
Entre Haine et Désir : L'Alpha de Mon Cauchemar
Chapitre 2
Quand il se sépara enfin d'elle, ils étaient tous deux haletants, les yeux brillants de cette passion nouvelle qui semblait les consumer. Lyna tenta de reculer, mais il la maintint contre lui, son regard toujours aussi intense.
"Tu es mienne, Lyna," murmura-t-il. "Même si tu n'acceptes pas encore de l'admettre."
Elle roula des yeux, mais son cœur, lui, savait qu'il n'avait jamais été aussi proche de découvrir son âme. Le lien entre eux, bien qu'invisible, était déjà aussi fort que la gravité. Un lien que la Lune elle-même semblait avoir tissé, sans retour possible.
Dans cette nuit, Lyna comprit. Peu importait combien elle essayerait de fuir, de se dérober. Elle n'échapperait pas à ce qu'il était. Et même si elle tentait de repousser ce lien, il était là, indestructible, comme une promesse de la lune elle-même.
Ezra avait brisé ses défenses d'un simple baiser. Et elle, elle n'avait aucune idée de ce que l'avenir lui réservait, mais une chose était sûre : sa vie venait de changer à jamais.
Le matin se leva sur la forêt, mais Lyna ne remarqua pas la lumière qui filtrait à travers les feuilles, ni le chant des oiseaux. Tout ce qu'elle ressentait, c'était cette lourde douleur qui pesait sur son cœur, une sensation qu'elle n'avait jamais connue. Ses pensées tournaient en boucle, impossibles à arrêter, comme des vagues frappant sans cesse les rochers.
La nuit dernière, ce baiser, cette chaleur, cette connexion intense, tout cela avait semblé si... parfait. Elle n'avait jamais cru au destin, pas vraiment, mais là, sous la lueur de la lune, quelque chose avait changé. Il y avait eu un frémissement, une vérité qu'elle n'avait pas osé affronter. Ils étaient liés, lui et elle. Leurs âmes, leurs cœurs, comme si la Lune elle-même les avait marqués.
Mais rien de tout cela n'avait d'importance à présent. Rien ne comptait plus. Ezra l'avait rejetée de la manière la plus brutale qu'elle ait jamais connue. Comment cela avait-il pu tourner ainsi ?
Elle se leva lentement, ses mains tremblantes cherchant à saisir la réalité. L'air frais du matin la gifla doucement, mais cela ne fit rien pour apaiser la brûlure dans sa poitrine. Tout était si confus, si douloureux. Comment avait-elle pu se laisser emporter ? Comment avait-elle pu croire que cet homme, ce mystérieux guerrier, pourrait être autre chose qu'un simple tourbillon, un moment de folie ?
Les souvenirs de la veille s'étaient frayés un chemin dans son esprit comme des lames acérées. Après ce baiser... ce contact, ils s'étaient éloignés. Ezra avait murmuré des mots qu'elle n'avait pas compris, des mots qui n'avaient pas de sens pour elle à ce moment-là. Mais lorsqu'elle s'était réveillée ce matin, cette vérité qu'elle n'avait pas osé voir la frappait de plein fouet.
Il était son compagnon. Son âme sœur. Et pourtant, il l'avait rejetée. De manière violente. Comme s'il n'avait jamais ressenti ce lien. Comme si elle n'était qu'une erreur, un accident. Un souffle d'air.
Elle secoua la tête, désespérée. Non, il y avait eu une connexion, une évidence dans ses gestes, dans son regard. Il ne pouvait pas la repousser aussi facilement. Pourtant, dans la clarté du jour, elle savait que c'était ce qu'il avait fait.
Elle s'était levée, s'était habillée en silence, chaque mouvement comme un poids supplémentaire qui la tirait vers le sol. Elle avait quitté la forêt, se dirigeant vers le village. Elle ne savait pas exactement pourquoi elle y allait, mais elle devait le voir, lui parler. Elle avait besoin de comprendre.
Lorsqu'elle arriva au centre du village, elle le vit. Ezra. Il était là, avec d'autres guerriers, discutant sérieusement avec l'un d'eux. Dès qu'il tourna la tête et aperçut Lyna, un froid glacial se répandit dans son regard. Comme si l'instant qu'ils avaient partagé ne signifiait rien pour lui. Comme s'il n'avait jamais été près d'elle.
"Ezra," murmura-t-elle, sa voix tremblante malgré ses efforts pour rester calme.
Il la fixa, mais il y avait cette distance, cette froideur dans ses yeux qui la figea sur place. Il ne s'avança pas vers elle. Il resta là, immobile, son expression figée. Puis, enfin, il parla, sa voix grave et distante. "Que veux-tu, Lyna ?"
Un frisson d'angoisse secoua son corps. "Je... je veux savoir ce qui se passe. Hier soir, il y a eu quelque chose entre nous. Tu as... tu as senti ce lien, toi aussi, n'est-ce pas ?"
Il baissa les yeux, et pour une fraction de seconde, elle crut qu'il allait céder, qu'il allait enfin lui dire la vérité. Mais ce qu'il dit ensuite la fit se sentir comme un étranger, un poids inutile dans sa propre vie.
"Tu t'es trompée," dit-il froidement. "Il n'y a pas de lien, Lyna. Pas pour moi. Ce que nous avons partagé hier soir... c'était une erreur."
Les mots résonnèrent dans son esprit comme un coup de poignard. Une erreur. Elle avait cru que l'univers entier se pliait autour de cette rencontre, que le destin les avait réunis. Et lui, il les rejetait si facilement. Il n'y avait rien de sacré, rien de spécial dans ce qu'ils avaient vécu. Juste une simple erreur.
"Tu ne peux pas dire ça..." Sa voix se brisa, mais elle se redressa, refusant de lui montrer combien ces paroles la détruisaient. "Tu... tu as dû sentir quelque chose. Tu as vu comment nos corps se sont connectés. Comment nos cœurs ont battu ensemble."
Il tourna légèrement la tête, son regard fuyant, comme s'il cherchait un moyen de s'échapper de cette situation. "Je n'ai pas de temps pour ça, Lyna. Je suis un guerrier, pas un simple rêveur. Ce lien dont tu parles, il n'existe pas pour moi. Tu dois accepter ça."
Les paroles d'Ezra résonnaient en elle comme des vagues écrasantes, l'écrasant un peu plus à chaque seconde. Elle se sentit devenir plus petite, insignifiante. "Tu... tu m'as menti," souffla-t-elle, les larmes lui montant aux yeux malgré elle. "Tout ce que tu m'as dit hier soir, tout ça, c'était quoi ?"
Il n'eut pas l'air d'être touché par ses mots. Il la regarda, mais ses yeux étaient aussi durs et froids que la glace. "C'était juste... une erreur, Lyna. Rien de plus. Je t'ai dit ce que tu voulais entendre, mais maintenant, il est temps que tu retournes à ta place."
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