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Couverture du roman Appelez-moi Everild

Appelez-moi Everild

Quatre adolescentes voient leurs existences s'entremêler de façon inattendue. Si leurs chemins finissent par se croiser, cette rencontre pourrait bien dépasser le simple cadre de la coïncidence fortuite. Dans ce récit de mystère destiné aux jeunes adultes, les liens qui se tissent entre elles cachent une vérité bien plus complexe. Le hasard n'est peut-être qu'une illusion derrière laquelle se dessine une destinée commune aux enjeux insoupçonnés.
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Chapitre 2

Partie 2 : Joade…

Phi : nooon, pas cricri

Moi : comme je te dis là

Luc : c’est sur que c’est juste un dragueur

Phi : il veut plus mais elle non, cette fille t’a dans la peau

Moi : non, en fait c’est quand même bizarre, c’est fou de constater que la confiance dans un couple puisse être aussi fragile

Phi : le repas ?

Moi : plutôt bien, elle m’a paru normale, plus détendue

Luc : ses copines ?

Moi : elles sont "stone", je t’assure.

Phi : mais tu disais avoir l’impression que Joade te faisait des appels de balles

Moi : oui, que je me frotte à toi par inadvertance, que nos pieds se frôlent sous la table, que je me baisse pour ramasser le couvert tombé.

Luc : krkrkrkr, eh bein, ta journée a été remplie

Moi : je confirme

Phi : cricri ne disait rien ? Elle n’a rien vu ?

Moi : non, il faut dire qu’elle a quand même été discrète

Luc : et si elle pose directement son CV et sa lettre de motivation, tu fais quoi ?

Moi : est ce que je fabrique ?

Phi :kia kia kia kia, encore nos frères de l’ouest avec les femmes couleur « taxi », les femmes brunes.

Moi : aka, les contraires s’attirent

Luc : hummm, le jour ou cricri va vous attraper

Vous vous posez surement la question de savoir comment cela s’est terminé ? Eh bien, Joade a eu la lumineuse idée d’échanger nos portables sur la table. Nous nous sommes rendus compte au cours du repas que nous avions la même marque et le même style de téléphone mobile.

A un moment donné, j’ai eu une envie pressante, je me suis levé et j’ai laissé mon téléphone sur la table. De toute façon, Cricri n’a pas l’habitude de fouiller donc je lui fais confiance les yeux fermés.

Au moment de partir, j’avais déjà payé la note qui était quand même salée, il ne restait plus que les filles ne demandent des plats supplémentaires à emballer. Je disais donc, nous nous sommes séparés ; j’étais entrain de chercher mon taxi lorsqu’une sonnerie retentit.

Je n’ai bien sur pas reconnu la sonnerie, c’est en sentant le mobile vibrer dans la poche de mon pantalon que je me dis, c’est bien le mien. Je décroche

Moi : allo

Joa : allo

Moi : Euh..

Joa : c’est Joade

Moi : ah oui

Joa : nous avons apparemment échangé nos mobiles

Moi : oui

Joa : ou peut-on se retrouver pour que je récupère le mien ?

Moi : Retrouvons nous à Nkomkana, à *****

Joa : ok

Trois quarts d’heure plus tard, je suis là à attendre lorsque je vois Joade descendre du taxi. Elle s’avance vers moi en roulant des hanches. Elle porte un bustier et un bermuda et elle est juchée sur des talons. Elle a une greffe, les "cheveux de mort" que les femmes ont pour habitude d’arborer.

Moi : Joade, je croyais que tu ne viendrais plus

Joa : rien n’aurait pu me faire rater l’occasion de rencontrer le grand Everild

Moi : merci jeune fille

Joa : m’appeler jeune fille ou petite, n’y changerait rien; je sais que je ne te laisse pas indifférent

Moi : tu es la copine de Christelle, enfin, je le croyais.

Joa : je suis sa copine mais tu sais très bien que ces choses ne se commandent pas.

Moi : pardon ?

Joa : ne fais pas celui qui ne comprend pas, cela fait un moment que je t’envoie des signaux. Everild, tu es un bel homme, un homme promu à un bel avenir. I n’y a que des filles comme moi, des filles de ta trempe qui peuvent reconnaitre ceux qui sont comme moi.

