
Amour sans pareil
Chapitre 2
« Viens. Prends le petit déjeuner », a dit George en poussant vers elle l'assiette d'omelette, la bouteille de lait et un bol de salade de légumes. Le ton de sa voix et l'expression de son visage étaient très calmes.
Anne a baillé et a dit d'un ton bas : « Non, merci. Je ne prendrai pas le petit-déjeuner. Je vais juste aller à la voiture et dormir en t'attendant. »
Elle devait rattraper son sommeil. Sinon, elle n'aurait pas assez d'énergie pour travailler aujourd'hui.
Lorsqu'ils sont arrivés à l'endroit où Anne devait descendre de la voiture, elle dormait encore profondément. George a dû la réveiller.
Anne était encore dans un état second lorsqu'elle a détaché sa ceinture de sécurité. Elle était sur le point de sortir de la voiture quand George a attrapé son poignet et lui a tendu un petit déjeuner à emporter. Il a dit d'une voix calme, « Viens avec moi à une fête ce soir. »
« Non non. », lui a-t-elle répondu en secouant la tête. Puis elle lui a pris le petit déjeuner. « Tu m'as promue à l'assistante du directeur des relations publiques, et j'ai déjà entendu tellement de ragots à mon sujet. Si je vais à une fête avec toi, je crains qu'ils ne fassent des remarques désobligeantes à mon endroit. » Anne a alors ouvert la portière, puis elle est sortie de la voiture et s'est dirigée lentement vers l'entreprise.
George l'a regardée en arrière pendant quelques secondes. Puis il a démarré la voiture et s'est rendu au parking de l'entreprise.
Après qu'elle est entrée dans l'entreprise, Anne s'est précipitée à la salle de repos pour prendre le petit déjeuner. Ensuite, elle est allée aux toilettes, question de se rincer la bouche. Les toilettes étaient toujours l'endroit idéal pour entendre les derniers ragots.
« Oh, tu sais quoi? J'ai vu Anne, l'assistante de notre directeur, sortir d'une voiture de luxe ce matin. »
Anne a été bouleversée par ce qu'elle a entendu. Elle ne pouvait s'empêcher de penser : « Bon sang! Je suis sortie de la voiture très loin de l'entreprise. Elle m'a quand même vue? Comme sa vue est incroyable! » Heureusement que George a conduit un autre véhicule aujourd'hui. S'il conduisait celle habituelle, cette employée l'aurait sans doute reconnue.
« Qu'y a-t-il de si étrange à ce qu'elle sort d'une voiture de luxe? Après tout, elle aussi a été promue sans raison. Elle a de solides antécédents. »
« Lesquels? Une de nos collègues du département des ressources humaines nous a informés que ses parents étaient morts. »
« Même si ses parents sont morts, elle a un papa-gâteau. »
« Ha-ha! Tu as raison. »
Anne a silencieusement serré ses doigts fins en poings tout en écoutant leur conversation. Elle était tellement en colère. Après un long moment, elle les a desserrés.
Elle s'est réconfortée : « Oublie ça. Moins il y a de problèmes, mieux c'est. » En effet, son mariage avec George n'était pas très différent de ce qu'elles décrivaient.
Anne a soupiré un instant afin de se calmer. Elle a retenu sa colère et est retournée à son bureau pour travailler.
« Anne, M. Liang parlera au nom de nombreux entrepreneurs de la ville lors du gala de charité ce soir. Prépare le texte de son discours à l'avance », a ordonné froidement Liza Zhao, la responsable des relations publiques.
« C'est prêt, Liza », a répondu Anne la tête baissée.
Avant que Liza ne puisse faire demi-tour, le secrétaire du PDG est venu et a dit : « Liza, M. Liang veut voir Anne dans son bureau. »
Anne s'est sentie un peu mal à l'aise sous la surveillance de Liza. Mais elle s'est levée et s'est mise à la suite du secrétaire.
Lorsqu'ils sont arrivés devant le bureau du PDG, le secrétaire a frappé à la porte. Lorsqu'ils ont entendu la voix froide de George leur dire d'entrer, le secrétaire a fait signe à Anne d'ouvrir la porte. Anne tremblait, mais n'en donnait pas l'impression. Au lieu de cela, elle a pris un air indifférent et a poussé doucement la porte.
« M. Liang, que puis-je faire pour toi? », a demandé Anne la tête baissée, en faisant quelques pas en avant.
