
Catalina et les mocassins rouges: Marcher devant Parkinson
Chapitre 3
De qui, de quoi est née mon envie d’écrire ?
Je me souviens parfaitement, c’était un soir de 1erjuin. J’ai alors décidé de me lancer dans une nouvelle thérapie nommée l’écrit. Action bien connue pour ses diverses vertus. Je me suis rapidement aperçue de ses réels bienfaits. C’est incontestable, coucher des mots transmetteurs de pensées, sur le papier permet de s’enlibérer ou encore d’analyser ses émotions.Il est important de les connaître et de savoir grandir avec ! Je vous assure, noter ses impressions, ses idées, ses sentiments aide à se sentir plus léger.
Mon entourage a insisté pour que mes pensées se transforment en messages. Avec le temps, cela devient un plaisir, voire un loisir. Je vous encourage à prendre la plume pour en faire bon usage !
La famille
En cette belle soirée de printemps, ma belle-sœur a pris le temps de m’expliquer qu’elle avait lu mes derniers textes. Ces écrits l’avaient surprise. Il s’agissait à cette époque de « La saga de l’été » !
Petits récits adressés quotidiennement à mes parents et mes frères. Une sorte de compte à rebours ! Manière personnelle, d’avaler ma pilule, sur laquelle était inscrit :
« 5 X 10 = ? »
Histoire de réviser les tables de multiplication !
Les collègues
Petit retour dans le passé… Il y a déjà plus d’une année, le directeur de mon école à qui j’avais envoyé un long message de soutien et d’amitié ; très touché, par mes paroles, m’avait encouragée à rédiger.
Ce monsieur est un beau sachet d’humanité et de bonheur ! Ce monsieur, homme généreux est, dans ce passage particulier de ma vie, un croisement très heureux !
Grâce à Christianpour ne pas le nommer ! Ce qui, pour le coup, est unpeu loupé ! Ma psychanalyste évoquerait un acte manqué. Mais pour toute vérité, c’est un fait exprès ! De par sa présence à mes côtés, j’ai vécu de magnifiques années !
Maintenant, vous connaissez ma profession. J’essaie dedispenser les savoirs, pour le mieux, à mes petits écoliers
Dans les chapitres suivants, je vais développer un sujet bien plus profond. Toutefois, sans me gêner, il y aura un soupçon, voire une bonne cuillerée de senteur fraîche et gaie ! Pour aborder ce thème, il n’est pas nécessaire de garder l’ensemble de son sérieux.
Savoir faire preuve de légèreté, même contre l’adversité. Afficher un léger et discret sourire intérieur de bonheur assouplissant les muscles de votre visage.
Ainsi, le fait d’avoir les traits détendus jouera, sans que vous vous en aperceviez, sur votre respiration. Elle deviendra moins saccadée et plus profonde. Tout cela déclenchera une source de bien-être intérieur.
À n’importe quel moment de la journée, dès que vous y pensez, laissez paraître ce discret relèvement des coins de la bouche, sans oublier de vous concentrer sur votre souffle.
Lorsque j’inspire, je calme mon corps. Lorsque j’expire, je pense à sourire : ainsi, je demeure dans l’espace maintenant. Je sais, depuis peu, en mesurer l’importance ! À force de vous entraîner, cela deviendra finalement presque une habitude.
Le sourire que tu envoies revient vers toi !
Sagesse hindoue
Revenons à cette belle soirée de printemps, où nous passions un bon moment, en famille. Au bout de ma terrasse, mon petit cocon de coton, nous avons observé les premiers bourgeons. C’est l’heure où vont naître les fleurs. Les roses multicolores vont éclore, les lavandes vont surprendre, les lauriers roses, rouges, blancs vont se mettre à danser.
Déjà, se font entendre, ces bruits à peine audibles, pourtant si agaçants ! J’évoque ici, les petits sons vibrants provenant de ces insectes volants, nommés moustiques, dont on préférerait se débarrasser et éviter de passer des semaines à gonfler !
