Couverture du roman Dilemme : Mon bonheur ou celui de ma mère ?

Dilemme : Mon bonheur ou celui de ma mère ?

8.8 / 10.0
Dans Dilemme : Mon bonheur ou celui de ma mère ?, Chérif lutte contre le chômage avant de choisir entre son amour pour Néné et une opportunité liée à la riche Diary. Découvrez ce modern romance novel captivant, entre honneur et sacrifice, disponible sur cette plateforme de web novels free.
Résumé de Dilemme : Mon bonheur ou celui de ma mère ?
Chérif, trentenaire diplômé mais au chômage, survit grâce à de petits boulots de rue pour ne plus peser sur sa mère dévouée. Alors qu'il s'éprend de la douce Néné, sa rencontre fortuite avec la riche Diary bouleverse son existence. Face à une opportunité financière inespérée apportée par cette dernière, sa mère délaisse ses principes de dignité pour exiger un retour sur investissement. Chérif est alors déchiré entre ses sentiments sincères et le bonheur matériel de celle qui s'est sacrifiée pour lui.
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Dilemme : Mon bonheur ou celui de ma mère ? Chapitre 1

1ère Partie : Présentation et connaissance

Je m’appelle Chérif 2ème fils d’une famille modeste composée de 4 personnes (2 garçons et 2 filles). L’aîné de la famille est une femme et elle est mariée. Son mari est un gorgorlou (débrouillard). Nous avions du mal parfois à joindre les deux bouts. Je ne me plains pas, nos parents nous ont appris à accepter la volonté divine. Malgré les difficultés de la vie, nous avons toujours gardé notre dignité. Avec le départ de ma sœur, j’suis devenu l’aîné de la famille. Mon père était un agent de la Mairie. Rattrapé par l’âge, il a pris sa retraite. Comme la plupart des vieux, il passait tout son temps à la mosquée du quartier. Il ne revenait que le soir. Maman était vendeuse de légumes. Franchement, les mamans sont braves. Elles se soucient le plus de la situation familiale. Je n’ai jamais entendu maman se plaindre de quoi que ce soit. Elle a accepté la situation difficile qu’elle vivait. Elle a toujours gardé espoir que tôt ou tard, elle sortira de cette situation. J’avais les larmes aux yeux quand j’entendais chaque matin, le bruit de maman avec ses bagages, se préparait pour aller au marché. A l’approche de la fin du mois, c’était plus difficile. Nous étions en location. Papa n’a pas pu avoir une maison. Pour des raisons que j’ignore ce qui est sur, il avait la possibilité d’en avoir mais avec certains anciens vieux, ils étaient préoccupés à faire la fête que de penser au futur de leurs enfants. Je ne me permettrai jamais de juger mon père mais il est responsable en grande partie de la situation que nous vivons. Bref, je ne vais pas trop entrer dans les détails. Maman faisait la porte à porte des bonnes volontés. Ça fleurait l’aumône. Elle ne dormait pas à l’approche de la fin du mois. Elle était sous pression et s’énervait trop vite. Ça se comprenait aussi. La location est une chose difficile. J’prie que vous ne découvriez jamais cette pression. Même si nous sommes croyants, il nous arrive à se poser des questions sur l’existence de Dieu. Je me demandais pourquoi nous ? Pourquoi, je ne peux pas avoir ne serait-ce que 2.000F à donner à ma maman ? C’était