
Après ma renaissance, j’ai ruiné mon amour depuis l'enfance
Chapitre 2
J'avais soudain frissonné en repensant à l'horreur de ma mort. Puisque le destin m'offrait une seconde chance, j'avais juré de rétablir la vérité et de remettre de l'ordre.
Je n'avais prêté attention à la supplique de Margot, ni aux hurlements de Guillaume. À la place, j'avais ramassé calmement la valise et recommencé à la remplir de ses affaires.
Voyant mon calme imperturbable, Guillaume avait soudain éclaté de rage et m'avait poussée violemment, « Tu joues à quoi, Julie ? Tu crois qu'avec ton air impassible, je vais te laisser faire ? »
« Je te préviens, même si un jour que nous nous marions vraiment, Margot aura toujours sa chambre dans notre foyer ! Si tu n'es pas capable de tenir ta promesse, alors ce mariage… n'aura lieu plus jamais ! »
Il m'avait asséné ces reproches mille fois. Avant, j'aurais répliqué, crié, peut-être même lui menaçait avec notre enfant pour l'obliger à rester. Aujourd'hui, au contraire, je n'avais plus aucun désir de l'épouser.
« Très bien, en tout cas, je n'ai plus envie de me marier avec toi », j'avais répondu, d'une voix étrangement sereine.
Le silence était retombé.
J'ai grandi aux côtés de Guillaume, comme un amour d'enfance, et nos familles avaient scellé notre union il y a vingt ans. Tout aurait dû se passer sans accroc, mais il y a deux ans, Margot est entrée dans la vie de Guillaume comme sa jeune assistante.
Je me souviens encore de notre première rencontre dans son bureau, j'étais venue lui apporter des pâtisseries et je l'avais surpris en train de crier sur Margot. Elle, toute frêle, s'était ratatinée comme un petit lapin sous ses reproches. Avec les larmes aux yeux, elle tremblait, tandis que les collègues tentaient en vain de calmer Guillaume. Ne supportant plus la scène, je m'étais avancée pour désamorcer le conflit. À ma vue, Guillaume avait levé la main, épargnant Margot, puis m'avait soufflé qu'une assistante aussi faible ne méritait pas de passer sa période d'essai.
Pourtant, elle n'était pas partie. Au contraire, elle avait capturé son attention et, bientôt, Guillaume ne tenait plus qu'à elle. Il en était venu au point de tuer notre enfant pour elle.
Guillaume avait cherché à lire la jalousie dans mon regard, mais face à mon impassibilité, il avait tressailli, semblant perdre pied. Il avait tendu la main pour caresser mon visage, mais Margot s'était écriée en sanglots, « Monsieur Guillaume, Julie, ne vous disputez pas pour moi. Je partirai, loin, et je ne reviendrai plus jamais vous déranger. »
Quand elle était partie en courant, j'avais vu dans les yeux de Guillaume le même dégoût qu'il m'avait affiché ces dernières années.
« Julie, à cette période, tu ne peux pas me laisser tranquille ? Si tu veux vraiment à m'épouser, arrête de chagriner Margot sinon je ne t'épouserai jamais. »
« Et je veux voir comment tu expliqueras ta grossesse à ta famille, si tu persistes ! »
Il était parti à la poursuite de Margot, avec les yeux froids et un visage sombre, oubliant que mon enfant, encore petit, pouvait tout à fait être perdu. Quant à notre mariage, bien que nos familles aient fait pas mal d'effort pour cette unie, mais la famille des Guillaume n'avait pas qu'un seul fils.
J'avais repris mes esprits lorsque mon portable avait vibré. Un message de Margot arrivait, « Julie, peu importe ce que ta famille ferait pour toi, Guillaume ne prendra toujours que mon parti. »
« Cette année, je te laisse seule avec ta grossesse, et l'année prochaine, tu ne seras plus jamais seule avec le petit bâtard de toi. »
Chaque mot était un défi. Pendant des mois, j'avais reçu ce genre de provocations et j'avais tout montré à Guillaume. Lui me rassurait, « Elle est jeune, sois plus compréhensive. » Il savait que j'étais liée à lui pour la vie et en profitait sans vergogne.
J'ai pris une profonde inspiration, déverrouillait ma liste noire et en a fait apparaître un contact. C'est bientôt le jour de nos fiançailles arrangées depuis vingt ans, je lui préparerais un cadeau qu'il n'oublierait jamais.
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