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Couverture du roman Dans le cœur d'un homme

Dans le cœur d'un homme

L'esprit masculin demeure un territoire impénétrable, semblable aux abysses d'un océan sans fin. Entre mystères et secrets enfouis, nul ne peut prétendre déchiffrer les véritables pensées qui animent l'âme d'un homme. Cette œuvre explore les méandres de sentiments cachés que personne ne parvient jamais à deviner tout à fait. Plongez dans une quête romantique et mystérieuse où la vérité se dérobe sans cesse derrière des apparences trompeuses et insondables.
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Chapitre 2

Je suis déjà tombée sur un homme psychopathe, un homme abusif verbalement (à souhait), un homme bisexuel (je l’ai découvert tard) et je pense que j’ai eu ma dose pendant un bon moment.

Sauf que ce soir, dans cette ville, à cet endroit, j’ai envie de vivre !

Celui qui n’a pas de cigare se retire de nous pendant une dizaine de minutes et lorsqu’il revient, je ne sais trop pourquoi mais les autres s’en vont.

Moi : euuuuh

Lui : je suppose que je suis cramé ?

Moi : pardon ?

Lui : C’est moi qui leur ai demandé de partir.

Moi : pour quelle raison ? Qui t’a dit que je voulais rester seule avec toi ? Surtout que je sais comment tu es.

Ah la femme aime mentir ! Je suis bien contente d’être seule avec lui mais je n’arrive juste pas (pour l’instant) à l’extérioriser.

Lui : Lucien, et je suis désolé pour la fois dernière.

Bon il est beau alors je passe à autre chose. Oui je suis faible, j’assume.

Moi : ton prénom ?

Lui : oui, Lucien Jacket.

Moi : tu n’es pas Ivoirien toi.

Lui : je suis Gabonais.

Je ne sais pas pourquoi mais j’apprécie cette information.

Moi : je vois.

Lui : j’ai reconnu ton accent tout à l’heure.

J’ai envie de lui demander s’il n’avait pas fait attention la fois dernière mais bon...

Moi : on a un accent ?

Lui : comme tout le monde.

Il est grand, comme j’aime !

Beau teint noir. Ça se voit qu’il n’utilise pas n’importe quelle crème.

Lui : pourquoi j’ai l’impression que tu veux me dire quelque chose ?

Moi : bon écoute, je rentre demain à Libreville. Tu me montres un coin spécial de la ville ?

Il me regarde et :

Lui : comme ça ? Ça ne te dérange pas ?

Moi : oui, ne t’en fais pas pour ma tenue.

Lui : je vais devoir dire au revoir à certaines personnes. On se retrouve dehors.

Je respecte ce qu’il me dit et je l’attends dehors.

Quand je le vois arriver je fais tout pour éviter de sourire.

Son costume lui va si bien...

Lui : tu veux vraiment faire un tour ?

Pourquoi il me pose autant de questions ? Je ne fais rien de spécial ici.

Moi : ta voiture est où ?

Il me fait un sourire et me la montre du doigt.

Ensemble on se dirige vers celle-ci et il prend la peine de m’ouvrir la portière.

Moi : hum gentleman.

Lui (me regardant dans les yeux) : non je ne le suis pas.

Moi : si tu le dis.

Je mets ma ceinture pendant qu’il fait le tour et lorsqu’il monte à son tour il met sa ceinture.

Lui : tu veux aller quelque part en particulier ?

Moi : je ne connais pas Abidjan.

Lui : ok.

Il démarre et on quitte les lieux.

Pendant le trajet, on échange sur tout et rien.

Je fais tout pour réduire mon temps de parole, de peur qu’il me traite de pie.

Lui : tu fais souvent ça avec les hommes ?

Moi : ça ? De quoi tu parles ?

Lui : tu dragues souvent les hommes ?

Moi : pardon ? À quel moment je t’ai dragué ? Tu fais souvent ça ? Interpréter tout le contraire de ce qui est ?

Il se gare et :

Lui : nous y sommes.

Il descend et attend que je fasse de même.

Je cogne à la fenêtre (mon côté) et il vient m’ouvrir la portière.

Moi : je t’ai vite jugé ! Rien d’un gentleman et c’est bien dommage.

Il rigole et :

Lui : c’est incroyable ce que tu dis depuis tout à l’heure.

