec son teint bien foncé. Le premier truc qui me frappe, c'est son magnétisme, son beau sourire, sa mâchoire carrée…
Moi : oh !
Baye Ibou: ah oui chérie, j'ai essayé de t'appeler tout à l'heure pour te prévenir qu'Almamy allait rentrer avec moi.
Je plisse les paupières, surpris.
Moi : oh, c'est lui ton fils aîné ?
Il décide lui-même de me répondre.
Almamy (me tendant la main) : bien sûr, c'est moi, enchanté de vous rencontrer.
Moi : moi de même.
Mais ce qu'il se passe lorsque nos doigts se touchent me paraît bien étrange.
Baye Ibou : Almamy va rester ici le temps de quelques jours pour se familiariser avec le travail.
Moi : Ah
Almamy (avec sa valise) : j'espère que ça ne vous dérange pas ?
Moi : oh non, non
Je vois Baye Ibou regarder son fils avec les yeux qui brillent.
Baye Ibou: je te l'avais dit, ta tante est une très bonne personne. Évidemment que ça ne nous dérange pas, en plus elle est toute seule ici.
Moi : euh, entrez.
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