compliqué de mon côté, trop compliqué même. J’avais honte de demander le petit déjeuner. Je me réveillais et j’buvais du café qui était déjà prêt. J’avais dit à maman de ne plus m’acheter du pain que j’allais me débrouiller. Mais comme vous le savez, le cœur d’une maman est tellement grand, que même si elle devait se sacrifier, elle le fera pour le bien de ses enfants. Le pain était toujours dispo à la maison. J’postulais de gauche à droite des boulots sans succès. Lassé d’attendre, j’ai enchainé les petits boulots pour aider mes parents surtout ma maman. Durant tout mon cursus scolaire et universitaire, j’ne voyais qu’elle. Par son courage, elle a su m’accompagner. Je ne pourrai jamais payer le 1/10ème des efforts de ma maman. Je ne peux que prier pour qu’elle ait une longue vie. Je ne me décourageais pas, chaque matin, j’faisais le tour des sociétés à pied pour déposer mon CV. La chance ne me souriait toujours pas. Je me suis lancé enfin dans la vente du café Touba et des beignets. Alhamdoulilah, j’parvenais à économiser un peu d’argent qui m’aidait à donner la dépense quotidienne. Comme on le dit au Sénégal «Yalla dou téthie bountou téthie palentère (Dieu ne fermera pas toutes les opportunités)». J’avais dit à maman d’économiser son argent pour payer la location de la maison. Quant à la dépense quotidienne, je m’en chargerai. Elle était trop contente et formulait des prières. J’sortais chaque jour à 6h du matin, pour vendre mon café au coin du quartier. J’descendais à 12h. J’repartais le soir à 16h et j’rentrais à 0h ou 1h du matin. Je n’étais pas seul, y’avait déjà Mère Nabou et Mère Bator. Elles admiraient ma bravoure et mon courage. Elles ne cessaient de m’encourager à continuer sur cette lancée. Avec le temps, elles me conseillent d’ajouter des beignets pour fortifier ma vente. J’ai donné de l’argent à Mère Nabou pour qu’elle me prépare des beignets. Avec l’aide de cette dame, j’ai pu augmenter mon business. J’avais un coup de pouce du destin, ma vente m’aidait bien, trop bien même. J’arrivais même à participer pour la location. Au début, j’donnais la moitié avant de finir par couvrir tout le loyer. Tout en assurant la dépense quotidienne. Les beignets s’écoulaient trop vite. J’avais même augmenté la quantité des beignets. Tellement, j’avais des clients. Au fur et à mesure, ma sœur venait me donner un coup de main à sa descente d’école, parce qu’elle faisait une formation. Elle vendait les beignets et je me m’occupais du café. Le bonheur de ma maman passait en premier. Quand j’repense à la joie de maman, lorsque je l’ai tendu le reçu de mon premier paiement de loyer. Cette joie est la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma vie jusque-là. Je n’avais plus de temps. Je me consacrais entièrement à la vente de café et des beignets. Avec l’aide de Dieu, j’ai fini par avoir une cantine pour me couvrir du froid. Mes collègues que sont autres que Mère Nabou et Mère Bator en profitaient trop bien aussi. Les connaissances de papa à la mairie ont facilité les choses. Je n’avais pas de problème avec les agents de la mairie. J’avais une autorisation de poser ma cantine dans ce coin qui est devenu le point de rencontre des jeunes du quartier.