Moi : humm, non Joade, il ne faut pas.

Joa : pourquoi pas ?

Moi : Joade, s’il te plait, j’aime Christelle.

Joa : peut-etre mais la réciproque est-elle vraie ?

Moi : pardon ?

Joa : tu l’aimes peut-être comme tu le dis mais elle, est ce vraiment le cas ?

Moi : oui et j’en suis sure, tu comprendras donc pourquoi, je ne peux rien faire avec toi.

Joa : tu es donc fidèle ?

Moi : oui, je suis quelqu’un qui n’aime qu’une personne à la fois.

Joa : même Elsa que tu dois rencontrer dans quelques heures ?

Moi : comment ?

Joa : elle a envoyé des messages, elle se languit déjà de toi

Moi : c’est une amie

Joa : une amie avec qui tu échanges des messages érotiques ?

Moi : mon portable et merci de me l’avoir ramené

Joa : tu ne me demandes pas de ne rien dire à Christelle ?

Moi : non, tu ne le feras pas puisque tu ne tiens pas à ce qu’elle apprenne que tu m’as fait un appel du pied.

Joa : c’est bien vu mais pourquoi ne pourrions nous pas apprendre à mieux nous connaitre ?

Moi : non merci

Joa : Everild, je ne suis pas la fille de n’importe qui, tu sais.

Moi : et tu te promènes en taxi comme nous ?

Joa : je ne tiens pas à être surveillé, tu mérites mieux que Christelle.

Moi : je ne crois pas, non

Joa : c’est ce qu’on verra

Moi : bonne soirée

Joa : humm, on se reverra et plus vite que tu ne le penses.

TIN…TIN…TIN…

Moi : allo

Els : tu es à quel niveau ?

Moi : je suis encore à Nkomkana

Els : ok

Moi : on se retrouve devant le Hilton dans une demi-heure, ok ?

Els : oui

CLIC…Je raccroche devant une Joade souriante et qui me regarde avec des yeux moqueurs. Je vais prendre la place dans la file pour attendre le taxi faisant abstraction de Joade.

Quelques minutes plus tard, un taxi s’arrête devant moi avec à son bord, votre copine. Je fais comme si je ne l’ai pas vu, elle ne bouge pas et empêche carrément les autres voitures de circuler lorsque les autres taximen et piétons commencent à se plaindre.

J’ai tellement pitié du pauvre taximan que je monte et referme rapidement la portière et le chauffeur démarre en trombe.

Deux minutes que je suis dans le taxi, mon nez dehors lorsque je me pose la question de savoir si c’est là, l’attitude qu’un homme, un vrai, devrait avoir. Je me tourne l’air de rien vers Joade qui fait semblant de ne pas me regarder.

Mon regard tombe sur ses cuisses jaunes et sans tache. Elle dégage un parfum doux et fleuri, son maquillage est parfait. La brassière qu’elle porte met bien en valeur le bermuda vert qu’elle porte.

Joa : je ne mords pas Ivy

Moi : tu souhaites jouer dans la cour des grands, il parait.

Joa : oui, j’y joue depuis toujours Ivy. Fréquenter ceux de ta génération, pourquoi pas.

Moi : Christelle est-elle au courant de tout ceci ?

Joa : il n’y a de pire aveugle et dangereux que celui qui ne veut pas voir.

Moi : si tu as à dire, fais le et on en parle plus.

Joa : tu le découvriras tout seul, si tu le souhaites vraiment.

Moi : merci, bien.

Joa : je t’appellerais un de ces 4 matins pour un pot.

Moi : humm

Joa : tu es arrivé, je crois.

Moi : merci

Je descends et rejoins Elsa sur le trottoir d’en face. Je lui tends juste la main qu’elle attrape et nous allons au Hilton. J’ai souvent l’habitude d’y venir et à chaque fois c’est un pur bonheur, un ravissement pour les yeux.

Nous sommes allés au restaurant, avons commandé ; la discussion se passait dans une ambiance bon enfant jusqu’à ce qu’elle me demande :

Els :……..

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