
Bound by his boss's son.
Chapitre 2
SIARA.
Mon père vient de m'insulter de prostituée. Je n'arrive pas à y croire. Je savais qu'il allait me gronder parce que je suis rentrée un peu tard, mais entendre ça, c'est autre chose... ça m'a brisé le cœur.
Je me sens tellement mal. Je n'ai jamais connu d'homme jusqu'à présent. Au travail, plusieurs garçons me font la cour, notamment les clients à qui je vends, mais jamais je n'ai laissé aucun d'eux me toucher. Je n'ai jamais pris l'argent de qui que ce soit. Et maintenant, mon père pense le contraire.
Pourquoi est-ce qu'il ne m'aime pas ? Je veux juste qu'il me montre un peu d'affection. Je me sens tellement seule. Ça fait très mal de se sentir aussi abandonnée alors qu'on a encore un parent vivant.
Elle pleurait, profondément seule, laissant le sommeil l'emporter peu à peu, ses larmes imbibant son oreiller.
LONDRES – MANOIR DES WHITMORE
Dans la chambre luxueuse, Léano était allongé sur son lit, les yeux rivés au plafond, vêtu uniquement d'un boxer qui dessinait nettement sa virilité. Son regard était chargé d'impatience. Il attendait sa fiancée Sabrina, enfermée depuis plusieurs minutes dans la salle de bain, prétendant vouloir prendre une douche avant qu'ils passent à l'acte. Son membre était déjà durci, brûlant de désir.
LÉANO
Je me demande ce que Sabrina fait dans cette salle de bain depuis tout ce temps. On passait un moment intime, et soudain elle m'a dit qu'elle devait prendre une douche avant qu'on continue. Je viens à peine de rentrer, après deux semaines éprouvantes en Californie. J'avais besoin de me détendre, de relâcher toute la pression accumulée. Ces derniers jours ont été un vrai marathon, mais j'ai réussi à conclure le contrat qui m'avait fait partir là-bas.
J'attends ma fiancée depuis plus de dix minutes. Elle sait que j'ai envie d'elle, que je l'aime, et elle joue avec ça.
Léano (criant)
- Bb, tu viens ou pas ? J'attends toujours là.
Sabrina sortit enfin de la salle de bain, les cheveux encore mouillés et le visage rayonnant. Elle s'approcha lentement, enveloppée dans sa serviette, et vint se placer devant lui. En la voyant, Léano se leva, un sourire tendre au coin des lèvres, posant doucement ses mains sur ses hanches.
Léano (souriant)
- Tu es magnifique.
Sabrina (souriante)
- Merci bb. J'ai envie d'être à toi, comme avant.
Elle se blottit contre lui, et leurs lèvres se frôlèrent. Le contact fit remonter une vague de chaleur et de désir longtemps retenue. Léano la serra contre lui, respirant profondément son parfum.
Mais alors que la tension montait, Sabrina se détacha lentement, posant une main sur son torse.
Sabrina (doucement)
- Attends... je préfère qu'on s'arrête là pour ce soir.
Léano resta un instant interdit, incapable de comprendre.
Léano (surpris)
- Quoi ? Pourquoi tu t'arrêtes maintenant ?
Sabrina (calme)
- C'est juste que... je suis en période de fécondité. Je préfère qu'on fasse attention.
Il se redressa brusquement, la mâchoire serrée.
Léano (avec colère contenue)
- Sérieux ? Tu choisis de me dire ça maintenant, au milieu du moment ?
Sabrina (soupirant)
- Je suis désolée, bb. Mais tu sais très bien que je ne veux pas prendre de risque.
Il passa une main dans ses cheveux, essayant de calmer la colère qui grondait en lui.
Léano (amer)
- On est ensemble depuis deux ans, Sabrina. Et tu ne me fais toujours pas confiance ?
Sabrina resta silencieuse, baissant le regard.
Léano se détourna brusquement, se dirigeant vers la salle de bain. Il ouvrit la porte d'un geste sec et la referma violemment derrière lui.
SOUS LA DOUCHE
L'eau brûlante ruisselait sur son corps, mais n'effaçait pas la frustration qui lui tordait la poitrine. Sabrina avait encore interrompu leur intimité au dernier moment. Il ne comprenait plus. Était-ce la peur, le doute, ou simplement un manque d'envie ?
Je l'aime, pensa-t-il. Mais parfois, j'ai l'impression qu'elle garde une distance que je n'arrive pas à franchir.
Pendant qu'il tentait de calmer ses nerfs, dans la chambre, Sabrina s'habillait tranquillement. Elle enfila une robe légère, se regarda dans le miroir et attrapa son sac.
Elle s'approcha de la porte de la salle de bain et lança d'une voix douce :
Sabrina (criant)
- Mon cœur, je dois rentrer maintenant. On se voit demain. Promis, je me rattraperai. J'ai une réunion tôt demain matin. Je t'aime !
Sans attendre de réponse, elle quitta l'appartement.
De l'autre côté, Léano entendit ses mots et sentit sa colère remonter d'un coup. Il coupa l'eau, sortit de la douche, encore trempé, attrapa ses vêtements et s'habilla rapidement, les gestes brusques.
Il jeta un regard au lit défait, soupira profondément, puis s'y laissa tomber, le regard vide. La frustration le rongeait autant que la déception. Ce soir, il se sentait rejeté, blessé, incompris.
« Je ne sais plus quoi penser d'elle » , murmura-t-il pour lui-même.
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