Les mois passèrent et je m’en sortais très bien. Je ne voulais plus voir maman se levait tôt pour aller au marché mais c’était peine perdue. J’ai pu négocier avec elle, pour qu’elle arrête de partir le soir au marché. Nous avions fini par nous entendre sur le fait qu’elle ira le matin et le soir, elle allait se reposer. J’étais beaucoup plus proche de Mère Nabou, parce que nous étions les derniers à rentrer. Je l’accompagnais chez elle avant de rentrer chez moi. Mère Nabou avait une fille du nom de Néné bien éduquée, gentille, posée, sage, pieuse et calme. Elle était d’une noirceur indescriptible. Elle n’était pas dans certaines choses malgré sa beauté. Elle pouvait abuser de sa beauté pour s’en sortir mais elle a su garder les pieds sur terre. Elle n’avait pas de complexe. Elle portait la calebasse de couscous de sa maman sur sa tête chaque soir pour l’amener au lieu de travail. Elle partait à l’école mais n’empêche qu’elle attendait jusqu’à 0h pour revenir aider sa maman avec ses bagages. Je l’ai demandé de ne plus revenir la nuit, que j’allais m’occuper de sa maman. Chaque soir, nous rentrons ensemble. J’étais pressé de frapper à la porte de chez Mère Nabou pour voir Néné ouvrir la porte. J’commençais à tomber amoureux d’elle. Ma proximité avec Mère Nabou ne me permettait pas de jouer le mauvais garçon dans sa propre famille. J’ai avoué à Mère Nabou mes sentiments envers sa fille. De toute façon, Mère Nabou n’est pas née de la dernière pluie. Elle était la première à me faire la remarque « Sérif (comme la majorité des sénégalais, elle a un problème de "CH" au lieu de Chérif, elle disait Sérif), tes yeux brillent quand tu regardes ou tu parles à ma fille. Ne me dit pas que tu es amoureux de ma Néné chérie ». J’souris et j’ai avoué sans tourner autour du pot. « Mère Nabou, je ne vais pas te le cacher. J’suis tombé sous le charme de ta fille. J’aimerai bien l’avoir comme femme. C’est la première fois que j’ressens ce genre de chose. J’suis novice sur ce domaine. Quand j’vois ta fille, je ne sais plus quoi faire. J’veux qu’elle reste là pour toujours. Je ne veux pas rentrer quand je t’accompagne. Tu as donné une bonne éducation à ta fille. Sa sagesse, sa simplicité, sa douceur, sa piété, sa noirceur et surtout son éducation m’ont vraiment séduit ». Elle ne cessait de sourire « Waouh, tu ne blagues pas. Les étoiles sortent de tes yeux. Hey, tu n’es pas devant Néné, j’suis sa mère. On dirait que tu es devant ma fille. Ça saute aux yeux que tu es vraiment amoureux mais le dernier mot ne me revient pas mon fils. Toute maman rêvera surement d’avoir un beau fils comme toi. Tu es travailleur, responsable et bien éduqué aussi. Je te demande de lui faire ta demande directement. Je ne vais pas m’initier dans sa vie privée. Elle est certes ma fille mais je ne m’abuserai jamais de son respect envers moi pour peser sur sa décision. J’préfère qu’elle prenne sa décision toute seule. Elle accepte tout ce que je lui demande mais je ne vais pas en abuser. J’ai toujours rêvé de voir ma fille, choisir son propre mari. A l’avenir, elle ne pourra pas m’en vouloir. Il faut juste suivre derrière cette nouvelle génération. J’espère que tu me comprends. Personnellement, tu as mon autorisation de discuter avec ma fille. J’suis une femme jalouse et j’ai toujours veillé sur mes enfants. J’ai une confiance aveugle envers toi. Tu es comme un fils pour moi. Les portes de la maison te seront grandement ouvertes. J’vais t’avouer une chose, c’est elle qui prépare les beignets pour toi. Elle a fait une formation en restauration. Maintenant, à toi de tenter ta chance». J’ai aimé la franchise de Mère Nabou, ça me conforte sur ma décision de prendre sa fille comme épouse. L’autre problème est que je n’avais pas le courage de me mettre devant Néné pour déclarer mes sentiments. Un soir, en accompagnant Mère Nabou, j’ai profité de l’occasion pour demander le numéro de téléphone de Néné. Elle me le donne sans hésiter. Le lendemain, je l’ai appelé pour faire ma déclaration à distance. Vous ne rêvez pas j’avais peur de le faire face à face « Salamaleykoum Sokhna Néné. Peut-être, tu étais surprise hier quand je te demandais ton numéro de téléphone mais tu ne devrais pas. Depuis le premier jour que j’ai croisé ton regard, j’suis tombé sous ton charme. Je ne suis pas venu pour jouer. Je te veux comme femme. J’veux faire de toi la mère de mes enfants. J’en ai déjà parlé à ta maman pour te prouver la sincérité de mes propos. J’viens de savoir que tu préparais les beignets pour moi». Elle met un long temps de silence, signe qu’elle est aussi surprise de ma proposition « Chérif, pour être honnête avec toi, je ne m’attendais pas ça de toi. Je te considère comme mon propre frère. Rien que pour le respect que tu voues à ma maman, je ne peux que tomber sous ton charme et ta gentillesse. Ça se limite qu’à ça. Tu es un bon mec, travailleur et brave. Je n’en doute pas, tu seras un bon mari mais pour le moment, j’préfère être ta sœur, parce que tu es comme un frère pour moi ».

