Couverture du roman Au delà de mes sentiments

Au delà de mes sentiments

9.3 / 10.0
Dans Au delà de mes sentiments, une jeune femme découvre les désillusions d'un monde superficiel. Ce modern novel explore sa quête de vérité et sa deuxième chance. Découvrez cette romance novel captivante parmi nos nouveaux fiction books to read pour un récit authentique et poignant.
Résumé de Au delà de mes sentiments
Cette œuvre relate le parcours d'une jeune femme qui découvrira, à travers des épreuves douloureuses, que les apparences sont souvent trompeuses. Son cheminement démontre avec émotion que l'éclat superficiel cache parfois des vérités amères. Pourtant, au milieu des désillusions de sa vie moderne, une lueur d'espoir subsiste : la certitude que chacun mérite une seconde opportunité pour trouver le bonheur véritable et se reconstruire au-delà des erreurs passées.
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Au delà de mes sentiments Chapitre 1

PROLOGUE

La maquilleuse venait de prendre le relais de la coiffeuse. J’avais préféré… disons le, il avait préféré que ce soit deux personnes différentes qui me maquillent et coiffent. Elle finit de me maquiller et la, j’avoue c’était magnifique. La coiffure aussi était splendide. Je forçai un sourire aux deux femmes pour ne pas injustement dénigrer leur travail. Elles ne m’ont rien fait. Je me retournai pour regarder une fois de plus mon reflet dans ce miroir gigantesque. J’étais en peignoir rose et attendait à présent l’habilleuse. Je me regardais attentivement jusqu’à n’être qu’à quelques millimètre du mon reflet. J’essayais de revoir en vain la Laurie-Anne d’avant. Plus rien n’était comme avant.

Maman : tu as finis avec les femmes la?

J’apercevais sur le verre de mon miroir, ma mère ayant passé sa tête dans l’embrasure de la porte. Je me contentai d’hocher la tête. Elle entra alors complètement dans la pièce. Une belle femme Ewondo (ethnie Cameroun) de 45 ans. Elle portait un tailleur-jupe mauve ainsi qu’un grand chapeau et des talons d’à peine 3 centimètres. Elle s’approcha de moi et je me retournai aussi pour aller à sa rencontre. Une fois à mon niveau.

Maman (émue) : alors ma Laurie (c’est comme cela qu’elle m’appelle affectueusement) le grand jour est enfin arrivé. Es-tu contente de cela?

Je me contentai d’afficher ce que j’espérais, soit mon plus beau sourire et de préférence, sans ce rictus amer qui ne me quitte plus. Elle m’aida à enlever mon peignoir. J’avais à présent les seins nues et était vêtue uniquement d’un boxer; histoire d’être à mon aise. Elle m’aida à enfiler ma robe bustier couleur blanc cassé, presque belge. On ne parlait pas. Ah oui, j’oubliais, je me marrie aujourd’hui. Le plus beau jour de ma vie (soupir) ! Ma robe était déjà au dessus de mes seins et il ne restait plus qu’à la fermé mais maman n’en faisait rien.

Moi : maman?

Maman (pleurant): snif… sniff

Je me retournais vivement et me mis à essuyer ses larmes. La voir pleurer me fend le cœur. Je donnerais tout pour elle, absolument tout. Elle a tellement fait pour moi.

Moi : maman arrête de pleurer s’il te plait, tu sais que je n‘aime pas te voir comme ça. Ce n’est qu’un mariage.

Maman : justement ma Laurie sniff… ça ne devrait pas juste être un mariage. Ça devrait être TON mariage sniff…

Su ce coup elle n’avait pas tord. Elle me prit la tête en mettant ses deux mains sur chacune de mes joues.

Maman (me regardant dans les yeux) : qu’est ce qui ce passe ma Laurie. Ton regard est gris alors que tu devrais être heureuse. Qu’est ce que cet homme t-a fait pour j’ai du mal à te reconnaitre ma Laurie. Parles-moi. Parles à maman.

