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Couverture du roman Douce épine

Douce épine

Épouse au foyer exemplaire en apparence, l'héroïne voit son existence basculer quand sa véritable identité est révélée par accident. Entre secrets enfouis, trahisons et dangers imminents, elle lutte pour préserver l'équilibre d'un quotidien qui s'effondre. Un dilemme déchirant s'impose alors à elle : doit-elle s'accrocher à cette vie saine et respectable ou assumer la débauche de son monde réel ? Sa quête de survie ne fait que commencer dans ce récit mêlant passion et mystère.
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Chapitre 1

Chapitre 1

« Dans un couple il n’y a qu’une seule chose pire que le mensonge, c’est la franchise »

Quand j'ai ouvert les yeux, je ne reconnaissais pas l'endroit dans lequel je me trouvais. La forte lumière qui émane de la pièce m'aveugle littéralement.

Par contre, Je distingue quelques voix qui résonnent à mes oreilles comme un écho.

Quand J’ai essayé de bouger la tête, une douleur lancinante me traversa l’arrière du crâne, stoppant par la même occasion mon mouvement.

Malgré mes vaines tentatives pour bouger les doigts, impossible pour moi d’y arriver.

J’ai une de mes jambes plâtrées et suspendus en l’air. Ma main gauche ne se soumettant pas à mon envie de faire ne fut ce qu’un petit signe.

J’ai tout de même réussis malgré la douleur atroce à balayer du regard la chambre. Lorsque nos regards se sont croisés, il s’est levé pour venir vers moi, l’air soulager

Théo : Enfin tu es réveillés. Comment vas tu ?

Moi (articulant difficilement) : Qu’est ce qui m’est arrivé ?

Théo : Chut !. Ne fais pas trop d’effort. Déjà c’est une chance que tu sois en vie alors stp ménage toi.

Je distingue à présent les voix qui se font de plus en plus clair dans ma tête. A la télé, une journaliste parle d’un terrible accident qui s’est produit causant par la suite une dizaine de blessé et deux morts.

Les larmes me sont montées aux yeux lorsque les souvenirs ont refait surface

Moi (m’agitant) : Où est mon mari ? Théo répond moi où est mon mari ?

Il m’a serré dans ses bras pour essayer de me calmer en me caressant le dos

Moi (essayant de me dégager) : Où est mon mari ? Répond moi ?

Théo : Stp calme toi. Je veux que tu sois forte pour ce que je vais t’annoncer

Moi (criant) : Non, non, non. Ça ne peut pas être ce que je crois, non, mon mari ne peut pas être mort. Ne me dis pas ça Théo, Théo répond moi dis je en l’empoignant.

L’infirmière alerté par mes cris est rentrée en vrac dans la chambre en me demandant de me calmer

Moi (criant) : Où est mon homme ? Où est mon mari ? Que quelqu’un me réponde

Théo : Calme toi sinon l’infirmière sera obligé de te donner un tranquillisant pour que tu te rendormes

Je me suis mise à tout balancer autour de moi d’une main avant que Théo ne m’attrape fermement, laissant la possibilité à l’infirmière de me piqué.

J’ai poussée un juron avant de sombrer dans un sommeil profond

****Flashback**** (quelques années plus tôt)

Je me suis réveillée quelques heures avant lui comme à l’accoutumé pour pouvoir lui faire son petit déjeuner. Après m'être débarbouiller le visage, je me dirigée vers la cuisine afin de mettre de l’eau au feu.

Il commence toutes ces journées par ça.

Une tasse de thé, quelques croissants, une pomme ou une orange comme dessert, ensuite il file au boulot pour rentrer parfois très tard.

Je m’assure qu’il ait toujours de quoi se mettre sous la dent. Impossible pour moi de laisser mon homme sortir de la maison sans avaler quelques choses. Je dirais même c’est quasiment inimaginable.

J’aurais l’impression de faillir à mon devoir de femme au foyer et Dieu sait à quel point j’y tiens. J’ai toujours fait passer le confort de mon homme avant moi et je ne le regrette aucunement.

C’est la réalité de la quasi majeure partie des femmes aux foyers. On s’occupe de notre homme comme un bébé, prenant le soin de ne jamais flancher même si notre état d’esprit est au plus bas.

