
BATAILLE DE L'AMOUR
Chapitre 2
Après le repas qui s'était déroulé dans une ambiance conviviale, les filles rangèrent la table et nettoyèrent les bols pendant que le couple discutait avec Marguerite et Marcel. Au bout de quelques minutes, tout le monde avait terminé et les sœurs apportèrent le gâteau commandé, accompagné de champagne. Ensemble, le couple coupa le gâteau sous les acclamations des enfants, puis Déborah distribua les parts pendant que Marcel servait le champagne. Les filles mirent de la musique et firent des prestations qui enchantèrent leurs parents. Ensuite, tout le monde invita M. Michel et sa femme à danser, ce qu'ils firent avec plaisir sous les applaudissements des enfants.
Après cela, la famille de Marcel remit un paquet au père de Déborah, qui les remercia. Tout cela se passait déjà dans le salon, où tout le monde était assis sur les canapés.
Soudain, la musique s'arrêta brusquement et Marcel se leva en souriant pour parler à tout le monde :
Marcel : Mes excuses à tous, M. Michel, Mme Christine, permettez-moi de prendre la parole pendant quelques minutes.
M. Michel : Vas-y, fiston.
Marcel : Merci.
Il se tourna vers Déborah et dit :
Marcel : Eh bien, Déborah, cela fait déjà deux ans que nous nous connaissons et que nous vivons une relation amoureuse extraordinaire. Dès la première fois que je t'ai rencontrée, ma vie a pris un nouveau départ et mes jours sont devenus meilleurs et plus heureux. Ta simple présence suffit à mon bonheur, et toutes les preuves d'amour, d'affection et les petites attentions que tu me donnes chaque jour font de moi l'homme le plus heureux du monde. Tu m'apportes tout ce que je peux espérer dans ma vie, et franchement, je ne supporte plus d'être loin de toi. Tout ce que je veux maintenant, c'est passer le reste de mes jours à tes côtés, fonder une famille avec toi. Je ne peux plus attendre plus longtemps pour cela. Devant tous nos parents et nos sœurs, je te demande...
Il mit un genou à terre et sortit un petit coffret qu'il ouvrit en disant :
Marcel : Déborah, veux-tu faire de moi l'homme le plus heureux de la terre ?
Elle ouvrit grandement la bouche en voyant la bague à l'intérieur qui brillait de mille feux, tout comme Ernestine et Sarah qui furent étonnées. Déborah regarda tout le monde presque en larmes de joie, pendant que les autres souriaient. Elle se leva et s'approcha de lui en disant :
Déborah : Bien sûr que oui... Oui oui.. Je le veux.
Il sourit et lui mit la bague au doigt. Ensuite, elle se mit à sautiller sur place. Il se leva ensuite et ils s'embrassèrent sous les ovations de tout le monde. Les sœurs vinrent les féliciter, de même que les parents.
Michel : Félicitations à vous, je suis très heureux pour vous. J'espère que tu prendras bien soin de ma fille et que tu ne la feras pas pleurer.
Marcel : Vous avez ma parole, monsieur.
Sarah : Ah, j'imagine que ma chère sœur ne va pas dormir du tout maintenant.
Christine : Dis plutôt si elle pourra encore lever la main. Elle ne voudra même plus l'utiliser pour faire quoi que ce soit.
Déborah : Maman, toi aussi !
Sarah : On te connaît, sœurette.
Tout le monde se mit à rire.
Après ce moment, Marcel et sa famille rentrèrent à la maison. Comme il se faisait tard, Déborah et sa famille allèrent se coucher également. En arrivant dans sa chambre, elle ne faisait que sourire et défilait devant son miroir. Ensuite, elle prit son téléphone portable et alla sur WhatsApp pour envoyer un message aux filles :
Message :
Déborah : Devinez quelle est la surprise ?
Les trois filles s'appelaient respectivement Beverlie, Simonia et Lorie. Elles étaient toutes en ligne, donc elles reçurent automatiquement le message et se mirent à écrire.
Lorie : Tu sais bien qu'on n'est pas fortes en devinette.
Déborah : Allez, un peu d'effort, s'il vous plaît.
Beverlie : Tu t'es fiancée ?