J’ouvris la bouche pour tout dire, vider mon sac mais…

… (Criant) : Murielle… Murielle OHHH

C’était ma mère qu’on appelait. Elle me fit une bise sur le front.

Maman : J’arrive.

Et elle sortit de la chambre. Je bénissais celle qui l’avait appelé. Si elle ne l’avait pas fait, j’aurais tout dis mais c’Est trop risqué. Je restais assise sur le lit un instant puis trois coups furent frappés à la porte.

Moi : entrez.

… : si c’était le bandit, tu allais dire que tu ne demandais pas l’identité de la personne qui toquait à la porte pourquoi?

Je fis un vrai sourire. C’était mickey (pas la souris hein. Faut prononcer en anglais. My Key comme ça la) mon best.

Moi : toi aussi Mickael, depuis quand le bandit frappe avant d’entrer.

Mickey (riant): ah, c’est aussi vrai hein.

Il s’approcha de moi et me fis une bise sonore sur la joue.

Mickey : il n y a que toi pour me montrer tes fesses le jour de ton mariage. Allez, vient par la! Que j’arrange ça.

Je ris de bon cœur et m’approchai de lui pour qu’il ferme ma robe. Ça faisait tellement longtemps que je n’avais plus ris comme ça. Il finit d’arranger ma robe et on s’assit sur le lit. Il prit mes mains entre les siennes.

Mickey : écoute Annie, tout ce que je veux et je souhaite est que tu sois heureux. Cet homme que tu t’apprête à épouser pour moi ne te mérite. Je ne saurais te dire exactement pourquoi, je le sais c’est tout. Mais je serais toujours la pour toi Annie. Je veux juste que tu fasses les bons choix.

Je levais les yeux au ciel, malgré que je ne le voie pas dans cette chambre, en clignant les yeux pour ne pas pleurer et ruiner mon make-up. Je me devais d’être impeccable.

Moi (la voix tremblante) : merci Mickey.

Mickey (souriant) : tu n’as pas besoin de me remercier et tu le sais.

La porte s’ouvrit soudain sur maman.

Maman (s’adressant à mickey) : eh toi la, pardon sors vite hein. Weeh les deux si, même le jour de son mariage tu ne peux pas laisser son mari la voir en premier en tant qu’homme.

Hum mon mari!

Mickey (riant) : désolé maman, je sors.

Il me fit une bise sur le front et sortit.

Elle revint près de moi et s’assit à la même place que toute à l’heure.

Maman : alors, on en parle?

Moi : pars.

Maman (surprise) : hein? Partir pour aller où?

Moi : fais-moi confiance maman, s’il te plait. Vas t-en, ne m’appelle pas et ne dis à absolument personne où tu vas. Je t’appellerais mais toi, tu ne dois jamais le faire. Vas à la maison, dans une fente de mon matelas du côté de la fenêtre il y a de l’argent. Ne reviens pas sans mon accord.

Maman (pleurant) : tu me fais peur ma Laurie. Il y a quoi même?

Il y a que je ne veux pas que tu me vois me marier avec lui.

Moi : fais moi confiance et pars tout de suite.

Elle continuait de pleurer en me demandant de lui expliquer mais je me contentais de lui dire de me faire confiance. Elle finit par se résigner et partir.

Moi (sourire triste) : bien.

Je portais mes escarpins, juste au moment où une de mes tantes entra dans la chambre.

Tantine Fadie : c’est l’heure. Il faut venir.

Et elle sortit de ma chambre. Je me levai, pris mon bouquet dans les tons mauves et sortit à pas lourds de la chambre. Je descendis les escaliers un à un en prenant tout mon temps jusqu’à l’entrée du jardin. Après que les demoiselles d’honneurs soient passées, je suivis sur les premières notes de la marche nuptiale. Je regardais devant moi, plus précisément Mickey, je ne voulais pas LE regarder alors, je me concentrais sur mon best. Mais j’en fus bien obligé vu qu’on devait se mettre en face l’un de l’autre. Je cherchais dans son regard la raison qui m’avait poussé à être ici présente. Elle n’était que trop évidente.

