
Après ma mort, il piétine mes cendres
Chapitre 3
Un demi-mois plus tard, Louis est enfin revenu à notre maison.
Il a violemment poussé la porte en criant :
« Anne, sors tout de suite ! »
Il a ouvert toutes les portes de la chambre, sans me voir.
Le visage de Louis s’est encore assombri.
Après avoir donné des ordres à ses subordonnés de chercher ma trace, il a murmuré d’une voix menaçante :
« Anne, si tu veux fuir, mieux vaut que tu partes loin. Sinon, je te brise les jambes quand je te trouve. »
Mais la femme qu’il menaçait de briser les jambes se tenait juste devant lui.
Peu de temps après, il a reçu un message de localisation.
La mine de Louis est devenue terrifiante. J’ai jeté un coup d’œil au message, c’était l’adresse de la maison de Léon.
« M. Richard, le dernier appel de madame a été passé à M. Durand. Mais ce dernier a dit qu’il n’a jamais vu madame, nous soupçonnons qu’il l’ait enlevée. »
Louis a répondu d’un ton froid :
« J’arrive. »
Louis est arrivé à toute vitesse à la maison de Léon.
La mine assombrie, il a frappé violemment la porte fermée.
Un coup, deux coups… le troisième coup, la porte s’est ouverte.
Léon avait l’air calme, ayant un œil au beurre noir.
« Qu’est-ce qu’il y a ? »
Louis a ricané :
« Tu as caché ma femme, et tu me demandes cette question ? »
Léon, toujours impassible, semblait perdre tout espoir.
« Je ne l’ai pas cachée. Elle est morte. Le crématorium t’a bien contacté pour récupérer ses cendres, non ? »
« Elle t’a même demandé de l’aider pour jouer cette farce ? Elle s’est donc décidée de me fuir. »
Louis refusait de croire que j’étais morte. Il était têtu, persuadé que tout cela n’était qu’une mascarade.
Il a levé la tête et criait dans la maison :
« Anne, même si Léon te protège, ne pense pas à t’échapper de l’anniversaire de la mort de ma mère. Je vais compter jusqu’à trois, et si tu ne sors pas, je te ferai payer. »
« Trois, deux, un. »
Au moment où il a terminé, Louis a donné un coup de pied dans les côtes de Léon et a ordonné à ses subordonnés d’entrer pour chercher.
Léon est tombé par terre, affichant un visage calme mais avec une lueur de colère dans ses yeux.
« Louis, Anne est morte. Tu as même récupéré ses cendres toi-même, as-tu oublié ? Elle est morte depuis plusieurs jours. »
Irrité, Léon a attrapé Louis par le col et l’a plaqué contre le mur.
Louis, d’un air sinistre, s’est moqué de lui :
« Veux-tu encore la cacher ? Léon, tu es vraiment attaché à elle. Dommage, pour moi, elle n’est qu’un jouet usé. Quand je m’ennuierai, si tu l’aimes encore, peut-être que je te la donnerai. Mais pas maintenant. Elle doit d’abord aller prier devant la tombe de ma mère pour expier ses péchés. Elle ne peut pas rester avec toi. »
Léon, les joues rouges de rage, a serré de toutes ses forces le col de Louis. Il lui a dit, les dents serrées :
« Espèce de salaud ! »
Puis, il lui a asséné un coup de poing en plein visage. Louis a gémi de douleur.
Les deux se sont empoignés. On disait que les morts ne ressentaient rien.
Mais pour une raison inconnue, j’avais une douleur lancinante dans la poitrine, comme si mon cœur allait éclater.
Bien que Léon fasse aussi de la musculation, Louis était un combattant entraîné.
Après plusieurs échanges, Léon était écrasé au sol, des hématomes sur le visage.
Je tournais en rond, anxieuse et impuissante.
« Léon, regarde-toi, tu es pitoyable. Tu risques de mourir pour Anne, mais elle, elle profite tranquillement de ta protection. Une telle femme mérite-t-elle d’être aimée ? »
Léon a laissé échapper un rire moqueur :
« Louis, c’est toi qui es pitoyable. Tu t’es trompé sur le meurtrier de ta mère et as blessé la femme que tu aimais. Tu es même pire qu’une bête. »
« Quoi ? » Louis a serré les poings de colère.
À ce moment-là, on a crié d’une voix pressée :
« M. Richard, nous avons trouvé la vidéo de l’accident de voiture de madame, et… son rapport d’autopsie. »
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