
Agent secret : amoureuse de ma cible
Chapitre 2
C’était une occasion en or pour elle de pouvoir réfléchir sans se soucier de quoi que ce soit. C’était sans compter sur son amie qui s’approchait à grand pas et là elle était fichu car son amie avait le don de l’emmerder surtout avec sa franchise, oui Laure était une fille franche et limite ça devenait de trop pour Flora.
- que fais-tu là Laure ?
- vu que je suis la garde malade, le prof ne pouvait dire non au fait que je veuille te raccompagner car tu es fragile et as besoin d’assistance
Arquant un sourcil, Flora était débordée par le comportement de sa meilleure amie, elle savait très bien que si elle était sorti, c’était seulement pour la bombarder de question sachant comment elle était, elle ne pouvait rien esquiver.
- dis plutôt que tu es venu m’emmerder
- c’est un peu ça. A quand est-ce qu’on passe aux aveux ?
- aveux ? demandait Flora perplexe
- oui explique-moi ton comportement jeune fille, tu te perds en classe, a quoi penses-tu vraiment ? Je ne t’ai jamais vu comme ça
- c’est inexplicable Laure, je ne peux pas vraiment t’expliquer, je me sens perdu, il me hante vraiment, sa carrure imposante me trouble
- tu viens de dire « il »l ?
A cet instant même, Flora se sentait stupide d’avoir dévoilé sa stupidité à son amie. Fallait qu’elle trouve le moyen de camoufler cela
- euh…ce n’est rien, c’est juste que j’ai regardé un film hier soir et l’acteur était à couper le souffler, voila
Le plus pire défaut de Flora était qu’elle ne savait pas mentir, son amie pouvait déterminer chaque trait de mensonge dans ses propos.
- tu feras mieux de me dire la vérité avant que je ne la cherche moi-même
Pris au piège, elle n’avait donc plus autre choix que de tout raconter à sa meilleure amie, le début de l’histoire jusqu’à la fin.
- mais c’est génial, et donc vous avez pris un rendez-vous j’espère ?
- décidemment tu ne comprends rien, je n’ai même pas eu le temps de lui dire au-revoir dit-elle avec lueur de tristesse
Lisant toute la tristesse dans les yeux de son amie, Laure ne savait vraiment pas comment l’aider, mais elle se devait de l’aider car c’était la première fois qu’elle entendait son amie parler de ce genre de chose. Elle était décidée à venir en aide à Flora pour retrouver cet homme.
Romeo n’avait pas pu supporter et est retourné sur cette terre promise où il avait fait la rencontre de son Eternel amour qu’il ne savait pas encore. Une fois sur place, il espérait juste de la voir passer ou juste son ombre, mais c’était en vain. Déçu, il retourna chez lui plus triste que jamais. Que lui arrivait-il ? Lui-même ne pouvait pas répondre à cette question, tout ce qu’il voulait c’était de la revoir.
Des jours passèrent et Flora était de plus en plus mal, elle avait tout essayé pour faire sortir cet inconnu de sa tête mais toute tentative était vaine, tout son entourage avait constaté qu’elle s’égarait dans ses pensées, c’était devenu insupportable. Laure ne pouvant plus voir son amie sombrer ainsi avait pris l’initiative d’aller à la recherche de cet homme, mais fallait qu’elle ait des informations le concernant pour commencer ses recherches.
- Flora peux-tu me décrire cet homme ? Et surtout décrit comme si tu faisais la description pour un devoir d’école
- je t’ai déjà tout dit Laure, je l’ai vraiment dans la peau
- dans ce cas nous iront à sa recherche comme si nous cherchons un enfant égaré
- je ne connais même pas où il habite
- pas besoin de savoir, nous iront l’attendre sur cette terre promisse où vous vous êtes rencontrés regardant son interlocuteur avec détermination
Flora trouva l’idée de son amie un peu dingue, c’était une folie d’aller attendre quelqu’un dans une ruelle et dont on ne sait même pas s’il passera par-là, accroire la ruelle était son domicile ou son lieu de travail. Mais avec espoir de le retrouver, elle ne protesta pas l’idée de son amie et s’engageais plutôt à la suivre. Comme l’amour peut être folie se disait-elle, oui car elle se préparait à en faire une folie juste par amour. Le dieu de l’amour avait-il souffert lorsqu’il était amoureux se demandait-elle. Les deux copines se dirigeant vers la terre de l’amour, elles étaient toute muettes, personne ne parlait ; Flora priait dans son cœur pour que le miracle se produit afin qu’elle puisse trouver son bel apollon ; Laure de son côté choisissait de rester muette parce qu’elle ne voulait pas nourrir son amie d’espoir, elle voulait qu’elle sourit au bonheur par elle-même et qu’elle pleure à la tristesse par elle-même car elle trouvait aussi ce qu’elles faisaient folie.
Fatigué de ne pas pouvoir se concentrer sur son travail, Romeo avait pris la décision de retourner chez lui. Traversant le couloir de son étage, sa secrétaire lui fit un sourire qu’il trouva le plus moche de tout, car depuis qu’il avait vu cet ange sourire, plus aucun sourire ne le fascinait à part celui cette fleur. Irrité par le fait de penser qu’il devenait fou, il donna un coup de poing au mur, il était homme violent de nature surtout lorsqu’il est en colère, seul le fait de frapper sur quelque chose l’aide à se libérer. Ce mur ne l’ayant vraiment pas raté même si c’est lui qui l’avait frappé, il prit l’ascenseur qui le laissa au ré de chaussé et il prit la route. Sur le chemin, ne voulant pas rentrer il décida de marcher un peu sur cette ruelle à souvenir. Prenant tout son temps pour marcher, il détaillait chaque personne présente pour pouvoir remarquer la présence de la jeune fille car son sixième sens lui faisait croire qu’elle était présente à cet endroit même. Après plusieurs tentatives de recherche, il décida de rebrousser chemin lorsqu’il vit une silhouette qui lui était bien familière.
Laure se sentant bête de s’être lancé dans ce genre d’affaire, car ça faisait déjà près de deux heure qu’elle cherchait un inconnu dont elle ne pouvait même pas le reconnaitre s’il se pointe devant elle, mais par peur de blesser son amie, elle ne dit rien et fit semblant de continuer ses recherches. Flora fatigué de faire sa gamine mais malgré cela ne reculait devant rien, elle était déterminé à accomplir ce pour quoi elle était là. Placé devant un vendeur de glace, Laure dégustait une glace au chocolat et demanda à son amie si elle en voulait
- oui je ne peux pas bouger d’ici, car il pourra m’échapper, alors s’il te plait ramène la moi ici
Fronçant les sourcils face au comportement de son amie, Laure ne savait quoi répliquer, était-ce l’amour ou une alchimie tentatrice, bon bref ce n’était presque pas ses affaires
- quel parfum déjà ?
- chocolat
Elle lui ramena sa glace et eut l’idée de lui proposer d’arrêter avec ces recherches mais elle constata d’aussitôt que son amie fixait un endroit avec un air plutôt vainqueur, regardant le même endroit, elle se retourna aussi vers son amie et constata qu’elle souriait comme une mongole. Flora n’en revenait pas, pour elle la terre avait arrêté de tourner, plus rien ne comptais autour d’elle. Elle pensait halluciner lorsque l’objet de ses pensées s’approcha d’elle, il était là en chair et en os, non ce n’était pas un rêve. Son cœur fit un bond lorsque son bel inconnu lui sourit.
Auteure/ Fayole Goumgang Wamba
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