Le maire qui avait fait le déplacement engagea son speech et tout ce qui est de rigueur. On arriva à LA partir cruciale. Celle qui devait celer mon destin. Allez Laurie, encore un petit effort, tu dis oui et on passe. Trois petites lettres mais assez lourdes de conséquences.

Le maire : monsieur ***** (je ne vous donnerais pas le nom tout de suite, vous le devinerez) accepter vous de prendre pour Épouse mademoiselle Mengue Awono Laurie-Anne ici présente?

Lui (souriant) : oui je le veux.

… : mon avec qui oh

… : le gars est prêts.

… : woye, j’ai des bouffées de chaleurs. La voix rauque mema

C’est sur ces types de cris et des applaudissements que le maire poursuivit.

Le maire : bien, Mademoiselle Mengue Awono Laurie-Anne, voulez vous prendre monsieur **** (j’ai dit vous allez deviner aka) pour époux, de l’aimer et le chérir jusqu’à ce que la mort vous sépare?

Il avait mes mains dans les siennes. Étais-je prête à lui donner ce qu’il restait de ma vie? Étais-je prête à assumer ce ‘’ oui ‘’ qu’on me demande? Étais-je prête à supporter de vivre avec cet homme jusqu’à la fin de ma vie? C’est une pression sur mes mains qui me ramena à la réalité. Je baissai mes yeux vers celles si. Elles étaient déjà rouges à cause de la pression qu’IL exerçait sur mes mains. Je levais mon regard vers lui. Il me regardait durement et les yeux menaçants. Je tournais mon regard vers Mickey qui était mon témoin aujourd’hui. Son regard à lui n’exprimait rien de particulier mais j’ai su. Là, j’ai su ce qu’il fallait que je fasse. Je retirai brusquement mes mains de celles de mon fiancée et me mit à courir. Les gens criaient autour de moi mais j’en avais cure.

Mickey (criant): Annie (bruit de coup) dégage de la toi. Anniiiieee.

Je courrais en arrêtant ma robe d’une main et mon bouquet de l’autre. À un niveau, je laissai sortir mes pieds de mes escarpins et continuai ma course pieds-nus. Je ne pouvais me résoudre à sacrifier ainsi ma vie. NON. J’entrai dans la voiture où il y avait Écrit ‘’ jeunes mariés’’ une fois sortit de la concession. Les gardes qu’il avait employés pour me surveiller essayèrent de me retenir mais je les feintai. Je me mis à rouler d’abord sans direction fixe. Mais il fallait que je retourne la bas. Il y avait tous mes document, jusqu’à mon acte de naissance.

Je garai n’importe comment devant le portail de ‘’notre’’ maison et j’entrai rapidement grâce au gardien. J’atteignais à peine la véranda quand je me sentis propulsée vers l’arrière. Oh non. Il me jeta au sol de la cour et se mit à me gifler et donner des coups de poing.

Lui (en colère) : tu es malade? C’Est moi que tu veux humilier? (vociférant) jamais de la vie.

Il continua ainsi à me boxer malgré mes supplications et mes pleures. Comment j’en suis arrivée la? Je ne sais pas. Je regardais le ciel et essayais de m’évader. Seuls mes gémissements de douleur et ses cris de rage me ramenaient à la réalité. J’attendais la fin. Que ce soit des coups ou de ma souffrance mais j’attendais la fin. On m’a toujours dit que rien n’est éternel, alors que ce soit par la mort ou la vie, un jour, il y aurait une fin. Et peut-être que ce jour, je pourrais comprendre, enfin, la signification du mot ‘’bonheur’’.

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Table des matières de Au delà de mes sentiments

Ch. 1 Ch. 2 Ch. 3
Ch. 4
Ch. 5
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Ch. 11
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