
Dieynaba Diallo
Chapitre 3
— Cédez le passage , cédez le passage c'est une Urgence s'écriait le médecin. Mon Dieu, Qu'est ce que je venais de faire. j'en ai voulu à la vie de ma tante et j'ai fini par blesser cet enfant qui n'a même pas vu le jour . Je savais qu'elle était enceinte ,alors Pourquoi je l'ai poussé?. J'étais un monstre , en quoi étais je si différent de ma tante ou alors j'étais pire qu'elle. Après qu'elle ait tombé ,j'ai pris peur et j'ai prévenu ma mère. Elle aux moins ,elle aurait su quoi faire. Elle a fait appel à mon crétin de cousin , ce sale lâche doublé de pervers qui m'a fait perdre l'estime que j'avais . Sous un état de choc , Alioune a fait appel aux urgences. Ils sont venus la prendre une dizaine de minutes plus tard. J'ai subit de nombreuses interrogations de la part des parents. Je ne leur ait pas dit jusque là. C'était tout sauf facile de me présenter comme une parfaite idiote, très manipulable. J'ai agis sans réfléchir. J'étais aux urgences , comme les parents. J'attendais qu'un médecin sort pour me dire que le bébé s'en est sorti miraculeusement. Pour ma tante je m'en fichais pas mal d'elle. J'étais assise très inquiète dans un coin reculé , les parents de leur côté priaient prier pour le bien être des deux. Alioune faisait des vas et viens entre la salle d'intervention et là où j'étais assise. Sûrement il voulait s'en prendre à moi , je m'étais préparé en une éventuelle dispute. Comme je disais il cherchait à m'aborder ; chose dont j'avais peur. Il me tuerait rien que pour sa mère.
— Diéyna , calme toi , calme toi. Je veux juste savoir , c'est toi qui ai poussé ma mère ? Essayait il de toucher mon bras sûrement pour me faire croire qu'il n'allait rien me faire.
—...Si tu me touche...
— Alioune Diallo , appelait le médecin. Il est allé le voir , pensant qu'il était le seul à s'en faire pour eux. Ma mère est allée aussi à la rencontre du médecin.
— Je suis désolé , votre frère est mort à la naissance. Mais votre mère a survécu à l'opération , attendez qu'elle se réveille pour être prêt d'elle. De là où j'étais, je pouvais interpréter l'expression de chaque visage. Ma mère avait l'air triste , très triste même. Alioune revenait vers moi, une fois arrivé à ma hauteur il me dis:
— si je découvre que t'a quelque chose à voir avec cette histoire , crois moi tu ne vas pas t'en tirer de cette manière. C'est moi qui ai essayé de te violer et pas mon frère alors pourquoi ? Me disait il très vénère. Ma mère est venue me délivré des mains de ce violeur.
— Lâche là , ma fille n'a rien à voir avec ça. Ta mère a voulu cette situation , et pour te dire c'est elle qui ait fait entré ton père dans le comas. Au lieu de t'en prendre à nous va la voir et demande lui ce qui s'est réellement passé.
—....non..non , c'est archi faux. C'est vous qui en êtes le responsable. Vous....s'écriait il ne voulant pas croire en ce que disait ma mère. Il est partie et j'avais le plus grand des soulagements.
— Calme toi ma chérie , allez rentrons à la maison.
Ma mère n'était toujours pas au courant de mon agression. Je préférait ne pas en parler , du moins jusqu'à ce que les choses se calment.