On sourie pour dissimuler notre mal être en s’assurant que tout se passe comme il veut. Le slogan est tel qu’il est et je le répèterai toujours : Vivre pour lui, mourir pour lui.

Quand on signe pour le meilleur et le pire, le plus souvent certaines femmes prennent le meilleur et dès que la situation se dégrade, tu les vois mettre le voile.

Je fais partie de ces femmes qui croient fortement que peu importe la situation critique d’un ménage, dès lors que c’est l’amour qui nous a unis, on peut être capable de sauver le bateau, même lorsqu'il s'apprête à couler.

C’est désolant de remarquer la facilité avec laquelle certaines jettent l’éponge. J’ai un rôle à jouer et je ne compte pas donner l’occasion à une personne de dire que j’ai failli à ma mission.

Je n’ai sentie sa présence que lorsqu’il a posé un baisé à l’arrière de mon cou en m’enlaçant par la taille.

Moi (me retournant) : Comment tu vas mon amour ?

Il m’a fait un baisé sur la bouche avant de me répondre

Philip : Je vais très bien et toi ?

Moi (sourire aux lèvres) : Je vais bien. J’étais en train de mettre de l’eau au feu pour ton thé. Je dois filer vite fait acheté les croissants le temps que tu termines de prendre ta douche.

Philip : Je t’ai toujours dit que ce n’est pas la peine que tu te donnes autant de mal

Moi (l’embrassant) : Je t’ai toujours dis que je ne te laisserai jamais sortir de la maison le ventre vite.

Je me suis détachée de lui pour me saisir des clés posées sur la table de la cuisine.

Moi : Je serais là en un rien de temps. Ta tenue est posée sur le lit et tes chaussures sont juste à côté. J’ai fait ton sac hier nuit et tous les documents que tu m’as demandés y figurent. Donc tout ce qui te reste à faire, c’est de prendre ta douche et t’habiller le temps que je revienne

Un sourire béat éclaira son visage

Philip : Que ferais-je sans toi mon amour ?

Moi : rien du tout dis je en rigolant.

Je suis sortie en fermant à clé la porte derrière moi. J’ai adressé un salut au gardien qui somnole comme d’habitude avant de me dirigé vers le garage pour sortir la voiture.

Il m’a ouvert le portail et je me suis engagé sur la route en direction de la boulangerie la plus proche.

J’ai sortie mon téléphone que j’ai pris le soin de prendre avec moi pour passé un coup de fil

Moi : Allo ?

Alicia : Bonjour madame comment tu vas ?

Moi : Je vais bien et toi ?

Alicia : Je ne me plains pas. Je suis en route pour le boulot

Moi : Vous avez eu des clients hier ?

Alicia : Oui oui comme d’habitude. J’ai demandé à Théo de te faire un briefing sur l’état des comptes actuels. Normalement tu Auras tous les documents posés sur Ton bureau ce matin

Moi (sourire aux lèvres) : Tu es un amour de femme. Merci beaucoup et surtout tâche d’être discrète

Alicia : Ok madame. A tout à l’heure

J’ai raccrochée le sourire aux lèvres. Je n’aurais pas pu faire un choix aussi meilleur que confié ma boite à Théo et Alicia. Ils travaillent comme si c’était eux les chefs.

Lorsque je suis absente, ils s’arrangent à me faire toujours le topo de ce que j’ai ratée. Je ne peux pas être tout le temps présente donc je suis obligée d’avoir recours à eux.

Je me suis garée sur le parking pour descendre par la suite de la voiture. Heureusement pour moi qu’il n’y a que quelques personnes dans la file.

J’ai salué les vendeurs qui me connaissent déjà parce que je suis une fidèle cliente en attendant mon tour

Voix derrière moi : Quel plaisir de vous revoir

Je me suis retournée pour savoir à qui j’ai affaire et à ma grande surprise c’est un client que j’ai vu une ou deux fois dans mon salon.

Moi : Le plaisir est partagé. C’est monsieur…. ?

Calvin : Monsieur Calvin tout court ferait l’affaire

Je lui ai empoignée sa main qu’il m’a tendue en lui souriant de toutes mes dents

Moi : J’espère que vous allez bien

Calvin : ça va merci et vous ?

