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Couverture du roman 52 Trahisons, Un Amour Brisé

52 Trahisons, Un Amour Brisé

Gabin me croyait malléable, ignorant que j'étais la riche héritière d'un cabinet d'architecture parisien. Le jour de notre PACS, il m'a encore délaissée pour sa meilleure amie, Inès. Entre son ignorance de mes goûts et le vol de nos économies pour sa maîtresse, la rupture fut inévitable. Après avoir repris mon statut social à Paris, il tente de me reconquérir publiquement. Devant l'élite, je dévoile alors ma vraie identité et ses cinquante-deux trahisons, brisant son ego.
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Chapitre 2

Adélaïde POV:

Quand Gabin a vu le tas de tissu blanc déchiqueté sur le sol, il a finalement compris que quelque chose d'irréparable venait de se produire. Son visage est devenu blême. Il a tendu la main vers moi, mais je me suis reculée.

"Adélaïde, qu'est-ce qui ne va pas ?" a-t-il demandé, sa voix trahissant une panique tardive. "Je... je suis désolé pour les macarons. C'est juste que j'étais pressé."

Je l'ai regardé, un vide sidéral dans les yeux. "Tu ne comprends toujours rien, Gabin."

Un moment plus tard, j'ai aperçu un détail sur le col de sa chemise. Une légère trace rosée, à peine visible. Une odeur sucrée, fruitée, m'a agressée les narines. Le parfum bon marché qu'Inès portait toujours. Mon propre parfum était subtil, discret, un cadeau de ma mère. Celui-là était envahissant, comme Inès elle-même.

J'ai senti la nausée monter. Ce n'était pas seulement la trahison ; c'était la flagrante indifférence, le manque de respect pour moi juste après m'avoir fait faux bond pour la cinquième fois.

"Je te quitte, Gabin," ai-je dit, ma voix basse mais ferme.

Il a ri, un rire nerveux. "Ne dis pas de bêtises, Adélaïde. Tu es en colère, c'est tout. On a juste besoin de se calmer."

"Non," j'ai rétorqué, "je ne suis pas en colère. Je suis juste... vide."

Je me suis dirigée vers notre chambre, ignorant ses supplications. J'ai ouvert l'armoire commune. Mes vêtements étaient impeccablement pliés, les siens en vrac. J'ai commencé à rassembler mes affaires, calmement, méthodiquement.

"Adélaïde, arrête ça !" Il m'a suivi, essayant de me retenir. "Où vas-tu ? Tu n'as nulle part où aller."

Son arrogance m'a frappée au cœur. Il pensait vraiment que j'étais sans ressources, sans attaches. Après tout, c'est ce que je lui avais fait croire.

"J'irai où je veux," ai-je dit, sans le regarder.

J'ai pris la petite pile de billets que nous avions économisés pour l'achat d'un appartement. Notre "fonds d'avenir", comme il l'appelait. Il était plus mince que je ne m'en souvenais.

"Gabin, où est passé l'argent ?"

Il a hésité. "Quel argent ? Oh, tu veux dire la somme pour l'appartement ? J'ai... j'ai dû aider Inès avec quelques factures. Elle était vraiment dans le pétrin et elle ne peut pas payer son loyer. Elle me remboursera, je te le promets."

Il avait utilisé notre argent, sans même me consulter, pour Inès. Encore.

Mon sang a bouilli un instant, puis s'est refroidi à nouveau. C'était la goutte d'eau. Il n'y avait plus de retour en arrière possible.

J'ai ramassé mes valises, déjà prêtes. Mes parents m'avaient appelée plus tôt, après que Gabin m'eut planté. Ils m'avaient demandé de rentrer à Paris. Pas de questions, juste de l'amour et une porte ouverte. Ils avaient vu ça venir, bien avant moi.

Mes parents. Les fondateurs du cabinet d'architecture le plus prestigieux de Paris, Gamelin & Associés. Pour Gabin, qui s'était bâti seul et qui méprisait les "privilèges", j'avais toujours été Adélaïde Dubois, une simple designer d'intérieur de province, sans lien avec la richesse. Je portais des vêtements simples, je mangeais des plats du quotidien, je ne parlais jamais de ma vie d'avant. Je voulais qu'il m'aime pour moi, pas pour mon nom ou mon héritage. Et il avait profité de chaque once de ma gentillesse, de ma compréhension.

Il m'a attrapé le bras alors que je passais le seuil de la porte. "Adélaïde, s'il te plaît. Ne fais pas ça. On peut arranger les choses."

J'ai secoué la tête. "Il n'y a rien à arranger, Gabin. C'est fini."

J'ai jeté un dernier coup d'œil à l'appartement. Les cinq années de ma vie passées ici avec lui. Les rires, les larmes, les projets d'avenir. Tout semblait si lointain maintenant.

Dans l'entrée, sur le meuble à chaussures, se trouvait le bracelet en argent qu'il m'avait offert pour notre premier anniversaire. C'était le seul bijou que j'avais gardé, le seul signe matériel de son affection. Il n'était pas cher, mais il avait une valeur sentimentale inestimable. Jusqu'à aujourd'hui.

Je l'ai enlevé de mon poignet, le métal froid et léger. Je me suis dirigée vers la poubelle de la cuisine et l'ai laissé tomber, sans un regard en arrière. Il a atterri sur les restes de la boîte de macarons à la pistache.

Je suis sortie de l'appartement. Sans un mot de plus, sans un regard en arrière.

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