Durant les jours qui ont suivis , je me repliai toujours sur moi même. Je me culpabilisais , je me sentais responsable de tous ce qui s'est passé. Rien de cela ne serait arrivé si j'avais pas voulu jouer avec mon frère. Rien de cela ne serait arrivé si au lieu d'aller voir la police j'ai préféré régler ça par moi même. Tout était de ma faute , même de la folie de mon cousin. Alioune , s'accusait d'être la malédiction de ses parents. Il s'enfermait et refusait la nourriture que lui donner ma mère. Si seulement j'étais allé voir les résultats par moi même , aujourd'hui la vie de mon frère ne serait pas si tourmenté. Mes parents faisaient le tout pour chercher un toit. Depuis on était resté à la maison. Ça risquait de chauffer si tente Raby venait à s'en remettre. J'étais assise , perdue dans mes pensées. Je pensais à mon futur. Un futur qui n'aurait plus l'air de ce que j'avais imaginé ,tante Raby allait me dénoncer. Je n'en doutais plus. Cela faisait plus de deux jours que ma tante s'était réveillée. Il n'y avait que son fils pour aller lui rendre visite et je peux être sûr qu'elle était à l'origine de son comportement dernièrement. Elle lui avait sûrement dit quelque chose. Alioune était comme fou en ce temps là. Je restais constamment sur mes gardes ; en aucun cas il ne devait se permettre de m'approcher. Déjà je savais pas pourquoi j'étais pas allé voir la police. L'histoire de la mort du bébé me travaillais énormément , je me sentais plus ou moins coupable. Comme ma mère revenait du marché et qu'elle est allée se reposer. J'ai décidé de l'aider en préparant le repas de l'après midi. Je me suis déplacé de là où j'étais assise pour récupérer ses achats. Machinalement je me suis accroupie , pour vérifier si elle avait oublié quelque chose. Il manquait du poisson et s'était un peu prêt normal , les moyens manquaient. Déjà on se faisait des soucis pour mon frère qui débarquait de je ne sais où pour compléter les dépenses quotidiennes. Lui qui ne savait rien faire à part aller au collège, où il avait trouvé tout cet argent ? J'allais à la ferme pour cueillir des tomates , des carottes ,enfin tout ce qu'il nous restait après que mon père ait vendu ses bêtes. La maison était immense , dotée d'une ferme , et d'un jardin. Beaucoup ont voulus nous l'acheter. J'étais pas surpris quand tante disait vouloir en faire un centre commercial. Papa témoignait beaucoup d'amour à cette maison où il avait grandit lui et ses frères. Il gardait des souvenirs tellement beau. Il nous bercer mon frère et moi dans un chant où la lumière de nos ancêtres nous guidait sur le chemin d'une histoire tumultueuse. Bref je finissais de ceuillir quand mon cousin est apparut.
— Diéyna si je peux t'aider sur quoi que se soit dit le moi. Je sais, j'ai mal agis envers toi , j'aurais pas dû. Ma mère m'a manipulé pour arriver à ses fins. Elle m'a fait croire que ton père en voulait à la vie du mien. C'est pour ça que j'ai voulu me venger , alors qu'elle avait tout prévu. S'était un moyen de vous écartez sur son chemin. Elle n'en a rien à foutre de moi , tout ce qu'elle voulait s'était de m'utiliser pour te faire peur. Je dois aussi te dire que dés la semaine prochaine des gens viendront démolir la maison.
— Rien ne justifie ce que t'a voulu me faire , Si je t'avais pas assommé t'allais me violer. Alioune tu me déçois , j'avais trop d'estime pour toi. Je te considérais comme mon grand frère. T'étais le plus gentil des trois. Là je vois que tu ne connais pas ta mère. Je commençais à comprendre maintenant. Tout était lier , la visite du maire , la richesse de ma tante , et ses prêts . S'était donc ça leur plan , ils voulaient nous prendre nos terres et ceux par tout les moyens. Voyons voir ce qui va se passer , j'allais les dénoncés.
— Où est ce que tu compte aller? Ils ne vont même pas t'écouter , ta parole ne vaut rien contre celle du maire. Tu n'as que 18 ans ils vont te prendre pour une folle. Réfléchi et voit le bon côté des choses , va voir le maire et parle lui. Qui sait peut-être qu'ils vous donneront un toit. Même moi je n'ai plus de maison , je préfère mourir que d'aller vivre je ne sais où avec ma mère me disait Alioune pensant que cela allait m'arrêter. « Mon rêve est de devenir avocate , je pense que le moment est venu pour moi de montrer ce que j'ai dans le ventre. Pour rien au monde , l'argent n'achètera mon silence. Je préfère mourir que de les laisser piétiner pour si peu ». Je me dirigeai vers la sortie. J'allais voir la police et je suis tombé sur eux.
