
COINCÉ AVEC MON ENNEMI JURÉ
Chapitre 3
Aylan
Alors que je patiente devant le bar depuis au moins cinq bonnes minutes en admirant tous les recoins du pub, je sens soudain une main me tapoter l'épaule. Je me retourne et découvre la danseuse, toujours avec sa perruque rouge, un sourire coquin aux lèvres.
- Tu me suis ? me lance-t-elle en agitant ma montre devant mes yeux.
- Où est-ce que tu m'emmènes?
- Quelque part où on sera tranquilles, me répond-elle en se dirigeant vers le fond de la salle.
Intrigué, je la suis, bien trop pressé de découvrir ce qui m'attend.
Tout en jetant un œil autour d'elle, elle ouvre une porte et s'aventure dans un long couloir sombre, tandis que je la reluque avec un immense sourire satisfait. De toutes les danseuses que j'ai croisées dans ce club, je trouve que c'est elle, la plus jolie. Elle n'a peut-être pas les formes généreuses de certaines, mais elle dégage quelque chose de bien plus sexy dans sa façon d'être.
- Vas-y, entre, me dit-elle en ouvrant une porte.
Alors qu'elle allume la lumière, j'avance avec prudence et découvre, à ma plus grande surprise, que nous sommes dans les vestiaires.
J'écarquille les yeux. Sérieux ? Je m'attendais à mieux comme décor. Mais bon, pourquoi pas...
- On a une demi-heure, me prévient-elle en fermant la porte.
Je la scrute en haussant un sourcil.
- C'est millimétré ? m'étonné-je avec une pointe de déception dans la voix.
- Écoute, je ne suis pas habituée à faire ce genre de choses. Nimporte qui pourrait faire irruption quand le show sera termine.
Ah ouais ?
- C'est la première fois que tu t'aventures dans un tel délire ?
Elle me jette un regard sombre.
- Ne me prends pas pour une prostituée, je ne le suis pas.
- Je n'ai pas dit ça. Je...
- Je veux juste m'amuser, alors ne me pose plus de questions et laisse-moi mener la danse, me coupe-t-elle d'un ton un peu sec.
Je hausse un sourcil dubitatif en me débarrassant de mon cuir et le laisse tomber sur un banc. Cette fille a un sacré tempérament, mais elle a raison. Je vais arrêter de me poser des questions. Pas de prise de tête. Il n'y a pas à s'en faire. Elle veut juste du sexe. Comme moi.
À peine assis sur le banc, elle grimpe sur moi et vient enrouler ses bras autour de mon cou. Je sens la chaleur de son corps alors qu'elle entrouvre ses jolies lèvres roses en plongeant ses yeux espiègles dans les miens. À l'instant où nos lèvres devraient entrer en contact, elle recule sa tête et cajole mon torse de ses mains douces et délicates glissées sous ma chemise, tout en se dandinant sur moi comme lorsque nous étions dans la salle de spectacle.
Tout devient torride d'un coup. J'ai une envie folle de l'embrasser, mais chaque fois que j'essaie de le faire, elle m'en empêche. Ça m'intrigue, mais je ne le lui dis pas afin de ne pas tout gâcher. Mes paupieres se ferment et je la laisse me toucher pour mon plus grand plaisir. Je la laisse déboutonner ma chemise. Je la laisse poser ses lèvres sur mon torse. Je la laisse lécher mes tétons et les mordiller.
Oh putain...
- Tu aimes ? me susurre-t-elle à l'oreille tout en agrippant mes cheveux.
- Oui, continue.
Ma queue palpite contre mon ventre quand elle tire mes mèches. Je suis complètement ailleurs, si bien que lorsqu'elle frotte son sexe contre le mien, je ne me contrôle plus. Je lui saisis les hanches et la plaque sans ménagement contre les casiers. Ses yeux deviennent aussi sombres que la nuit.
- Qu'est-ce que tu fais ? C'est moi qui prends les commandes, râle-t-elle en se détachant de moi.
Elle tente de s'échapper, mais je l'en empêche en collant mon corps au sien.
- Laisse-moi m'occuper un peu de toi, lui ordonné-je avant d'enfouir ma tête dans son cou.
Elle lâche un soupir, mais je vois dans son regard qu'elle a envie que je mène la danse. Alors sans plus attendre, j'embrasse son cou avant de le lécher lentement tout en remontant progressivement vers sa bouche. Je suis à deux doigts de l'embrasser. Malheureusement, elle ne m'en donne pas la permission, encore une fois, elle tourne la tête, me laissant à nouveau perplexe.
Mais c'est quoi son problème ?
- Pourquoi tu évites ma bouche ? J'ai envie de t'embrasser.
- Je préfère que tu ne le fasses pas.
- Pourquoi ?
- Parce que je ne veux pas qu'on s'attache l'un à l'autre.
J'ai envie de rire. C'est bien la première fois qu'une nana me sort un truc pareil, mais bien que ça m'emmerde de ne pas pouvoir goûter ses levres, je laisse tomber, sinon je sens que je pourrai dire adieu à cette folie. Ce serait quand même con.