Bref ! Cela n’est pas si grave, devant cet émerveillement suave. Toute cette nature, plus ou moins sauvage, nous rappelle d’être sages.
Il y a aussi la possibilité, s’ils nous ont déjà beaucoup piqués et agacés de fermer les fenêtres, avant de ressembler à l’acteur Coluche qui dans le film « Banzai»gonfle de manière peu banale ! Seuls les gens, de mon âge, comprendront là ce message, car ils ont vu le film de ce comédien.
Mais pourquoi, Catalina, nous parle-t-elle de ce Monsieur ?
En voici la raison, ce personnage est, celui-là même qui aujourd’hui dans tous les yeux demeure, le créateur de ce que l’on nomme : les restos du cœur !
Ce drôle de bonhomme a laissé, au travers de cette idée révolutionnaire, pour l’éternité, une initiative, plus encore, un bouquet de tiges d’espoir, tiges d’entre aide, d’une telle splendeur, qui a bien des gens font chaud au cœur !
Faire du bien aux autres, c’est se faire du bien à soi-même ! Donner enrichitplus que recevoir. Pour « aller mieux », essayez de faire preuve d’altruisme aussi souvent que vous le pourrez ! C’est une bonne règle à instaurer.
Si cette attitude fait déjà partie de vos habitudes ; alors, poursuivre sur ce chemin. À chaque détour, il vous apportera tant de bien.
Si cette pratique ne vous est pas coutumière, je vous engage à prendre un petit bagage vide. Puis, essayez un peu, de temps en temps, à l’occasion, de mener des actions, d’aider, de rendre de petits services, à des gens que vous connaissez un peu, pas du tout, ou beaucoup. À l’instant, où vous verrez une lueur de remerciement dans leurs yeux…
Dès que vous aurez vécu un moment heureux, placez-le en souvenir, dans ce bagage.
Au fur et à mesure, en rangeant vos expériences bien pliées, un bien-être viendra subtilement vous envahir ! Oui, la chaleur humaine est la plus agréable des chaleurs !
C’est en essayant encore et encore que le singe apprend à bondir !
Proverbe africain.
Dans les derniers chapitres de mon histoire, j’ai réuni quelques écritsde personnes, dans les yeux desquelles j’ai vu cette lueur ! Tellement vue, quelques fois, que je l’ai ressentie en plein cœur !
Dans une intention toujours positive, j’ai provoqué, dans ma profession, quelques larmes de pleur… En deuxième année de maternelle, j’ai bien souvent détecté des troubles sévères de l’apprentissage, du comportement ou du langage. Eh bien, lorsque vous êtes la première à faire une telle annonce, ce n’est pas facile !
Cependant, ces larmes, même celles, qui, au début de mes propos, étaient de tristesse, se sont toujours transformées, avec le temps, en larmes de joie et de remerciement !
Ce n’est pas une valise, non ! Ce sont des malles de bonheur que je me suis ainsi remplie ! Sans même m’en rendre compte, car cette pratique m’est très vite devenue coutumière !
Si au début, la préoccupation du sort d’autrui vous paraît difficile alors, il vous faudra persévérer.
Il est indispensable d’éprouver de la considération envers les autres parce que notre propre bonheur est inextricablement lié au leur.
Dalaï-Lama
Vous venez d’effectuer, en mode avion, un premier repérage de notions telles, l’altruisme, le sourire intérieur, les profondes respirations, le bonheur, la légèreté, l’humour, ou encore l’instant présent… Vous souhaitant un agréable atterrissage pour la suite des évènements.
Si… si… si ?
– Si je vous parle d’humour, si je m’étends à propos d’altruisme, de simples sourires qui ne coûtent rien mais qui apportent tellement.
– Si j’évoque la bienveillance.
– Si je philosophe sur les petits bonheurs, ou encore, si j’explique au travers de courts exemples à quel point il est important de profiter du moment (scène du souper, admirer la végétation…).
– Si j’aborde, furtivement, l’idée de réapprendre à respirerpour en retirer les meilleurs concentrés d’essences naturelles de sagesse,de réflexion, et savourer toute la merveille, de cet instant, l’instant présent !