J’étais trop déçu de cette réponse. Je n’avais pas d’expérience en matière de drague. J’ai juste accepté sa décision en le remerciant avant de raccrocher. Je n’étais pas trop affecté. J’ai décidé de tourner la page et d’avancer. L’essentiel est que j’ai sorti ce que j’avais en moi. J’me suis concentré à nouveau dans mon business. J’avais fait un compte rendu à Mère Nabou qui m’a encouragé de ne pas abandonner si j’tiens vraiment à Néné. Elle me conseille de l’ignorer un peu et si elle m’aime, elle ne tardera pas à venir vers moi. Mère Nabou voulait vraiment que cette relation existe entre sa fille et moi. Elle savait que je n’étais pas expérimenté et elle a voulu me donner un coup de main. J’ai suivi ses conseils. Je n’ai jamais changé mes habitudes. Chaque nuit, j’accompagnais Mère Nabou chez elle, Néné ouvrait la porte et je donnais la calebasse et le banc avant de retourner. Rien n’avait changé entre elle et moi. J’saluais comme auparavant et j’rentre automatiquement. Les conseils de sa maman portaient ses fruits. Néné avait changé d’attitude envers moi. Elle m’envoyait des SMS pour prendre de mes nouvelles. Chaque jour, j’recevais des texto venant d’elle. Comme ça ne suffisait pas, elle venait chaque nuit s’assoir près de sa maman prétextant l’aider. Sa présence ne me dérangeait pas. Au contraire, j’étais plus motivé. Elle était devenue ma source de motivation. A la descente, je les accompagnais tous les deux chez elles. Sa maman nous devançait et nous suivions derrière. Une complicités’ est nouée entre nous. J’ai senti qu’elle ne pouvait plus se passer de moi. Parfois, j’faisais exprès en parlant d’une autre fille. J’sentais de la jalousie dans ses propos. Ne pouvant plus jouer au chat et à la souris, un mois après ma déclaration, elle me fait sa propre déclaration « Chérif, j’ai pris le temps nécessaire pour penser à ta proposition. J’sais que j’suis allée trop vite en refusant ta demande. Avec toute franchise, j’veux être ta copine. Si tu tiens toujours à ta proposition ». Je n’ai pas cherché à jouer au dur « Néné, je t’aime beaucoup plus qu’avant. Tu ne sais pas l’honneur que tu me fais en acceptant d’être ma copine. Je n’ai jamais cessé de penser à toi. Malgré mon amour, je ne pouvais pas me permettre de te déranger tout le temps. J’ai préféré garder le silence pas parce que ça ne me tenait pas à cœur mais parce que je n’aime pas déranger. Sache que je ne te décevrai pas et j’serai à la hauteur de tes attentes. J’veux une relation sérieuse qui pourrait aboutir au mariage si tu n’es pas prête, tu me le dis et on arrête sans même commencer ». Elle me sourit, j’pouvais admirer cette déesse qui sera désormais à moi « Tu penses que j’suis une fille qui se lance dans des relations sans lendemain. Dans ma vie, je n’ai eu qu’un seul copain et quand j’ai senti qu’il n’était pas prêt pour le mariage, j’ai rompu sans hésitation. Si j’doutais de ta maturité, je n’allais jamais accepté de sortir avec toi. Sur ce point, aies la conscience tranquille, si tu veux demain même, tu peux envoyer tes parents pour te montrer que je n’ai pas de temps à perdre ». Nous sourions ensemble et j’prends sa main pour la première fois. Je ne voulais pas rentrer mais il le fallait. Mère Nabou est entrée directement dans sa maison et nous étions devant la porte pour terminer la discussion. J’ai fait demi-tour, la joie et le sourire au fond de moi. J’étais tellement content et fier de moi. Ce sera ma première expérience en amour. Quand j’étudiais, j’avais des petites aventures mais je ne les appellerai pas relation amoureuse. J’étais beaucoup plus préoccupé de ma réussite et de la situation familiale que des relations amoureuses. Le lendemain, j’en ai parlé à ma mère et elle voulait connaitre la fille d’abord. J’ai exécuté et elle m’a donné sa bénédiction. Notre relation a commencé avec l’aval de nos mamans respectives. Tout avait bien commencé jusqu’à la rencontre de Diary qui était tombée en panne de voiture devant ma cantine… A suivre…

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Table des matières de Dilemme : Mon bonheur ou celui de ma mère ?

Ch. 1 Ch. 2 Ch. 3
Ch. 4
Ch. 5
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