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Couverture du roman 1 mètre 50

1 mètre 50

Justin, un milliardaire d'un mètre cinquante, subit les moqueries de sa compagne qui n'en veut qu'à sa fortune. Brisé par ce rejet cruel lié à sa taille, il sauve plus tard une femme en détresse dans la rue. Après des mois de soutien, elle dévoile une beauté éclatante du haut de son mètre quatre-vingts. Bien qu'épris d'elle, Justin est paralysé par la peur d'être à nouveau humilié. Cette rencontre changera-t-elle son destin ? Osera-t-il braver ses complexes pour enfin trouver l'amour ?
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Chapitre 2

Dylan s'approcha de la silhouette qui se tenait là, prostrée contre le mur d'un immeuble. La femme était recroquevillée sur elle-même, ses mains crispées sur ses genoux, comme si elle tentait de se protéger du froid, mais aussi de quelque chose de bien plus lourd, invisible. Il n’y avait pas de cris, juste un silence lourd, presque pesant. C'était comme si le monde autour d'elle s'était arrêté de tourner, et que tout ce qu'il restait était cette image, cette scène figée.

Au début, Dylan hésita. Après tout, il n'était pas d'un naturel intrusif. Mais quelque chose en lui, un mélange de solitude et d'empathie, le poussa à faire le premier pas. Il se pencha légèrement en avant, ses yeux cherchant à capter le moindre signe de mouvement. Finalement, il s'approcha davantage, ses bottes résonnant doucement sur le pavé.

« Excusez-moi... » sa voix trembla légèrement, comme si ce mot-même était une rupture, une intrusion dans le silence. La femme releva la tête brusquement, ses yeux rouges et gonflés de larmes la fixant. Un instant, elle sembla sur le point de fuir, mais elle se figea.

Dylan ne savait pas quoi faire ni quoi dire. Il n'était ni un psychanalyste, ni un expert en situations d'urgence, mais son cœur lui disait que cette femme avait besoin de quelqu'un. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il ne pouvait pas la laisser là, seule dans cette rue déserte.

Elle tourna lentement son visage vers lui, une expression de méfiance marquée par la douleur. Ses cheveux, longs et désordonnés, masquaient une partie de son visage. Elle n’avait pas l’air d’une mendiante, mais plutôt d’une personne brisée par une souffrance invisible. Dylan, malgré sa petite taille, se sentit inexplicablement grand face à cette détresse. Il n'était plus le Dylan qui était rejeté pour sa taille, il n'était plus ce petit homme insignifiant. Pour la première fois, il se sentait capable de quelque chose.

« Vous allez bien ? » demanda-t-il, d'une voix plus douce cette fois.

Elle cligna des yeux, comme si elle venait de sortir d’un profond cauchemar. Puis, d'une voix éteinte, elle murmura : « Non, je ne vais pas bien... »

Dylan s’agenouilla pour être à sa hauteur, ne voulant pas l’effrayer davantage. Il n’était pas sûr de ce qu’il fallait faire, mais il savait que l’ignorer n’était pas une option. « Vous voulez que je vous aide ? »

Elle le regarda, un instant, avec une lueur d'incertitude dans ses yeux. Puis, lentement, elle hocha la tête, comme si elle acceptait cette petite étincelle de gentillesse, mais avec une immense réserve. Dylan tendit une main tremblante vers elle, hésitant encore, mais elle la saisit. Un contact aussi simple, mais d’une puissance incroyable. Elle le fixa dans les yeux, cherchant quelque chose qu'elle ne trouvait sans doute plus en elle-même : de l'espoir.

« Comment vous appelez-vous ? » Dylan s'efforça de briser le silence, essayant de l’aider à se sortir de l’ombre de son esprit. Elle hésita, et puis, finalement, répondit dans un souffle à peine audible :

« Léa. »

Son nom résonna dans la tête de Dylan, et il sentit quelque chose d’inattendu se réveiller en lui. Il n'était pas là pour jouer le rôle du sauveur, mais pour offrir un peu de réconfort à une âme brisée. La façon dont elle prononça son prénom laissa entendre une telle tristesse qu'il eut du mal à retenir une vague de compassion qui le submergea.

« Léa, je m'appelle Dylan. » Il marqua une pause, cherchant ses mots. « Est-ce que vous voulez que je vous aide à vous relever ? »

Elle leva lentement les yeux vers lui, un regard qui semblait aussi perdu que le sien l’avait été, des instants auparavant. « Je... je ne sais même pas par où commencer... » murmura-t-elle.

« Vous n'avez pas à commencer par quoi que ce soit. » Dylan se força à sourire, malgré le nœud dans sa gorge. « Si vous voulez, je peux vous emmener chez moi, vous pourrez vous reposer un peu. »

Elle hésita, puis, après un moment de silence, accepta d’un signe de tête. Dylan la soutint pour la faire marcher, un geste simple mais significatif. Ses bras tremblaient légèrement, mais il ne pouvait pas se permettre de montrer qu'il était aussi en proie à l'incertitude que lui. Il l’accompagna dans les rues, chaque pas semblant plus lourd que le précédent. La nuit commençait à tomber, et avec elle, une fraîcheur presque glaciale envahissait l’air.

En arrivant chez lui, Dylan la fit s’installer sur le canapé. Il avait un petit appartement, modeste, mais il n’avait jamais imaginé que quelqu'un y chercherait refuge un jour. La femme, pourtant fragile et perdue, semblait plus calme. Elle n’avait rien dit depuis leur arrivée, se contentant de s’effondrer en silence. Dylan s’activa pour préparer une boisson chaude, un geste simple mais apaisant.

Lorsqu’il revint avec une tasse de thé fumante, elle leva les yeux vers lui. Ses yeux étaient remplis de gratitude, mais aussi d’une profonde mélancolie. « Merci... » souffla-t-elle doucement. « Je ne sais même pas ce qui m’est arrivé... »

Dylan s’assit en face d’elle, posant la tasse sur la table. « Vous n’avez pas à m’expliquer quoi que ce soit. Mais si vous avez envie de parler, je suis là. »

Elle ferma les yeux un instant, comme si les mots étaient un fardeau trop lourd à porter. Puis, après une longue pause, elle prit la parole. « Je suis partie. Je... je suis partie de chez moi, de ma vie, de tout. »

Dylan l’écouta en silence, respectant son besoin de partager ce qu’elle avait sur le cœur. Il savait que ce n’était pas le moment pour poser des questions, mais il comprenait déjà une chose : Léa portait un fardeau lourd, un fardeau qui ne se portait pas que sur ses épaules, mais sur toute son âme. Il n’avait pas les réponses, mais il savait une chose : il voulait l’aider, à sa manière, aussi maladroitement cela puisse paraître.

Dans cette petite pièce, au milieu de la nuit qui tombait, Dylan sentait que sa vie venait de prendre un tournant. Lui, ce petit homme de 1 mètre 50, avait eu l’audace de tendre la main. Et, pour une fois, il ne regrettait pas d’avoir cru qu'il pouvait faire une différence.

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