Et si…
Toutes ces tentatives j’explore, pour toujours aller de l’avant.
Toutes ces réflexions me font grandir et devenir robuste.
Tout doucement la petite branche devient arbuste.
Puis devient arbre.
Et cet arbre devient un peu plus solide sous le vent.
Sagesse hindoue
Si je tente, si j’essaie toutes ces choses… Si je me sens grandir et bien plus forte, c’est parce que je suis face à l’ennemi. Mon objectif est de le laisser enchaîné dans sa tranchée et de l’oublier. Mes préoccupations ont fait cheminer ma raison vers toutes ces réflexions et la rédaction.
Comment développer et travailler son bonheur ? Sentiment, impalpable mais primordiale !
Le 2 mai 2018, 21 heures 09indique le cadran du four. En ce début de printemps, il fait encore un peu jour. Sur la table extérieure de la terrasse, celle qui nous sert l’été de séjour, j’ai eu envie de poursuivre ma trace. Oui, je ne prends ma plume, seulement, si l’humeur me fait grâce ! Si ce n’est pas le cas… Alors, je me conduis vers d’autres duvets, ceux de ma douce et réconfortante couette.
Tirer un grand bénéfice de l’accumulation des petits bonheurs
Le réveil de la sieste
Je vous présente un premier exemple de petits moments gourmands de la vie, nul besoin d’aller chercher réellement loin, car ils sont fréquemment là dans un coin :
… Ainsi, sous d’autres plumes, dans ma chambre, aux tons délicats, je me réfugie dans la parure aux subtiles couleurs de blanc et de doré. Gracieusement, celles-ci parviennent à adoucir mon humeur. Oui, j’adore la couleur or, un soupçon intégrée au décor, elle fait d’une pièce une parure de chaleur, une atmosphère cotonneuse, un bonheur ronronnant. Je décris là, le plaisir extrême ! Simple, mais grandissime plaisir, après la sieste, ouvrir l’œil et scruter, encore mal éveillée, tout autour de moi, calme, ambiance pleine de délicatesse et de volupté !
Dans le midi, il existe une formule mentionnant que le soleil se lève deux fois : une fois le matin et une fois après la sieste ! Donc, par chaleur excessive, dans ma belle région méditerranéenne, j’ai la chance de vivre ces heures de plénitude à deux reprises dans la même journée ! Sans exagérer, il s’agit sincèrement d’instants de grande béatitude !
Ces moments particuliers, tels de beaux papillons aux multiples couleurs, sachez les attraper de l’œil et les observer, les sentir proches de vous et en apprécier la beauté… En deux mots, profitez de vivre dans la seconde !
Ainsi, dans un grand sac, vous apprendrez à mettre un tas de petits plaisirs, tout en vrac, Puis, unis entre eux, ils se transformeront en grands instants de bonheur !
Associer les bons moments du passé à ceux du présent
Je vais vous narrer, un second exemple, celui-ci émoustille mes neurones, car il mélange, de manière savante, dans mon esprit, deux époques et deux lieux différents, de ma vie, à 30 ans d’intervalle !
Si l’on pense, quelquefois, à s’arrêter sur ses ressentis et associer passé et présent, alors l’on vit encore un beau, bon, riche et émouvant instant de plaisir ! De simples pensées, de petits souvenirs qui assemblés, entre eux, se transformeront en belles parois de joie ! Voici le contenu d’un bon moment de vie, un autre micro-événement à saisir pour édifier notre propre château de force et de lumière !
A) Temps : présent
Lieu : chez nous, dans le sud
Toujours en ces mois de printemps bien chargés, nous avons reçu la visite de mon beau-frère et de ma belle-sœur. Ils nous ont apporté, tout droit venus du Beaujolais, deux cageots remplis de cerises.
Ces jolis bigarreaux au rouge pourpre ont, délicatement, avec amour, et patiemment, été cueillis par ma belle-maman sur ses gigantesques cerisiers au bout de son pré. Au milieu de ces herbes vertes, tout à côté de ces arbres majestueux, se situe une maison que j’ai toujours adorée !