George a levé la tête et l'a regardée légèrement. Il a alors dit d'un ton indifférent : « Ferme la porte. »
Anne avait un mauvais pressentiment. Elle a levé la tête avec vigilance et a demandé à voix basse : « Que puis-je faire pour toi? »
Avec un regard sérieux, George a regardé le document dans sa main et a dit d'une voix froide, « Je t'ai dit de fermer la porte. Fais-le. »
Anne ne savait pas comment répondre. Elle s'est dit : « Je m'inquiète seulement pour ma sécurité. Y-a-t-il en cela un problème? »
Mais elle n'a évidemment pas osé résister. Elle a fermé la porte à contrecœur, puis a regardé George avec appréhension. Elle a alors dit prudemment : « Eh bien, M. Liang, selon la science, avoir des relations sexuelles trop fréquentes peut nuire à la fertilité. En tant qu'homme éduqué, tu le sais aussi, n'est-ce pas? »
George a déplacé son regard du document vers son visage pâle. De toute évidence, elle semblait nerveuse. D'un ton sérieux, il a dit à voix basse : « Vraiment? Mais comme tu l'as dit plus tôt, je suis un vieil homme. Si je ne travaille pas autant pour avoir un bébé, je serai plus anxieux. Tu ne le penses pas? Les hommes sont généralement tous comme ça. Tu es également une femme éduquée, tu devrais donc le comprendre. »
Anne ne savait pas quoi dire, alors elle ne pouvait que jurer dans sa tête : « Putain! » Au fond, elle était tellement en colère. Cependant, elle ne pouvait pas le lui montrer.
« M. Liang, tu n'es pas tout à fait vieux. En fait, tu es dans la fleur de l'âge. Tu es fort et fertile », a-t-elle dit d'un sourire flatteur. Mais clairement, elle n'en croyait pas un mot.
George a pressé fermement ses lèvres pour retenir son rire. Il lui a jeté un coup d'œil et a dit sans se presser : « Vraiment? Mais il y a plus de dix ans d'écart entre nous. Cela m'inquiète. »
Anne avait vraiment envie de le couper en deux et de le déchirer en morceaux.
Elle a serré les dents et a dit avec un visage triste : « Non, M. Liang. Il n'y a que neuf ans d'écart. Neuf ans seulement. Je ne suis pas bonne en maths. Je t'en prie, ne le prends pas à cœur. »
« Oh mon Dieu! Es-tu toujours le digne PDG du Groupe C? Comment peux-tu être si mesquin? », s'est-elle dit.
George jouait avec le stylo dans sa main puis a levé les yeux vers le visage d'Anne. Il a alors dit : « Vraiment? Comme j'ai neuf ans de plus que toi, il semble que je doive vraiment me dépêcher d'être père le plus tôt possible. Sinon, lorsque nous aurons un enfant, les gens te féliciteront d'être mère à un si jeune âge, mais me féliciteront d'être père à un si vieil âge. Tu ne trouves pas que c'est un peu gênant? »
Anne est restée sans voix.
Son visage a rougi de rage. Mais au bout d'un moment, tout ce qu'elle pouvait dire, c'était : « C'est le temps de travailler. Ne plaisante pas! »
Voyant qu'elle était si anxieuse maintenant, George a sorti un grand livre du tiroir de son bureau. Après qu'il lui a jeté cela, il a dit avec indifférence : « Vérifie ça pour moi. »
Anne a ouvert le registre et son visage s'est assombri aussitôt. Elle sentait qu'elle commençait à avoir mal à la tête. « M. Liang, je suis du département des relations publiques. Ne crois-tu pas que ce travail relève du département des finances? »
« C'est un compte secret, et je ne me sentirai pas à l'aise si quelqu'un d'autre le voit. Personne ne peut le vérifier sauf toi. Va dans le salon et commence à travailler dessus. Ne me perturbe pas. »
Anne a perdu sa langue pour la énième fois.
N'ayant pas le choix, elle est entrée dans le salon de George avec le grand livre aussi épais qu'une encyclopédie dans les mains et s'est assise sur le canapé. Elle a commencé à vérifier les comptes de ce mois-ci lorsqu'elle a remarqué que les chiffres étaient si denses. Comme elle n'avait pas assez dormi la veille, elle s'est finalement assoupie avant même de pouvoir commencer sa tâche.
George était très occupé à travailler à l'extérieur. Mais quinze minutes plus tard, il a levé la main et a regardé sa montre.
Il s'est levé de sa chaise et s'est dirigé vers le salon. Dès qu'il a ouvert la porte, il a vu Anne en train de dormir sur le canapé. Il s'y attendait.
Un sourire est apparu sur son visage. Il s'est approché d'elle, l'a doucement portée jusqu'au lit et l'a recouverte d'une fine couette.
Anne a finalement été réveillée par la sonnerie de son téléphone. C'était Liza.
« Anne, où est le texte du discours que tu as préparé? Apporte-le maintenant au Grand Hotel J! »
Après avoir dit oui et raccroché, Anne a vérifié l'heure sur sa montre. « Oh mon Dieu! Il est déjà six heures et demie du soir. J'ai dormi aussi longtemps? »
Elle s'est recoiffée et a couru à toute vitesse hors du salon. Le grand bureau était vide. George n'y était plus.
« Cet homme est allé trop loin! Pourquoi ne m'a-t-il pas réveillée avant de quitter la pièce? »
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