Je l'embrasse de nouveau dans le cou tout en caressant son sexe à travers sa culotte noire, avant de glisser à l'intérieur. Je plonge mes yeux fiévreux dans les siens, et j'insère deux doigts en elle sans crier gare. Un gémissement franchit ses lèvres pendant que je vais et viens en elle. Putain... Un soupir m'échappe quand je sens combien elle est trempée.
- Pourquoi tu m'as choisi ? lui susurré-ie à l'oreille.
- Tu poses beaucoup trop de questions. Tu as un préservatif ?
- Dans mon portefeuille, réponds-je en continuant de la pénétrer.
Ses soupirs et ses gémissements emplissent la pièce, se mêlant aux miens. Je bande comme pas possible. Putain ! Moi qui voulais prendre mon temps, je ne vais pas y arriver.
Pressé d'aller plus loin, je l'abandonne quelques secondes afin de m'emparer du préservatif. Je fouille dans la poche intérieure de mon cuir et m'en saisis au moment même où elle enroule ses bras autour de mon ventre avant de coller sa poitrine contre mon dos. Mon cœur bat comme un fou quand elle défait ma ceinture. Je me retourne pour lui faire face et elle fait glisser mon jean jusqu'à mes chevilles.
- Laisse-moi faire, me dit-elle en m'arrachant le préservatif des mains.
Sourire aux lèvres, je la regarde déchirer l'emballage avec ses dents et dérouler le latex sur mon sexe dressé. Mon cœur bat si vite qu'il me donne l'impression qu'il va s'expulser de ma poitrine. Ce n'est pas la première fois que je m'aventure dans un tel délire, mais cette fille me rend plus dingue que les autres fois où je me suis envoyé en l'air. Et pourtant, je ne saurais pas dire pourquoi. Est-ce que c'est parce qu'elle m'a chauffé comme une diablesse dans la salle ?
Peut-être...
Sa petite danse sexy était vraiment très, très sympa quand j'y repense.
Elle repousse mon torse et je me retrouve soudain assis sur le banc à la contempler en train de dégrafer son porte-jarretelles et se délester de sa jolie culotte.
- Dis-moi comment tu t'appelles ? lui demandé-je alors qu'elle vient s'asseoir à califourchon sur mes genoux.
- Tu n'as pas besoin de le savoir, répond-elle en saisissant ma queue.
Elle ne me laisse pas le temps de lui poser d'autres questions, elle s'empale sur moi comme une déesse, et va et vient tout en fermant les yeux, la tête rejetée en arrière.
Dieu que c'est bon ! Vraiment trop bon !
Mes mains parcourent son buste, ses seins emprisonnés dans son bustier. J'ai bien envie de lui retirer sa perruque pour voir à quoi elle ressemble vraiment, mais je n'ai pas l'occasion de le faire parce qu'elle redresse la tête pour ancrer ses yeux emplis de désir dans les miens. Elle est magnifique.
J'adore ses yeux. Son nez. Sa bouche que je ne peux pas toucher.
Mais quel dommage...
Nous sommes tout près de jouir tous les deux. C'est trop tôt. Seulement, je ne parviens pas à me contrôler. Sans pouvoir empêcher quoi que ce soit, je laisse l'orgasme monter et la vague de bonheur me submerger en fermant les yeux. Très vite, elle me rejoint et elle étouffe son cri dans mon cou, son cœur battant la chamade. Une fois que son pouls reprend un rythme normal, elle se détache de moi et se rhabille tandis que je remonte mon jean avant de jeter le préservatif dans une poubelle. Puis tout en remettant ma ceinture, je lui souris d'un air satisfait en me rapprochant d'elle.
- C'est quoi ce que tu as là ? lui demandé-je, curieux, en touchant la marque étrange sous son aisselle gauche.
- Ça ne te regarde pas ! crache-t-elle avec une soudaine lueur de rage dans le regard.
J'écarquille les yeux, surpris qu'elle me parle ainsi.
C'est quoi son problème ?
- C'était juste une question. Je...
- Oui, bah, c'est bon, dégage maintenant ! me coupe-t-elle en pointant la porte du doigt.
Je lâche un rire nerveux.
- T'es pas sérieuse ?
- Si, on n'a plus rien à se dire.
Je la regarde d'un air mauvais.
Et dire que l'idée de lui proposer qu'on se revoie m'a traversé l'esprit pendant qu'on était en train de baiser... J'aurais été bien trop con de lui proposer ça.
- Nan, mais sérieux, tu déconnes ?
- Putain ! Mais dégage, je viens de te dire ! Qu'est-ce que t'as pas compris ?
Pris d'un accès de rage, j'empoigne mon cuir et ma montre en la dévisageant avec dédain, et je me casse de là sans plus attendre. Quelle garce ! C'est bien la première fois qu'on me fait un coup pareil.
Je n'aurais peut-être pas dû mettre les pieds ici finalement.
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