Déborah : Ouiiiiiii...
Lorie : Ce n'est pas vrai... Toutes mes félicitations ma chérie.
Simonia : Félicitations ! On fête cela demain.
Beverlie : Ouhhhhh lalalala... Félicitations. On doit forcément fêter cela demain.
Lorie : Et nous devons aussi rencontrer notre beau-frère.
Déborah : Calmez-vous les filles. Nous fêterons cela demain, sans faute. Et si possible, vous le verrez.
Les filles : Yesssss...
Déborah : Bon, je vous laisse les filles, je suis fatiguée. Bonne nuit à vous. Bisous bisous.
Beverlie : Bonne nuit, chérie. Nous aussi, nous allons dormir. À demain les filles.
Simonia : Bisous.
Lorie : Bonne nuit à tous. Je vous embrasse.
Ensuite, elle se déconnecta. Elle alla prendre une douche et revint se coucher, lorsque son téléphone sonna. C'était Marcel.
Marcel : Allô, bébé, toujours éveillée ?
Déborah : J'allais justement dormir. Vous êtes bien rentrés ?
Marcel : Oui. On s'appellera demain. Bonne nuit.
Déborah : Bonne nuit, mon cœur. Je t'aime. Bisous.
Marcel : Je t'aime aussi. Bisous.
Puis ils raccrochèrent. Elle éteignit la lumière et sourit en repensant à la soirée d'aujourd'hui, jusqu'à ce que le sommeil l'emporte finalement.
Dans une autre villa, de couleur blanche, on voit une jeune femme et un jeune homme dans le jardin qui se trouve dans un angle mort de la maison, en train de discuter. Cependant, à travers leurs visages, on remarque que rien ne va. L'homme s'appelle Nelson, il est debout et très nerveux, pendant que la femme, qui n'est rien d'autre que Beverlie, est derrière lui et n'a pas non plus bonne mine. Elle s'approche de lui et lui touche l'épaule, puis lui dit d'une petite voix :
Beverlie : Écoute Nelson, je suis vraiment désolée... Je ne voulais pas te blesser.
Nelson : Toujours le même refrain, si seulement tu pouvais être à ma place actuellement pour voir, pour comprendre.
Beverlie : Je sais, et je te comprends parfaitement, mais essaie aussi de me comprendre.
Nelson se retourne et lui fait face avant de continuer :
Nelson : Non.. Moi, je te comprends parfaitement, c'est toi qui refuses de me comprendre. J'ai été patient avec toi, regarde depuis un an que nous sommes ensemble et j'ai toujours l'impression que tu es distante dans notre relation. Où est-ce que je n'ai pas été à la hauteur de tes attentes ?
Beverlie : Si... Seulement...
Nelson : Seulement quoi ? Dis-moi...
Il la prend par les épaules et la secoue :
Beverlie : Arrête, s'il te plaît... Toi aussi, tu sais bien.
Il la relâche et la regarde avec un air dubitatif, puis se tourne et fait deux pas en avant en disant :
Nelson : Je ne sais rien... Je ne veux plus rien savoir. Comment peux-tu encore espérer retrouver un homme que tu n'as pas vu depuis près de dix ans, à cause d'une putain de promesse ? Qui te dit qu'il n'est pas encore marié, pire qu'il n'a pas encore d'enfant ?
Elle ne dit rien, il se retourne et continue :
Nelson : Tu sais bien que j'ai raison, Beverlie. Vous avez fait des promesses il y a plus de dix ans, tu as 24 ans aujourd'hui et vous n'avez plus eu de contact depuis tout ce temps, mais tu gardes toujours espoir... Franchement, tu me déçois. Penses-tu que je suis là pour être ton pneu de secours ?
Beverlie : Je suis désolée...
Nelson : Je suis désolé aussi... Mais j'ai assez patienté. Je croyais que tu étais une bonne femme, celle avec qui je pouvais fonder ma famille. Je t'ai toujours aimée sans réserve, espérant que tu reviendrais sur le droit chemin. J'ai cru que tu étais juste égarée et que tu finirais par revenir, mais je me rends bien compte que tu es déjà assez loin et qu'il t'est impossible de te retourner.
Beverlie coule des larmes et a la tête baissée...
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