Moi : Je ne me plains pas

J’ai passée ma commande lorsque mon tour est arrivée.

Calvin : et monsieur, comment il va ?

Moi : Il va bien.

Lorsqu’on ma servi, je lui ai souhaité une bonne journée avant de m’éclipser. Ça me trouble toujours d’avoir affaire à des clients hors de mon lieu de travail par peur de me faire attraper.

Je me présente Mireille Yanda. Femme au foyer mariée depuis plus de deux ans sans enfant. Je prends normalement 28 ans dans quelques semaines et je suis de nationalité gabonaise. J’ai fait des études en Marketing et communication.

Je suis une femme qui a toujours su se débrouiller dans sa vie, n’attendant rien de personne.

Je n’ai jamais connu mes parents. J’ai été adoptée dans une famille très chaleureuse malgré le fait que mon père adoptif était un chien de la pire espèce.

Lorsque j'eus mes 18 ans, J'ai préféré m'en aller. je me suis donc armée de courage pour pouvoir affronter les coups durs de la vie et je vous assure que cela n’a pas du tout été facile pour moi.

C’est à cette époque que j’ai rencontré Théo qui me voyait souvent flâner dans les rues à la recherche de quelques choses à me mettre sous la dent.

Il m’a dégoté un boulot de serveuse et m’a aidé du mieux qu’il a pu pour que je puisse continuer mon école.

Ce n’est pas la peine pour moi de vous mentionner qu’à l’époque il me courtisait et on est sorti ensemble pendant près de cinq ans avant que je ne rencontre Phillip. Fort heureusement pour moi, Théo ne m’en a pas trop voulu.

Lorsque l’occasion s’est présenté, j’ai pu me payer mon propre salon, toujours avec l'aide de théo vu qu’on n’avait pas coupé le contact.

Quand j’ai besoin qu’une personne de confiance me face un bilan, c’est lui que j’appelle. Mon mari ne sait rien de cette histoire et je préfère la garder pour moi.

Moi (posant les croissants sur la table) : Désolée pour le retard. L’embouteillage est infernal

Philip : Ce n’est pas grave. J’ai encore une trentaine de minute devant moi. Tu ne prends pas le petit déjeuner avec moi ?

Moi : j’aimerais prendre ma douche avant. Il fait hyper chaud. Au fait, je te fais quoi pour le diner ?

Philip : Je crois que ce soir je rentrerai un peu plus tard que prévu. J’ai des dossiers à finaliser. Je t’avais parlé du voyage que je prépare pour la semaine prochaine n’est ce pas ?

Moi : Oui oui je m’en rappelle.

Philip : Je suis sur une grosse affaire qui pourra faire grimper l’entreprise donc pour ça, il me faut me donner à cent pour cent

Moi : Je t’encourage mon amour. Je suis sûre que tu vas t’en sortir

Nous avons discuté des actualités mondaines comme à l’accoutumé jusqu'à ce qu’il termine.

Philip (se levant) : J’aimerais bien te faire l’amour sauvagement mais je crois que c’est mieux pour moi de filer avant d’être en retard

Moi (rigolant) : Je t’attendrai ce soir peu importe l’heure à laquelle tu reviendras.

On a échangé un baisé avant qu’il ne s’en aille.

J’ai profité pour verrouiller la porte avant d’ôter un à un mes vêtements pour prendre une douche. Bien avant que je ne me saisisse de mon peignoir, mon téléphone du boulot s’est mis à sonner.

Moi : Allo ?

Voix : On a un petit souci. Les personnes avec lesquelles votre mari doit signer un contrat veulent se rétracter. Vous m’avez dis de vous donner toutes les informations ci possible et si on n’agit pas, il risquerait d’avoir une mauvaise surprise

Moi : Faites ce que vous avez à faire.

J’ai raccroché en me dirigeant vers la douche. Une fois après avoir vérifiée la température de l’eau, je me suis glissée à l’intérieur de la baignoire pour profiter de ce pur délice.

Dans l’ombre, je tire les ficelles, à la lumière, mon mari profite. Bienvenue dans ma vie…………….

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