
Divorce Explosif, Ultime Revanche
Chapitre 9
Personne ne voulait d’elle ici. Tous l’ont chassée.
Nina a trouvé cela ridicule.
Son regard froid a balayé successivement Marie, Chloé et Pascal, puis elle a arraché fermement son bras de la poigne de Louis. Elle a esquissé un léger sourire moqueur.
« Très bien, je pars. »
Souvenez-vous-en bien, c’est vous qui m’avez chassée !
Nina s’est retournée et s’est éloignée.
Mais, très vite, elle a fait demi-tour. Elle a relevé une mèche de cheveux et l’a glissée derrière son oreille.
« Monsieur, sais-tu pourquoi je suis venue à l’hôpital aujourd’hui ? »
Louis a fixé son visage fin et translucide, chaque petit duvet sur sa peau semblait cristallin sous la lumière, accentuant encore plus sa beauté.
Son expression est restée froide, manifestement désintéressée. Sa voix, glaciale, a résonné :
« Nina, à force de t’accrocher, tu deviens lassante. »
Nina a fait un pas en avant et a souri.
« Je suis venue te chercher un spécialiste. »
Elle a sorti une petite carte et l’a tendue à Louis.
Celui-ci a baissé les yeux et a vu une carte de visite.
Sur la carte, il était écrit :
Spécialiste des troubles de l’érection et de l’éjaculation précoce. Infertilité masculine. Retrouvez votre virilité et votre bonheur.
Numéro de contact : 06-XXXXXX
L’expression impassible de Louis s’est légèrement fissurée.
« ... »
Nina a glissé la carte dans la poche de son costume.
« Chloé est malade. Et toi, tu es sûr d’être en bonne santé, Monsieur ? Vous devriez tous consulter. »
Après ces mots, elle s’est retournée et est partie.
Louis a lentement serré son poing sur le côté.
Cette femme savait exactement comment le faire enrager.
Chloé a alors pris la parole :
« Louis, laisse tomber. Ça ne sert à rien de s’énerver pour elle. »
Marie a acquiescé.
« Oui, oublions-la. Où est Asclépios ? Il aurait déjà dû être là. »
À la mention d’Asclépios, tout le monde est devenu nerveux.
Asclépios était l’unique espoir de Chloé.
Louis a baissé les yeux vers sa montre en acier. L’heure du rendez-vous était passée, mais Asclépios n’était toujours pas là.
À ce moment, un membre du personnel médical est entré dans la pièce.
« Monsieur. »
Les yeux de Chloé, Pascal et Marie se sont illuminés instantanément.
« Asclépios est arrivé ? »
Le membre du personnel a regardé Louis et a répondu :
« Oui, Asclépios est bien arrivé. »
Quoi ?
Louis a immédiatement levé les yeux vers l’entrée.
Mais il n’a vu personne.
Seulement une silhouette fine et gracieuse qui a disparu au détour du couloir.
C’était Nina.
Il a froncé les sourcils.
« Je ne vois pas Asclépios. »
Le membre du personnel a répondu :
« Asclépios est venu... et elle est repartie. »
« Quoi ? »
Les visages de Chloé, Pascal et Marie ont pâli instantanément.
Marie s’est exclamée, paniquée :
« Pourquoi est-il parti ? Il n’a même pas encore examiné Chloé ! »
Le membre du personnel a baissé légèrement la tête, l’air désolé.
« Je suis navré... mais Asclépios a décidé de ne pas opérer Mademoiselle Chloé. »
Le visage radieux de Chloé est devenu livide.
Asclépios refuse de l’opérer ? Pourquoi ?
L’euphorie d’il y a quelques instants s’est effondrée brutalement. Chloé a perdu son sang-froid.
« Pourquoi ? Pourquoi Asclépios ne veut pas me soigner ? »
Pascal et Marie se sont précipités pour la calmer.
« Chloé, ne t’énerve pas. Nous allons trouver un moyen de convaincre Asclépios. Tu vas guérir. On trouvera une solution. »
Louis a vu ses traits se durcir soudainement, son regard glacial et tranchant fixant le couloir désormais vide.