Je découvre le spot et je suis contente de son choix.

Il m’explique que les gens viennent ici pour se détendre et passer du bon temps la nuit.

Moi : ok.

On prend place et :

Moi : tu travailles à l’agence ?

Lui : j’étais de passage pour déposer un document

Moi : tu fais quoi dans la vie ?

Lui : ancien comptable, j’ai tout claqué pour l’entreprenariat. Aujourd’hui je bosse dans le cacao et les services tels que Uber en côte d’Ivoire.

Moi : ah oui quand même !

Après ma réponse il y a un blanc.

Je ne sais de quoi parler et je pense que lui aussi.

Puis je me demande pourquoi nous sommes venus ici ? Oui je voulais mais j’ai un moment de doute.

Moi : tu vas souvent au Gabon ?

Lui : oui. Je dois y aller dans une semaine d’ailleurs.

Moi : pour la famille ?

Lui : oui mais aussi pour me reposer.

Son téléphone sonne et il ne décroche pas. Il ne regarde même pas le prénom de la personne qui appelle.

Moi : tu ne réponds pas ?

Lui : non, je suis avec toi.

Ce qu’il dit me fait sourire et :

Moi : je dois le prendre comment ?

Lui : non je ne cherche pas à te séduire.

Moi : qu’est-ce qu’on fait ici alors ?

Lui : mais tu es grave toi ! Tu m’as dit que tu voulais découvrir Abidjan.

Moi : oui mais si ton but n’est pas de me séduire, je ne vais pas découvrir Abidjan comme il se doit.

Lui (rigolant) : tu es la meilleure, mais vraiment !

Il expire un coup et :

Lui : on associe pas une femme aussi belle à une telle ouverture d’esprit.

Moi : merci pour le compliment.

Lui : en général les femmes comme toi sont fermées. Elles attendent tout de l’homme. Mais toi, tu fais la discussion sans aucun problème.

Moi : en général, les hommes comme toi s’empressent de dire ce qu’ils attendent des femmes comme moi. Mais toi, tu tournes autour du pot.

Lui (rigolant) : je n’attends rien de toi.

Il dépose délicatement sa main sur la mienne et :

Lui : je veux juste que tu passes un bon moment. Je veux être un bon host. Ce soir tu es ma guest (mon invité).

Son téléphone sonne à nouveau et il décide de le mettre sur silencieux.

Moi : c’est madame ?

Avant qu’il ne me donne une réponse je poursuis.

Moi : tu n’es pas obligé de répondre si c’est indiscret de ma part.

Lui : non ce n’est pas indiscret. Non ce n’est pas madame.

Je le regarde dans les yeux avec un sourire en coin.

Lui : tu ne me crois pas ?

Moi : c’est pas important.

Lui : ok.

Je lui raconte la scène que j’ai vécu tout à l’heure à l’évènement et :

Lui : ah mais ça ne m’étonne pas. Tu sais je n’ai pas hésité à partir avec toi parce que je ne suis pas fan de ce genre d’ambiance. Tout le monde fait semblant. Les femmes se critiquent entre elles. Les plus complexés finissent mal à la fin de l’événement. C’est toute une idéologie comme on le dit ici.

Moi : c’est propre à tous les cercles africains je pense.

Il me regarde et :

Lui : tu as passé un bon moment ici ?

Moi : je n’ai pas vraiment découvert la ville. Par contre j’ai fait mon plein de beignets.

Il rigole et :

Lui : je suis habitué à entendre « alloco »

Moi : au Gabon on dit beignet.

Alors qu’on discute, le DJ met Best thing I never had de Beyoncé.

J’expire pour continuer de la discussion.

Cette chanson je la chantais tous les jours après ma dernière rupture.

Nous sommes à une terrasse privé et il n’y a pas beaucoup de monde.

Moi : tu sais danser ?

Lui : tu ne vas pas me faire danser.

Moi : lève toi.

Je me lève, je laisse ma pochette sur la table et je lui tends ma main.

Je ne suis pas pourquoi mais je veux danser sur cette chanson.

Il se lève et fait le tour de la table.

Il se retrouve devant moi et passe sa main droite derrière mon dos tandis que sa main gauche est dans la mienne.

Lui : tu me permets de dire que tu es dingue ?

