
Entre la vie et l’amour
Chapitre 3
« Je ne peux vraiment plus supporter Léa. Cette fois, elle est jalouse au point d'engager des figurants pour jouer un drame, et la prochaine fois, elle va faire quoi ? Tuer et incendier ? »
Il s'est arrêté un instant et a regardé les gens autour.
« Elle est tellement instable émotionnellement, quand je divorcerai d'elle, rappelez-vous tous de ne pas vous approcher de cette femme. »
« Et s'il vous plaît, surveillez-moi. Dans trois mois, je divorcerai d'elle et j'épouserai Isabelle, la femme que j'aime ! On partagera notre bonheur en ligne et dans la vraie vie ! »
La foule autour a éclaté en cris et en applaudissements !
« Super ! Je te soutiens, mon frère ! »
« Il y a des femmes qu'on épouse juste pour nous porter malheur ! »
« Je suis avec toi ! »
Sous le regard de tout le monde, Isabelle a hoché timidement la tête et a mis une bague bien plus grande que celle que j'avais eue pour mon mariage.
Ses lèvres roses se sont légèrement relevées, pleine d'orgueil, plus aucune trace de désespoir ou de suicide.
J'ai posé mon téléphone et je me suis préparée à chercher un médecin pour m'informer sur mon état.
Je venais d'arriver à la porte quand j'ai entendu ma belle-mère passer un appel.
« Je t'ai envoyé des photos, le bébé de Léa est mort. Le médecin a dit qu'on pouvait enterrer le fœtus. Contacte vite le cimetière et viens à l'hôpital. »
« Léa est très fragile maintenant, elle a besoin de toi à ses côtés. »
Ma belle-mère, trop âgée, avait l'habitude d'utiliser le haut-parleur.
De l'autre côté, Félix s'est montré très agacé.
« Ça suffit, maman ! Elle pousse la comédie jusqu'à l'hôpital maintenant ? Elle n'a pas honte ? »
« Elle est forte, dis donc. Où est-ce qu'elle a trouvé un fœtus mort pour jouer la comédie ? »
« Et maintenant elle s'allonge dans un lit d'hôpital ? Dis-lui que si elle veut mourir, qu'elle le fasse pour de bon ! Je paierai ses parents, c'est tout ! »
Ma belle-mère, folle de rage, s'est emportée.
« Félix, tu ne crois même plus ce que je dis ? »
Félix a dit : « Maman, je te crois pour d'autres choses, mais quand il s'agit d'elle, surtout de ce bébé, je n'y crois pas. »
« Au fait, tant que t'y es, dis-lui que si le bébé naît, il portera le nom de ses parents! Ce sera sa punition. »
Le téléphone a émis deux bips, et ma belle-mère a poussé un long soupir.
Je suis retournée dans la chambre en silence.
Je pensais que Félix ne viendrait pas pendant mes jours d'hospitalisation.
Mais une heure plus tard, Félix est entré furieux dans la chambre.
Il m'a tirée brusquement hors de mon sommeil, m'a examinée des yeux et a dit avec sarcasme :
« Bravo, tu as même maquillé ton visage pour paraître pâle, vraiment impressionnant. »
Le tir violent a réveillé la douleur dans mon ventre blessé.
En pensant que c'était à cause de lui que j'étais dans cet état, j'ai tremblé de rage, la haine dans les yeux.
« Tu es fou, Félix ? Je te l'ai dit plusieurs fois, je ne t'ai pas menti ! Pourquoi tu refuses de me croire ? Tu veux vraiment me pousser à devenir ce monstre ? »
Si j'avais eu la force, je l'aurais tué sur-le-champ !
« Bien, tu fais toujours semblant, même maintenant. »
Félix m'a regardée avec un profond mépris.
« On parlera de ça plus tard. D'abord, dis-moi, tu as demandé aux internautes d'insulter Isabelle, pas vrai ? »
« Quoi ? » J'ai été stupéfaite.
Félix m'a tendu son téléphone avec un visage fermé.
J'y ai jeté un coup d'œil.
C'était le compte Instagram d'Isabelle.
Elle y avait posté une photo de la bague.
Les internautes avaient reconnu qu'elle était la femme qui avait mis le feu à l'appartement loué et l'avaient violemment critiquée.
« Les maîtresses sont aussi arrogantes maintenant ? »
« C'est quoi ça ? L'épouse légitime est à moitié morte à cause de son mari, et lui, il demande la maîtresse en mariage ! »
« Sale maîtresse, pourquoi ce n'est pas toi qui es morte ? »
J'ai détourné le regard, même mes cils n'ont pas bougé.
« Je ne l'ai pas fait ! »
« Ça suffit ! Tu continues de jouer ? Va t'agenouiller devant Isabelle et présente-lui tes excuses ! »
Félix a tiré sur ma main pour me faire lever.
Le visage fermé, je me suis obstinée à rester assise.
Félix s'est approché, ses yeux noirs pleins de colère :
« Très bien ! Tu veux la manière forte ? »
Il m'a soudain attrapé le cou, serrant de toutes ses forces.
J'ai immédiatement été privée d'air, mon visage s'est rougi de douleur, je voulais me débattre mais il me retenait fermement.
Mais Félix n'a pas montré la moindre intention de lâcher prise.
Une minute plus tard, il m'a soudain relâchée, et juste quand je pensais qu'il allait s'arrêter…
Félix a levé le poing et m'a frappée violemment, murmurant :
« Tu veux simuler une fausse couche ? Alors laisse-moi t'en provoquer une, d'accord ? »
Ce coup de poing m'a fait trembler de douleur, le visage blême.
Les blessures de mon ventre, déjà transpercé par plus de vingt coups de couteau, se sont rouvertes sous l'impact.
Goutte à goutte.
Le sang s'est mis à couler le long de mes vêtements jusqu'au sol.
Soudain, Félix a senti que quelque chose n'allait pas. Il a levé mes vêtements avec étonnement.
En voyant mon ventre vide, une expression de stupeur a traversé son visage.
« Le bébé ? Il est où ? »
« C'est impossible… Le bébé ne peut pas être mort… chérie… »
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