Le danger émanait de lui, silencieux, oppressant.
Nina venait de quitter l’hôpital quand une voix l’a interpellée.
« Nina. »
Elle s’est arrêtée, avant de se retourner lentement.
C’était Marie. Elle l’avait suivie. Elle s’est avancée et a tendu un papier vers elle.
« C’est pour toi. »
Nina a baissé les yeux. Une chèque de deux mille euros.
Marie a ajouté d’une voix calme :
« Nina, Monsieur ne t’aime pas, alors arrête de t’accrocher à lui. Rends-le à ta sœur. Pourquoi ne peux-tu pas lui céder sa place ? Divorce de Louis, prends cet argent et retourne vivre à la campagne. »
Un rire ironique a traversé l’esprit de Nina.
Si elle n’avait pas elle-même effectué un test ADN, elle aurait pu croire que Chloé était la véritable fille de Marie.
Mais non. Marie était bien sa mère biologique. Chloé n’était que sa belle-fille.
Et pourtant, elle ne jurait que par elle. Elle ne l’avait jamais aimée.
Tout cela parce qu’elle était éperdument amoureuse de Pascal. Et en aimant cet homme, elle avait aimé sa fille.
Le regard limpide de Nina a fixé Marie, un léger sourire ironique étirant ses lèvres.
« Le titre de Madame ne vaut que cette somme ? Ou bien... est-ce moi qui ne vaux que cela à tes yeux ? »
Marie a eu un instant d’hésitation, avant de répondre :
« Nina, c’est pour ton bien. Tu ne peux pas rester ici, ce n’est pas ta place... »
« Maman. »
Ce mot sonnait étranger sur les lèvres de Nina, et pourtant un éclat moqueur illuminait son regard.
« Tu m’as déjà envoyée à la campagne une fois. Et maintenant, tu veux m’y renvoyer une deuxième fois ? Tu es vraiment une mère exemplaire. »
Sans plus attendre, Nina a cessé de lui accorder de l’attention, s’est dirigée vers un taxi et a disparu.
Dans le taxi, Nina s’est installée à l’arrière, silencieuse. Elle a sorti une sucrerie de son sac, déballé lentement l’emballage et mis la friandise dans sa bouche.
Le chauffeur, un homme âgé, l’a observée à travers le rétroviseur.
Il a remarqué sa silhouette gracieuse et son élégance naturelle.
Mais en y regardant de plus près, sa peau était si pâle, son corps si fin, comme si elle pouvait se briser au moindre souffle de vent.
Le vieil homme a souri doucement et a demandé :
« Jeune fille, tu aimes vraiment les bonbons ? »
Nina a levé les yeux vers l’extérieur, une brise légère soulevant ses mèches de cheveux. Un sourire doux a fleuri sur ses lèvres.
« Oui. Quand on mange du sucre... on oublie un peu l’amertume. »
Marie est restée figée sur place, regardant le taxi s’éloigner.
À ce moment-là, une voix s’est élevée derrière elle.
« Madame. »
Elle s’est retournée et a reconnu Jérôme Gautier, un directeur du service médical de l’hôpital central.
Un sourire immédiat a illuminé son visage. Elle s’est précipitée vers lui.
« Monsieur Gautier ! Vous tombez à pic. Vous avez des contacts dans tout l’hôpital. Auriez-vous un moyen de me mettre en relation avec Asclépios ? »
Jérôme a hoché la tête.
« Justement, je connais personnellement Asclépios. Je peux vous aider. »
L’éclat dans les yeux de Marie s’est immédiatement allumé.
« Vraiment ? Merci infiniment, Monsieur Gautier ! »
À cet instant, Jérôme a jeté un coup d’œil en direction de la route, là où Nina venait de disparaître.
Un léger sourire énigmatique s’est dessiné sur ses lèvres.
« Dites-moi... c’était votre fille, non ? La jeune femme qui vient de partir.
Elle est... magnifique. J’ai cru voir une déesse descendre du ciel. »
Le visage de Marie s’est soudainement fermé, son sourire s’est effacé.
Son regard est devenu glacial.
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