Moi (rigolant) : je te l’accorde.

On danse pendant 1 minute sans rien se dire.

Moi (murmurant) : merci.

Je recule et je retourne prendre place.

Il me regarde et reproduit la même chose.

Lui : me faire danser c’est un exploit.

Moi : je n’ai pourtant pas négocié des heures. A croire que tu voulais le faire.

Lui : non, tu me l’as demandé gentiment.

Je vois dans mon verre et :

Lui : tu sors d’une rupture ?

Moi : pardon ?

Lui : tu m’as quand même fait danser sur Best thing I never had (la meilleure chose que j’ai jamais eue)

Moi : et ?

Lui : je suppose que tu sais de quoi elle parle dans cette chanson.

Moi : tu veux être the best thing (la meilleure chose) en question ?

Il rigole et :

Lui : tu es incroyable !

Il me propose de prendre des shots et je dis oui sans hésiter.

Il passe une commande à travers la tablette qui est face à nous et en moins de 5 minutes on les reçoit.

Moi : Abidjan c’est le futur !

Lui : et comment !

Je prends le mien et :

Lui : à cette soirée ?

Moi : tu n’as pas mieux comme toast ?

Lui : à Abidjan ?

Moi : ma main est levé depuis 1 minute là !

Lui : à notre rencontre.

Moi : allez !

On trinque et consomme cette tequila.

Moi : ouuuuh.

Je pense que je vais arrêter. J’ai pris du champagne, du vin blanc et maintenant de la tequila.

Lui : on en prend d’autres ?

Moi : tu veux que je rampe ou quoi.

Lui : allez, tu dois juste dire oui.

Moi : non.

Lui : allez.

Moi (souriant) : n.o.n

Il rapproche son visage du miens et insiste.

Moi (nez à nez) : no...

Je ne peux plus me retenir.

Je colle mes lèvres aux siennes et je me laisse emporter pendant de longues secondes.

Un baiser langoureux et tendre à la fois.

Mes mains sur son visage pour rythmer nos coups de langues.

Ça devient de plus en plus intense.

Oh mon Dieu il s’y prend si bien.

Quand j’ouvre un œil pour le guetter je vois qu’il a ses yeux fermés : yes !

Ça veut dire qu’il aime ce qu’il fait.

Après plusieurs secondes de tendresse, je décolle mes lèvres des siennes et :

Moi : non je ne fais pas avec tous les hommes.

Lui : je sais.

Moi : comment tu le sais ?

Lui : je l’ai ressenti.

Moi : tu me raccompagnes ? Je veux rentrer.

Lui : j’ai fait quelque chose que je devais pas ?

Moi : non au contraire. Je suis fatiguée et je rentre demain.

Lui : ok.

Il va régler l’addition et revient vers moi pour qu’on aille.

Pendant tout le trajet il m’indique certains endroits de la ville à connaître.

Je suis plus calme que tout à l’heure mais j’apprécie tout autant ce qu’il me montre.

Après quelques minutes de trajet, il se gare au parking et :

Lui : merci pour la soirée.

Moi : pourquoi merci ? C’est à de te remercier.

Lui : tu m’as fait sortir de ma de ma zone de confort.

Moi : je vois.

Je ne sais pas pourquoi mais je me rapproche tendancieusement de lui pour lui voler un baiser.

Alors que je veux reculer, il me bloque et m’embrasse.

C’est encore mieux que tout à l’heure. J’ai des papillons dans le ventre.

Je me sens si bien pendant ces quelques secondes.

Mais une fois de plus, je décolle mes lèvres des siennes.

Une chose qui est frustrante pour moi car je sais que j’en ai besoin.

Mais je ne sais pas pourquoi je le fais.

Moi (nez à nez) : si tu viens à Libreville, cherche moi ok ?

Lui : ok.

Je dépose un bisou sur sa joue gauche et je descends de son véhicule.

Je marche aussi vite que possible jusqu’à l’ascenseur, puis ma chambre.

Une fois seule, je relâche la pression.

Alors que je suis seule dans ma chambre, je réalise que je n’ai pris les pagnes de ma mère.

Je décide de faire un programme avec le chauffeur pour qu’il me prenne demain matin tôt et m’emmène au marché.

Je vais y aller dans l’aéroport.

Je veux éviter les problèmes.

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