— Diéynaba Diallo ????
— Oui c'est moi qu'est ce que vous me voulez ? Inspecteur justement...allais je lui dire. Il m'a arrêté en me faisant signe de lui tourner le dos.
— Vous êtes en état d'arrestation pour meurtre pour ne pas dire agression.
— mais...
— Taisez vous et suivez moi. Il m'avait mis les menottes et je comprenais plus rien. J'avais tué personne. Le bruit que je faisais en leur disant que « j'étais innocente » avait réveillé ma mère.
— Laissez là s'en aller ? Pourquoi vous l'amener ? ma fille n'a rien fait. Laissez la partir. Ma mère essayait de m'aider et à finit par être blesser , ils l'ont frappés avec leur arme. C'est par la suite qu'ils m'ont amenés. J'étais dans une de leur voiture ; je regardais dehors et comment les gens me dévisageait. C'est en regardant à travers que j'ai vu mon frère échanger de la drogue. C'est à ce moment-là que j'ai compris , l'argent qu'il nous donnait venait sûrement de là. Il faisait ce trafic pour nous. Il n'avait pas à faire ça , ça pouvait lui attirer des ennuis. Comment la vie a -t- elle pu être si injuste envers nous ? Nous qui étions si heureux. Je déclarai mon innocence et ceux jusqu'au poste. Ils m'ont misent dans une cellule et m'ont traité comme une criminelle.
— Je ne suis pas une criminelle , vous n'êtes que des flics corrompus. Vous obéissez au maire qui n'est qu'un sale lâche , pourquoi il n'est pas venu nous voir au lieu de passer par tante. Ce n'est qu'un politicien corrompu , il ira en prison tout autant que vous. De là où j'étais un agent est venu me voir.
— T'a intêret à garder le silence si tu veux survivre une nuit de plus. Déjà je suis très fâché après toi , tu as tué mon fils. Tu t'en doutais non , l'enfant qu'attendait ta tante était de moi , me fait il comprendre à voix basse. Dans quoi m'étais je fourrer?
— Jeune fille n'aggrave pas ton cas , déjà il te faudra des années avant de quitter cette prison me disait l'autre semblent être complice lui aussi. Je restais bouche bée , comment. À peine j'ai ouvert la bouche , ma mère débarque avec mon frère
— Diéyna ma chérie , j'espère qu'ils ne t'ont rien fait. Tu vas bien n'est ce pas?
— Toi tu vas bien , j'espère qu'ils ne t'ont pas blesser. Je m'inquietais le plus qu'elle.
— Je vais bien et ton frère aussi.
— Maman j'ai découvert un truc très grave , ma tante et le maire..
— Je sais , je suis au courant de tout. Cette vipère de Raby nous tous racontés. Ils nous ont mis dehors mais il n'y a pas que ça s'arrêtait ma mère pour ensuite reprendre.
— Il nous propose beaucoup d'argent pour qu'on se tait et qu'on oublie cette histoire. Voit le bon côté des choses , tu seras libre ma chérie. Nous pourrons redevenir comme avant.
— Dites leur qu'on en a pas besoin.
— Réfléchis , pense à moi , à ton père, et à ton frère. Moussa vient tout juste de me faire des aveux. Il faisait livrer de la drogue tu te rends compte . Tu trouve ça normal , la vie serait si facile si on acceptait cet offre. J'étais perdue , très perdue même. Là où j'étais , je pouvais rien faire pour les aider . Je souffrais de les voir dehors , alors que moi j'avais la prison. Ma mère avait raison , la vie serait plus facile si j'acceptai cet offre. Pas leur argent mais la liberté qu'il m'offrait. Une liberté qui un jour va leur coûter très cher.
— J'accepte de sortir à une seule condition ; Qu'on leur rende leur argent. On n'en veut pas c'est clair...
— Mais on en a besoin...
— ....
— C'est d'accord.
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