Maison chaleureuse et accueillante, dans laquelle j’ai vite frôlé le sol, car dès l’âge de dix-sept ans, mon futur mari m’avait, alors, présentée à deux êtres délicieux, ses parents.
Nous n’avions dégusté ces petites billes au goût si particulier depuis bien longtemps.
Afin de remercier ma belle-mère, je lui ai écrit quelques lignes au travers d’un petit mot. Une courte lettre dans laquelle, je me suis moi-même surprise à penser, à rêver…
Du coup, dans ces phrases, j’évoque ce que représente à mes yeux, « Mon temps des cerises ».
B) Temps : il y a 30 ans
Lieu : la région lyonnaise, chez mes parents
Je me souviens d’un temps
Où nous avions 20 ans
Un temps où nous habitions avec mes chers parents
Nous étions alors adolescents.
À chaque printemps
Le temps des examens
Je me souviens
Toujours en juin
Il me semble que c’était hier
Pourtant, c’est bien loin
Il fallait donc apprendre
Des noms, des dates, par cœur, dans ma mémoire suspendre
Mais aussi, savoir se détendre !
Pour moi, il s’agissait des quatre grands cerisiers
Je me souviens de ce passé
Pour les garçons, de ma promotion
Durant, les révisions,
Leur coupure, un soupçon regarder la télévision
Le tennis… Roland-Garros
C’était là leur pause…
C’est avec une pointe de regret
Que je me souviens de ce passé
Ces quatre grands cerisiers
Qui se dressaient, le long, du chemin de l’entrée
Ah ! Le temps des cerises…
Quelle gourmandise !
Les matchs de tennis
Les souvenirs dans ma tête retentissent !
Merci pour cette belle cueillette
Merci pour ces deux Cagettes
Dont le précieux contenu m’a rappelé
Un si beau passé
Si j’avais su
Que cette époque serait vite si loin
Alors, j’en aurais mangé tout plein !
Jusqu’à en devenir ventrue !
Ce moment passé à les ramasser
Ces instants pris à les déguster
M’ont rappelé un temps
Où nous avions 20 ans
Nous n’étions, alors, qu’adolescents
Je vivais chez mes chers parents
C’était, avec eux et chez eux, tous les jours…
MON plus beau printemps !
Amassez vos menus plaisirs de vie, rassemblez-les, tel un immense puzzle coloré. La manipulation de cet assemblage de pièces vous permet de créer, de renouveler, d’enrichir votre irremplaçable collection de moments de douce lueur.
Je viens de vous en présenter des exemples : « L’éveil de la sieste » et « Mon temps des cerises ». Il est simplement sublime de profiter de chaque instant à sa juste valeur.
Dans notre course éperdue, sur un circuit sans aucun intérêt, mis à part engendrer stress ou encore contrariétés… Nous perdons de vue l’essentiel : plaisir et bonheur !
Je vous parle de cette notion de l’effort, un élément essentiel à créer, un facteur existentiel à ne jamais perdre de vue. C’est un joker déterminant, jouant un rôle primordial, afin de vous permettre de demeurer, en grande partie, maître de votre futur.
Tout est relié par un fil robuste d’or. Tout comme un collier superbe sur lequel s’enfilent, inévitablement, les fameuses cartesdudestin! Celles, dont il faudra se servir avec réflexion ou encore stratégie de joie et d’engouement pour l’existence, afin de gagner des parties superbes de vie !
D’une part, on peut choisir d’être heureux et, d’autre part, on cultive ce féerique et magnifique jardin particulier. Car, si l’on ne prend pas soin de son bonheur, celui-là, même implanté dans la plus belle des plaines, alors irrémédiablement finira en friche !
Certaines pistes sont entrouvertes, nous sommes tout proche de l’entrée. Dans peu de temps, vous pousserez le grand portail, avancerez au cœur de mon propos, et indirectement du vôtre probablement.
La joie est dans tout ce qui nous entoure, il suffit de savoir l’extraire.
Confucius
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